Artiste/Groupe:

Desert Clouds

CD:

Planexit

Date de sortie:

Mars 2022

Label:

Madrone Records

Style:

Rock stoner psychédélique

Chroniqueur:

dominique

Note:

15/20

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Le groupe londonien Desert Clouds va sortir très prochainement chez Madrone Records son second album (mais troisième EP) Planexit. La fusion stoner-grunge-rock proposée semble étrange pour un groupe anglais ; en effet, oscillant entre un stoner américain, un rock psychedelique des années 60 et teinté du grunge des nineties, on aurait pu croire le groupe plutôt localisé outre-atlantique. Mais que nenni, le quatuor formé de David Land et Val Wallace (les deux guitares et voix) Andrea Orabona (batterie) et Danilo Toro (mais ça reste à confirmer… basse) égraine les clubs d’Angleterre avec une grande régularité.

Rien de trop révolutionnaire dans la musique proposée, toutefois c’est solide et assez musical. De plus, l’utilisation de rupture rythmique ainsi que d’autres instruments, comme dans Planexit ou la flûte donne une patine très sixties, apportent un certain charme à l’ensemble. Et ce mélange de genre, comme le speed du grunge-punk et le groove du stoner dans Mamarse, peut s’avérer assez plaisant. Le corps de l’album reste profondément rock. Les ballades sont assez sombres (Wheelchair, Staring at the Midnight Sun) et les voix sont parfaitement en ligne avec l’ambiance. Même si elles sont très audibles, elles laissent aussi une large place aux instruments, guitares en tête. Les riffs lourds, relativement simples mais mélodieux rendent bien, donnant une impression d’équilibre global. Staring at the Midnight Sun est un joli exemple de ce que le groupe peut produire ; un son un peu sale, mais toujours mélodieux. Des rifs très présents, mais très en harmonie avec le chant. Un titre franchement facile à écouter.

Les références à des groupes plus connus sont assez nombreuses. Si les jeunes années de Radiohead peuvent être ressenties dans Willow, ou encore si la ligne de basse et les guitares du mélodieux Deceivers pourraient nous faire penser à du Alice In Chains, les plus visibles de ces repères se rapportent, selon moi, aux Queens of the Stone Age. Le chef de file du mouvement stoner semble avoir marqué de son empreinte la large seconde moitié de l’album. Si certains titres n’en sont imprégnés que par touche (Willow, Deceivers), d’autres ne peuvent simplement pas contredire la filiation. Revolutionary Lies, c’est du QOTSA jusque dans les intonations de voix, la légère dissonance et la construction du titre. Et si Pearl Marmalade a un style plus rock sudiste en son début, l’évolution musicale et rythmique nous ramène également aux californiens. Reste que Planexit est un chouette album qui se termine avec le très rock et totalement imprégné des Doors, Speed of Shadow. Un vrai voyage dans les sixties qui confirme que l’album et la musique proposés plairont certainement aux amateurs du rock et du hard rock des sixties et des seventies, ainsi qu’aux amateurs de rock US.

Tracklist de Planexit :

01. Planexit
02. Mamarse
03. Wheelchair
04. Staring at the Midnight Sun
05. Willow
06. Deceivers
07. Revolutionary Lies
08. Pearl Marmalade
09. Speed of Shadow

 

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