Vous qui me lisez, vous vous dites mais qu’est-ce que c’est que cette entame de chronique ? Je vous explique.
Comme à chaque fin d’année ou tout début d’année suivante, on vous concocte notre classement de nos albums de l’année, nos coups de cœur et nos découvertes.
Et bien Computers Kill People vient de s’insérer avec brio dans la catégorie découverte.
Ce n’est pas un nouveau groupe, il avait juste un peu disparu des radars, mais c’est une découverte pour moi. C’est en 2012 que sort The Fun Machine le premier EP du groupe, puis en 2015 le groupe sort Silence Means Security son premier album. Il faudra attendre 2020 pour qu’un nouvel EP 3 titres voit le jour, Healing Bruises. Toujours en 2020, un second EP voit le jour en fin d’année et s’appelle Destruction Derby.
Revoici donc Computers Kill People qui fait un retour fracassant avec cet album.
En 5 ans il s’en est passé des choses au sein du groupe, le line up du groupe s’en est retrouvé changé. Les « anciens » Loïc Wiels au chant et à la guitare et Erwan Colin à la batterie sont encore là, Karin Gousset qu’on avait aperçu sur le titre Nameless Mother du EP Destruction Derby s’est installée à la basse et au chant, et Yome Venice est à la guitare et au chant.
Vous l’aurez compris, il y a 3 chants différents au sein de Computers Kill People et cette variété va s’avérer être une qualité indéniable de cet album.
Sunset Kiss nous donne un aperçu du gros son de basse de Karin, un morceau avec beaucoup de groove. Le son lourd typique du stoner est bien présent sur ce morceau, ça sera aussi le cas sur Good Guy With A Gun mais cet album va s’avérer être bien plus que cela. Et on le remarque dès le deuxième morceau beaucoup plus calme. Last Man Standing avec son rythme très bluesy montre l’étendue de la richesse de cet album. Le son de guitare d’une clarté éclatante démontre la qualité d’enregistrement de l’album au studio Kernel Panic par Loïc Wiels, le mixage a été réalisé par Étienne Sarthou et le mastering par le grand Magnus Lindberg (Cult Of Luna). Ce morceau très entraînant rafraîchit l’esprit, un de mes préférés de l’album.
L’envoûtant She Said montre l’étendue vocale du groupe sur ce morceau indie grunge avec la jolie voix de Karin en backing.
Autre moment fort de cet album, l’excellente reprise de Give It Away des Red Hot Chili Peppers, le groupe a su totalement s’approprier le morceau et le rendre différent mais au combien intéressant. C’est vraiment ça qu’on apprécie dans une reprise, lorsque le groupe arrive à la rendre tout aussi excellente que l’originale mais dans un autre registre.
On retrouve Karin à la voix sur The End dont le refrain hyper accrocheur fait de ce morceau un autre grand moment de cet album. Elle sera aussi aux vocals sur l’autre morceau bluesy de l’album, Lockdown Blues.
C’est avec le percutant et très Foo FightersTV Monsters que se termine cet excellent album.
Computers Kill People signe un retour discographique fracassant avec cet album d’une classe folle. Si la stabilité gagne le groupe, il faut les surveiller de près tant le talent de composition et la variété des morceaux confirme que le talent est bel et bien présent.