Artiste/Groupe:

Coal Chamber

CD:

Coal Chamber

Date de sortie:

1997

Label:

Roadrunner

Style:

Neo-Metal

Chroniqueur:

ced12

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Attention, groupe de néo metal, scène décriée s’il en est. Au passage, je vois passer partout l’intitulé nu-metal, peut-être qu’il faut parfois changer le nom d’un produit trop décrié pour tenter d’en relancer la réputation ? On s’en souvient - ou pas - mais le carton réalisé par Korn avec ses deux premiers disques avait vu l’émergence d’une nouvelle scène et, plus globalement, de nouveaux venus dans le metal des années 90 et c’est d’ailleurs un certain Dino Cazares qui fit le lien entre le label dominant de l’époque Roadrunner et nos jeunes Américains. On ressent rapidement l’influence de Korn dans la musique de Coal Chamber avec notamment cette basse qui slappe à la manière d’un Fieldy. Mais si la dynamique générale reste 100% néo, la voix rocailleuse et plus sombre de Dez Fafara permet au groupe de se faire sa place dans un style alors rapidement balisé.

On passera la pochette, assez laide, avec une ambiance assez sombre de Coal Chamber, ou les looks, assez travaillés des membres du groupe, bien datés aujourd’hui mais assez dans leur époque. C’est que le quatuor n’y allait pas de main morte avec une mention spéciale pour le guitariste Miguel Rascon et le batteur Mike Cox, bien déjantés. La bassiste Rayna Foss ne passait pas inaperçue avec son jeu mis en avant et son look, atout charme dans une scène metal qui reste tout de même assez masculine. Le groupe gardera une présence féminine à ce poste après le départ de cette dernière pour raisons familiales.

Ce disque simplement nommé du nom du groupe démarre très fort avec Loco, véritable hymne néo metal qui fait encore aujourd’hui partie des classiques de cette scène et certains médisant n’hésitent pas à dire que sans ce single, Coal Chamber n’aurait sans doute pas explosé commercialement. Remarque un peu dure à mon sens, car ce disque se défend tout de même bien pour qui n’est pas rétif à ce style musical. Il est vrai que la recette du groupe tend à se répéter. On retrouve souvent la même dynamique avec toujours cette rythmique slappé, ces parties de batterie plutôt simples mais pour autant bien adaptées, même si le chant, très sombre et étonnamment mixé en retrait, permet quelques alternances entre cris énervés et chant à la Jonathan Davis. Quelques gimmicks comme le "the roof is on fire …" fonctionnent bien et on tient là un authentique classique néo métal. Comme les Coal Chamber sont arrivés assez tôt, ils ont échappé à l’étiquette de suiveurs purs même si la continuité avec Korn reste évidente.

Le groupe connaîtra ensuite une trajectoire compliquée avec un Dark Days certes estimé mais des rapports compliqués dans le groupe et une mode qui aura vite passée auront raison d’eux ; Dez Fafara ayant en outre un réel succès avec Devildriver autrement plus adapté à son époque. Météorite attachante de la scène néo, Coal Chamber a tout de même laissé une belle marque à la fin des années 90 avec son look remarqué et le charisme de ses membres. Les fans de néo considèrent ce disque comme un classique et si on ne doit ressortir que quelques disques de cette scène et de cette époque, celui-ci en fait clairement partie.

Tracklist de Coal Chamber :

01. Loco
02. Bradley
03. Oddity
04. Unspoiled
05. Big Truck
06. Sway
07. First
08. Maricon Puto
09. I
10. Clock
11. My Frustration
12. Amir Of The Desert
13. Dreamtime
14. Pig

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