Artiste/Groupe:

Byron

CD:

Chapter II : the lotus covenant

Date de sortie:

Janvier 2024

Label:

Goatmancer record

Style:

Doom Metal

Chroniqueur:

Le Diable Bleu

Note:

17/20

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À titre de bonbonnerie (contraction de bonbon et de connerie), voici un échantillon de vie glanée entre le Diable Bleu et le Grand Ordonnateur ...

Diable Bleu : Moi vous savez les vieilleries ...
Le Grand Ordonnateur : Qui parle de vieilleries ? J’évoquais de la bonne musique, de rock, de hard Rock, de heavy Rock, de progressif Rock, de Doom Rock ..
DB : Et bien justement, si je puis me permettre cette analogie simpliste, les trucs en "Rock", me rappellent des trucs en "ette"...
LGO : ...
DB : Bien oui, pardi ! Les Tartiflettes, les Croziflettes, les Dindiflettes et autres Raclettes ... cela me pèse sur l’estomac jusqu’à la nausée.
LGO : Soit, mais pouvez-vous me préciser quand vous avez apprécié pour la première fois le style Rock
DB : Facile, je m’en rappelle très bien, j’avais 12 ans, et j’avais fait le plein au super marché, du Number Of the Beast de Maiden, du Eagle Has landed de Saxon, du Iron Fist des Motorhead, du Sin After Sin des Judas... depuis plus rien ne passe, et du coup ce fut également la dernière fois.
LGO : Alors je vous invite à faire passer cette overdose de Metal Rock"ette" quarante petites années après ... voici à nouveau un caddie largement rempli de jeunes vieilleries toutes à votre dégout. Vous avez le weekend pour y trouver un bon traitement Hard Rock. En cas de dérobade trouvant chez vous coutumes, je vous promets un hiver prochain sans neige, nada sur vos stupides montagnes en 2025.

Le ton, la réputation, le passé du Grand Ordonnateur ne souffrent jamais de commentaire... il n’est pas genre à menacer gratuitement...
Je me retrouve ainsi avachi sur mon caddie, à conduire ce symbole de notre belle société de consommation en direction de mon logis, mal disposé à entreprendre ce satané weekend.
Me voici encore une fois tout bleu pâle ... alors que j’allais attaquer la chronique d’un bon groupe de Death Metal, une galette enthousiasmante aux bons œufs frais.
Moelleusement installé sur le fauteuil placé devant l’ampli, la main plonge dans le caddie bac, pour en sortir une première galette.
Tiens, tiens Byron... évidemment je ne connais pas. À la première écoute, cela frise le bon ...
À la suivante, c’est pire on rentre dans le très bon. Étonnant !

Bon, pas le choix alors, je vais devoir m’employer à bosser en toute honnêteté sans jouer au plus malin, user également de prudences narratives, jusqu’à peut être feindre la félicité auditive (parce que bon un hiver 2024 sans neige, ça suffit bien !).

Byron, un tout jeune groupe finlandais de hard rock, qui se démarque par une qualité de composition unique et ramassée (majorité de pistes courtes) et son style distinctif. Ce groupe est composé de cinq zikoss, dont il ressort plus particulièrement une chanteuse talentueuse et des guitaristes extrêmement inspirés, ceux-ci fournissent les armes maitresses du groupe.
Byron créée une fusion captivante de Doom Metal et de Hard Rock, d’excellente facture.
Byron, un groupe de Rock, pur jus, pur Doom aussi, entier, issu d’une merveilleuse Finlande, réservoir de groupes œuvrant dans le Metal toutes formes et hors normes.

Un album plein, remarquable d’équilibres et de diversités.
Un album fort, sombre comme du Doom et enthousiasmant comme du Rock.
Un album complet empreint de nouveautés d’un point de vue des compositions et de classicisme pour le son.
Un album dingue, sautillant et martelant.

Vous ne serez pas déçus, si vous deviez découvrir ce groupe à l’identité marquée, évoluant tout à la fois dans le Rock Classique, le Rock Vintage, le Doom ...
Un deuxième album écrit intégralement par le leader Johannes Lahti officiant aux baguettes.
La chanteuse, Johanna Eteläkari, par sa voix puissante et expressive, apporte une intensité émotionnelle à chaque morceau (avec un seul bémol, nous y reviendrons).
Les arrangements complexes, les solis et autres sucreries en riff des guitaristes Jaakko Puusaari et Ville Koskinen sont époustouflants et la cohésion exceptionnelle du groupe cisèle une œuvre remarquable dans le paysage musical actuel.
La symbiose entre cette voix envoutante et les riffs de guitare inspirés crée une atmosphère immersive tout au long de l’album.
Les paroles, soigneusement balancées, plongent l’auditeur dans des thèmes sombres et introspectifs, caractéristiques du Doom Metal.
L’aspect distinctif de la composition en trois parties apporte de plus une structure captivante à chaque chanson.
L’inévitable césure au milieu (ou presque..) de la majorité des morceaux permet une transition subtile, offrant aux auditeurs une expérience musicale dynamique et pleine de surprises (que certains pourraient trouver agaçantes également).

Écoutez cet étonnant Resignation, pour bien comprendre où vous allez placer vos oreilles (Césure à 2min10 tout pile).



Appréciez ce tonitruant Sometimes Dead Is Better, à l’intro ravageuse, sonnant rappel à l’Ordre (Césure à 2min39) !



Puis terminons par le morceau phare de cet album, Sword of the Apostle, le plus long, le plus Doom également.



Je vous abandonne à la découverte des autres pépites de ce remarquable Chapter II : the lotus covenant.
Bon, honnêtement, j’apprécie bien moins la dernière piste The X, non pas que la mélodie ne me corresponde pas... non pas que les riffs ne tuent plus ... Non, là c’est la voix qui m’agace.

En conclusion, Byron a joué avec maestria la carte de la concision, validant ainsi des gains en puissance, en capacité d’accroche (mélodique et rythmique, vocal et instrumental), en impact.
Et tant pis pour la fibre Doom pure et dure, affichée dans leur premier Opus, et ici délaissée au profit d’une démarche plus énergisante et vivifiante.

Allez les petits ... Allez Byron !
Aidons-les à franchir cette ligne de la célébrité, comme nous le ferions lors d’une rencontre rugbystique opposant nos Bleus à une horde de brutes épaisses composée d’a-nnemis britanniques, à 1 minute d un coup de sifflet final, alors que la mêlée se situe à 1 mètre de la ligne d’en but français.
Ben oui devant notre fauteuil, pitoyablement à genou devant votre télé, le cœur en arythmie, en train de pousser désespérément la lourde table basse de mamie titine ...
Alors, amies lectrices, amis lecteurs, je compte sur vous !
Allez on pousse, on pouce .... et on propulse nos jeunes Byron derrière la ligne, en terre promise sous les lumières du show bises.
Simplement parce qu’ils le méritent magnifiquement, ainsi sublimons ce talent qui vient de m’envoyer une bonne claque dans la figure.
Amies lectrices, amis lecteurs, soyez rassurés, nul besoin de feindre la félicité auditive, elle est bien réelle.

Tracklist de Chapter II : the lotus covenant :

01. Overture
02. The Lotus Covenant
03. Resignation
04. Sword Of The Apostle
05. Sometimes Dead Is Better
06. The Golden Galley
07. Return To Celephaïs
08. The X

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