La scène death tech offre son lot de groupes épatants et Archspire fait résolument partie de cette liste. Les canadiens (de Vancouver) avaient un peu disparu de nos radars, le petit dernier Bleed The Future datant de 2021. Ce cinquième album reprend les choses là où elles étaient. La petite intro tout en douceur de Liminal Cypher ne doit pas induire en erreur. Ça va très vite ensuite, presque trop d’ailleurs pour être honnête avec un chanteur Oli Peters (a.k.a. Oliver Rae Aleron) qui semble courir derrière la batterie de Spencer Moore nouveau au poste depuis 2005. Le death tech d’Archspire a ceci de particulier qu’à aucun moment, les ambiances ne virent au démonique. Tout est vitesse, plans dans tous les sens mais l’atmosphère générale reste à la technique et pas à l’aspect death sombre. Et la suite est à l’unisson, ça va à une allure supersonique et, passé cet aspect honnêtement un peu trop appuyé, ça le fait bien. L’aspect technique reste fondamental (lapalissade) mais si c’est un régal pour les afficionados du genre, cela peut parfois basculer dans le démonstratif et sincèrement, j’ai eu ce sentiment. Comme si les canadiens voulaient nous en mettre plein les mirettes.
Le groupe a développé une nouvelle démarche en prenant son destin en main et en fuyant l’aspect label pour se gérer en toute indépendance via une campagne Kickstarter. Transparence maximale assumée (où on repense à Wintersun régulièrement moqué !!), c’est une nouvelle approche et cela semble plutôt bien fonctionner pour le combo. Souhaitons-le leur car leur death technique reste de haute volée, intéressant et parfaitement à même de plaire à leurs fans. Un bon disque au programme par un groupe solide et encore pertinent. Recommandé !