Groupe:

Hellfest2022 - Part 1 - Bilan

Date:

19 Juin 2022

Lieu:

Clisson

Chroniqueur:

Didier

Pas facile de faire un bilan de ce premier week-end du Hellfest 2022, puisque nous ne vivons pas tous le festival de la même manière. Voici ma version de l’évènement.

Après 2 ans d’absence pour cause de pandémie, nous retrouvons enfin le Hellfest. Et pour rattraper le retard accumulé par ces deux éditions annulées le Hellfest s’est transformé en un mega-Hellfest de 2 week-ends, un premier “normal”, de trois jours et un second de 4 jours le week-end suivant devenant ainsi le plus gros festival de France (420000 festivaliers). Pour certains c’est l’occasion de se faire la totale et de rester sur place les trois jours vides. Pour moi, ça ne sera que le premier week-end, j’ai une obligation boulot pour le second. C’est clair que les têtes d’affiche du second week-end font tourner la tête, mais il faut savoir se contenter de ce qu’on a. Il y a déjà de quoi faire avec ce premier week-end. Nous allons faire deux éditions spéciales pour vous raconter tout ça.

Première remarque sur les navettes et le fameux parking ouest: l’idée de désenclaver le centre de Clisson est excellente mais les moyens n’ont pas été mis en œuvre. 8 bus pour assurer les aller-retour ça n’est clairement pas assez. Pour nous, le vendredi, arrivés pour l’ouverture, ça ne c’est pas trop mal passé, seulement un petit quart d’heure d’attente, mais le soir, c’était la galère, la queue est interminable et nous décidons d’ajouter une demie-heure de marche à la fatigue de la journée.

 

Le parcours n’est pas si stabilisé la nuit et l’arrivée dans le parking est compliqué, les repères ne sont pas assez visibles, on perd encore 15mn à chercher notre véhicule. A la sortie de ce premier jour, je suis fâché après le Hellfest et décide que ça sera mon dernier.

Le site à l’ouverture est tout beau, tout vert.

Je remarque que les 2 tentes Altar et Temple ont été goudronnées. Quelle drôle d’idée ? En goudron noir en plus.

Il ne reste plus que la tente Valley pour trouver de la l’herbe et piquer un roupillon sous une tente. Je comprends l’idée de se débarrasser de la poussière qui a été un problème pendant plusieurs années, mais le goudron, c’est chaud et du chaud, nous avons eu notre dose pendant ces 2 premiers jours: 38, 41, les températures s’affolent et c’est la guerre de l’ombre qui commence. Le moindre centimètre carré d’ombre est exploité. Le festival propose toujours les 2 murs d’eau, je crois que ça en aura sauvé plus d’un. Nouveau cette année un énorme canon brumisateur, mais surtout, l’intervention des lances à eau, comme certaines années précédentes: depuis le devant de la scène, manipulées par les agents de sécurité, ou sur le coté de MainStage 2, manipulées par les pompiers. Quel pied de pouvoir écouter des concerts et se faire arroser à intervalles réguliers !! J’avoue que moi, cramer au soleil, ça ne me branche pas, donc j’avais adopté une chemise blanche à manches longues, et un pantalon de trekking à manche amovibles. J’ai eu chaud, comme tout le monde, mais je n’ai pas eu de coup de soleil, je ne suis pas sûr que tout le monde puisse en dire de même. Le festival avait annoncé l’autorisation de rentrer avec des gourdes et des bouteilles d’eau, ça a quand même bien aidé. Au final j’ai entendu qu’il y a quand même eu environ 800 interventions, mais moins de 20 nécessitants une hospitalisation au CHU de Nantes. Perso, j’ai abandonné la bière et me suis mis au Perrier. J'ai cru comprendre que je n'ai pas été le seul puisque la consommation de bière a baissé de 20% par rapport aux années précédentes.

Coté VIP/Presse ce fut très compliqué. La tente Presse n’est toujours pas climatisée et la température dans les boxes à atteint les 50 degrés. Plus possible de faire des interviews dans ces conditions, la plupart réalisaient leurs interviews dans le jardin de l’espace VIP, là aussi la guerre de l’ombre faisait rage. J’ai fait mes 3 interviews assis par terre avec les artistes. Pour ceux qui bossent 100% du temps dans l’espace Presse, une clim serait quand même nécessaire ! C’est pas humain.



L’autre bénédiction coin VIP, c’est le stand traiteur qui propose des petits plats sympas, pas donnés, mais très bons. Je me suis forcé à prendre de vraies pauses repas pour ménager la bête. J’ai aussi craqué plusieurs fois sur les glaces. J’avoue. Je ne sais pas comment ça s’est passé sur les stands des festivaliers (37 au total), mais de ce que j’ai pu en voir, le choix était assez incroyable, l’attente pas déconnante. La Warzone agrandie, a aussi ses stands de nourriture, qui permet aux Warzoniens de ne pas quitter la place de tout le festival.

J’ai vu pas mal de femmes encore cette année, je sais que le festival a mis en place une brigade Hellwatch de 60 personnes, censée être en alerte par rapport à tout soupçon d’agression sexuelle. Je ne les ai vus qu’une seule fois, passé devant les MainStage. Je n’ai vu aucune trace d’agression envers quiconque dans l’enceinte du festival, depuis 2009, je n’ai jamais non plus assisté à des scènes de bagarre ou de quelconque violence. Il me semble que tout le monde a l’air serein, là pour la musique et le kif, ce qui explique le nombre de nanas qui aujourd’hui n’hésitent plus à slammer la foule.


Les zones PMR sont toujours préservées devant toutes les scènes, sur des points en hauteur. Elles ont accueilli 700 personnes. Là encore, sur le sujet de l'inclusion, le festival est à la hauteur.

Le système Cashless marche plutôt pas mal, même si je me suis pris la tête une fois avec une des bornes de recharge. Je me suis aperçu au bout d’un moment qu’il n’y avait personne aux caisses Cashless et une charmante bénévole a pu me “recharger”, morale de l’histoire: toujours privilégier l’humain !

Les décos du festival sont toujours impressionnantes, surtout quand tout s’allume le soir (et que le soleil se cache enfin). Pour la première fois je réalise que le métal dont sont faites les palissades, les tables au VIP, etc, deviennent bouillantes quand elles sont irradiées de soleil. Impossible de s’appuyer à la palissade coté MainStage 2 l’après midi par exemple: trop chaud. La nouvelle statue de Lemmy est bien plus jolie (l’ancienne n’a pas résisté au temps apparemment).

J’avais, pour la première fois fait l’option de venir en avion depuis Nice, avec EasyJet, qui a été parfait, il faut le dire quand ça marche bien. C’est l’ami JeanMich’Hell qui m’a servi de chauffeur pendant les trois jours, je le remercie. Par contre nous n’étions que 3 sur le festival d’AuxPortesDuMetal, donc toujours tout seul en fait. C’était aussi une première pour moi. Ça parait bête de dire que j’étais tout seul au milieu de 60000 personnes, mais c’est le cas et par moments, c’était un peu tristounet. Pour circuler c’était mieux, car je pouvais aller où je voulais, personne à rejoindre et je cherchais les meilleurs spots en fonction des heures et des groupes. Je n’ai pas eu de soucis pour me déplacer sauf une seule fois à la fin de Deep Purple, quand j’ai voulu quitter la place et que j’ai dû remonter la foule très dense déjà en place pour Ghost. J’avoue, petit moment de stress et d’agoraphobie.

J’ai du aussi m’adapter aux horaires de mon chauffeur et du coup rater quelques têtes d’affiche comme Gojira ou Ghost (tous déjà vu, ceci dit) et quelques concerts très tardifs comme Airbourne. Ça m’a aussi permis de rentrer moins tard au gite du groupe (merci à Phil de m’avoir accueilli) et gagner quelques heures de sommeil précieuses.

Suite au fiasco de la navette le premier jour, nous avons décidé de tenter de venir tôt et de tenter de nous garer (proprement) dans Clisson. Je ne donnerai pas trop de détails là dessus, mais ça a marché et ça nous a changé la vie. C’est simple, au soir du samedi, j’étais déjà moins catégorique par rapport au fait que c’était mon dernier Hellfest. Le dernier jour, nous avons fait la même chose et même plus tardivement ça s’est encore bien passé.

J’ai terminé mon Hellfest à la dure, puisque JeanMich’Hell m’a déposé à l’aéroport après le set de Devin Townsend, soit vers 1h du matin et que j’ai tenté de roupiller sur la moquette, aïe, pour choper mon avion à 7h du mat. Plus de mon âge ces conneries. Heu... c’est quand le prochain Hellfest alors ??




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