Groupe:

VindHell Fest

Date:

11 Mars 2026

Interviewer:

JeanMichHell

Interview Organisateurs

Merci déjà de me recevoir. Je vous propose qu’on fasse un petit tour de table pour vous présenter.

Flock : Moi, c’est Flock. J’ai rejoint les bénévoles dans l’année. J’ai rejoint l’équipe de communication sur le réseau, etc. Je participerai aussi au montage-démontage sur place. J’essaie de donner un maximum d’idées, tout ce qui me passe par la tête, tous mes retours d’anciens festivals, parce que j’ai beaucoup bourlingué en Europe pour les gros fests, le Wacken, le Graspop, le Hellfest aussi. Je donne du retour d’expérience, ce que j’ai pu voir en tant que festivalier, pour essayer d’améliorer le confort des festivaliers au plus possible.

Cassandre : Cassandre, direction de la communication, et en charge de tout ce qui est artistique. Je m’occupe de la création d’affiches et je fais la communication sur tous les réseaux sociaux et en dehors. Et puis, pareil, je participe à la sélection des groupes. On donne des idées de groupes, notamment parce qu’on a fait beaucoup de festivals comme il l’a dit. On a pas mal d’expérience là-dessus.

Patrice : Patrice, trésorier, depuis le commencement.

Laurent : Laurent, cofondateur avec Patrice du Vind’Hell Fest. Je suis hyper fier de l’équipe qui est avec nous, qui nous suit. C’est une magnifique aventure humaine et on n’a qu’une hâte, c’est que ça perdure le plus longtemps possible. Nous sommes très heureux, très fiers du succès à chaque édition. On n’a qu’une envie, c’est que l’aventure continue beaucoup plus loin, en y allant étape par étape.

Tu me passes bien le ballon puisque l’idée, c’était justement de parler de la vision à plus long terme avant de revenir sur cette édition. Donc, déjà annoncé : 2027, deux jours, c’est une première étape. Et est-ce qu’il y a déjà l’étape d’après qui est programmée ou est-ce que pour l’instant, c’est 2027, on teste et on voit ce que cela donne ?

Laurent : Alors, effectivement, l’origine du festival, la création du festival de Vind’Hell Fest, c’est de mettre en place un open air. Mais avant d’y être, il y a quand même des étapes à valider. On y va étape par étape. Effectivement, comme tu dis, 2027, ce sera notre première édition à deux jours. On doit normalement en répliquer en 2028 et après, on verra comment ça se profile pour passer sur l’open air, enfin !

J’imagine que l’idée, c’est de se laisser le temps de développer une équipe un peu plus conséquente de bénévoles ou de personnes pour gérer les deux jours en complet ?

Laurent : Tout à fait. C’est une des conditions sine qua non, une telle organisation ne peut pas voir le jour sans une équipe de bénévoles. Cette année déjà, bien qu’on soit encore sur une seule journée, on va accueillir à peu près plus d’une quinzaine de nouveaux bénévoles, de nouveaux équipiers, de belles personnes, de belles énergies. Ça va contribuer à nous pousser à recruter pour l’année prochaine. Il en aura absolument besoin. C’est très important de pouvoir densifier ces équipes-là.

Forcément, cela oblige à s’organiser un peu plus ? Aujourd’hui, vous fonctionnez comment ?

Laurent : Chaque membre du bureau a plusieurs missions et au sein de chaque délégation, on s’organise pour monter ses propres équipes et déléguer un maximum d’actions. Nous, membres du bureau, on doit jouer un rôle de pilote et faire confiance en déléguant diverses actions auprès de différents bénévoles motivés à vouloir les prendre. Pour nous, c’est important de pouvoir faire confiance. C’est également un signe de respect vis-à-vis de nos bénévoles. On se structure sous forme de staff en ligne un peu plus verticale qu’horizontale, mais on a une organisation assez classique pour un festival.

Et le jour J, c’est pareil, il y a chacun son rôle, chacun sa mission ?

Laurent : Sur le papier, en effet, on essaie. On essaie de tenir cette organisation-là et après, c’est de l’adaptation permanente. Dès qu’il y a un coup de bourre, éventuellement un point dur, on est tous là pour se réunir, pour filer un coup de main, pour dire : on est là pour trouver une solution. Il n’est pas question de laisser qui que ce soit sur le bord de la route, empêtré dans un problème inextricable. Mais il n’y a jamais de problème, comme tout le monde le sait, il n’y a que des solutions. Donc à nous de les amener vite et bien.

Spécificité de cette année : vous recevez un groupe qui vient hors France. C’est une volonté de préparer aussi le carnet d’adresses à l’international ?

Laurent : C’est un souhait sans être un objectif absolu. C’est avant tout le coup de cœur musical qui nous guide. On reste sur l’éclectisme, et le fait de pouvoir accueillir un groupe comme Versatile qui dépasse les frontières de l’Hexagone, ça faisait partie des petits objectifs parmi les objectifs, afin de proposer au Vind’Hell Fest des groupes étrangers.

Cassandre : Oui, on essaye aussi de ramener quelques groupes qui sortent un peu de ce qu’on peut voir habituellement. Versatile, c’est surtout par la scénographie : ils ont une très belle scénographie, de beaux costumes, du maquillage. Souvent, les groupes de Black ont de la scénographie, mais Versatile c’est différent avec leur Black Metal industriel, qui ne se trouve pas à tous les coins de rue. On essaye de trouver des groupes un peu spécifiques pour faire découvrir au public de nouvelles choses, et pour garder, comme disait Laurent, une affiche éclectique.

Comment vous avez sélectionné les autres groupes de cette année ? Vous êtes allés les chercher ? Ils ont postulé ? C’est du réseau ?

Cassandre : Je crois que c’est surtout nous, principalement, qui avons proposé des groupes. Puis après, on a vu ensemble ce qui pouvait marcher ou pas. Avec l’expérience, on connaît bien les groupes qui marchent en ce moment. Ça nous permet de faire une présélection.

Flock : Il y a déjà des connexions entre certains groupes, Locomuerte et Black Bomb A par exemple qui ont fait un titre ensemble (NDLR : Fumamota) , ils ont déjà fait de la scène ensemble, ils mélangent un peu les line-up parfois. Ça rajoute un plus au show. Les groupes, s’ils jouent ensemble, c’est qu’ils aiment ça.

Laurent : Après, ça se passe comme ça. C’est un mix : la recherche, l’expérience de chacun, et les candidatures qu’on reçoit. On a Spirit War, gagnant du tremplin 2025. C’est un mix de différentes sources qui nous permet de monter une affiche sympa.

Et le tremplin, quel rôle joue-t-il aujourd’hui ?

Laurent : L’idée du tremplin, c’est de mettre en avant des talents qui seraient en mesure d’ouvrir l’édition suivante du Vind’Hell Fest. Ça crée une belle émulation parmi les groupes amateurs, locaux ou régionaux. Mais on se rend compte que c’est toute la France qui candidate. On leur offre un auditoire de passionnés, et 100% des groupes proposent des œuvres originales. C’est un choix qu’on a fait.

Comment vous interprétez le fait d’avoir dépassé les frontières charentaises ?

Laurent :  Le tremplin va attaquer sa quatrième édition. Rapidement, on a eu des candidatures d’au-delà de la région. Ce rayonnement élargi vient de la notoriété montante du festival, du fait que le gagnant ouvre la scène principale l’année suivante, et du réseau métal, très dynamique. L’info circule vite. Même si les conditions sont exclusives (pas de défraiement), ce n’est pas un frein : les groupes veulent jouer. Les lieux pour jouer sont rares. Nous sommes heureux de leur offrir une demi-heure pour s’exprimer.

Patrice : Au départ, le tremplin était pour promouvoir la scène locale. On a pas mal écrémé. Il n’y a pas pléthore de groupes métal dans le département. Maintenant, on invite les groupes à postuler. C’est aussi pour ça que nous avons plus de demandes hors Charente.

Quelles sont les plus grandes difficultés pour organiser un festival Metal en Charente ?

Laurent : Très bonne question. Difficulté… je n’ai pas l’impression. Dès la première édition, l’engouement a été très rapide : municipalité, festivaliers, groupes. Notre motivation : monter un rendez-vous pour les fans de musique amplifiée, parce qu’il y a trop peu d’offres. Les fans en ont marre de faire 150 ou 200 bornes pour écouter la musique qu’ils aiment. On s’est dit : il faut qu’on se lance. Et ça a marché dès la première année. L’énergie reçue nous pousse encore aujourd’hui.

Patrice : Nous rencontrons aussi des difficultés. Mais quand on a le retour du public, des artistes, des bénévoles, ça reste notre locomotive.

Nos lecteurs vont découvrir que nous sommes partenaires pour fêter nos 20 bougies. Merci de nous accueillir. Comment voyez-vous ce partenariat ?

Laurent : Très bénéfique.

Flock : C’est une aubaine pour les deux. Vous avez une autorité nationale, ça va aider à la reconnaissance du Vind’Hell Fest. On est super contents de vous accueillir. C’est valorisant de vous recevoir pour fêter votre anniversaire chez nous.

Cassandre : On ne voit pas ça tout le temps. C’est cool.

Laurent : Pour nous, Aux Portes du Métal, vous nous suivez depuis la création. Vous êtes là toute l’année. Humainement, c’est une super collaboration. Fêter vos 20 ans avec vous, c’était une évidence.

Jean Mich'Hell : Nous fêterons donc les 30 ans en open air ! On prend date !

Patrice : Finalement, que ce soit Aux Portes du Metal ou au Vind’Hell Fest, nous sommes là pour promouvoir le Metal. C’est une collaboration intéressante et bénéfique pour la scène.

Un mot pour conclure ?

Laurent : Merci à toi. Merci au webzine. Et longue vie !

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