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Interview Baptiste
Bonjour. Pour commencer, comment se porte Boisson Divine ?(Baptiste) Adiu Cédric. Et bien, à merveille il faut dire. La sortie d’un nouvel album est toujours très stimulante et celui-ci ne déroge pas à la règle. Il nous tarde que vous puissiez tous écouter ce disque que l’on a mis des plombes à sortir, et il nous tarde de raconter nos conneries habituelles en interview, sur scène et ailleurs. Le dernier album La Halha est sorti en Mai 2020 dans un contexte particulier. Etes-vous satisfaits de ce disque rétrospectivement ?Oui, tout à fait. Evidemment, avec le recul on se dit toujours qu’il y a quelques détails sur lesquels on aimerait revenir, mais c’est le cas pour chaque album puisqu’entre temps il y a toujours une progression qui se fait, l’expérience qui s’accumule… La réception a été au-delà de nos attentes et nous n’avons eu que des retours positifs. Bien sûr, il y a eu la frustration liée à la période Covid, qui fait que nous n’avons pu commencer à défendre cet album sur scène que deux ans après sa sortie. Mais une fois la machine remise en marche, on s’est régalés. Il a fallu bosser un peu plus que d’habitude pour pouvoir restituer certains morceaux sur scène qui sont plus ardus techniquement, mais cela nous a fait passer un palier. C’est bien beau de faire les marioles en studio avec de l’édition, du trigger et du pitch-corrector mais c’est une autre paire de manches que de le faire en condition réelles ! Finalement, on se dit qu’il est possible que la période de pandémie ait pu jouer en notre faveur quant à la diffusion de ce disque. En effet, les gens, enfermés chez eux pour la plupart, n’avaient sans doute pas grand-chose de mieux à faire que de donner une chance à une troupe d’escogriffes gascons. Peut-être qu’aussi, vu la morosité de la période, le côté solaire de notre musique a fait du bien au moral. Comment s’est déroulé le processus de composition/création ? A quoi peut-on s’attendre ? On le sait, vous avez tous des vies en dehors de Boisson Divine. Est-ce cela qui explique le temps d’attente depuis la Halha ? Et bien comme de coutume, les bribes d’idées s’accumulent. Une fois qu’elles sont suffisantes, des maquettes sont réalisées. Elles finissent dans un épais dossier nommé « STOCK » qui enfle dangereusement chaque année, prêt à exploser tel un bouton de chemise, le vingt-quatre décembre au soir après le huitième digestif. Ainsi, quand nous décidons enfin de nous bouger la couenne pour réaliser un nouvel album, nous n’avons plus qu’à piocher dans ce dossier en effectuant une sélection cohérente. À quoi s’attendre ? À la suite logique du précédent, pas de grande révolution. On gagne en concision avec dix minutes de moins, ce qui n’est pas un mal car il y a beaucoup d’informations. Il y a bien entendu des nouveautés, comme l’ajout d’un quintette à cordes sur certains passages, notamment le titre de clôture de douze minutes à la saveur néo-classique prononcée, inspiré du « Sonate des trilles du Diable » de Giuseppe Tartini. De nouveaux instruments font aussi leur apparition comme l’uilleann pipes ou le hautbois du Couserans. Quelques légères réminiscences de Moisson Livide aussi. Chaque titre a ainsi sa propre identité, les différences sont plus marquées que sur « la Halha » (2020). C’est peut-être l’album où les influences sont le plus marquées. Quand c’est Power Metal, ça l’est pour de vrai, quand c’est Punk Rock également, bien que toute cette mesclagne reste abâtardie. La principale évolution vient de l’intégration d’Agathe, la petite nouvelle (même si cela fait déjà quatre ans qu’elle est là !), qui change la donne au niveau vocal mais nous verrons ceci en question cinq. Concernant les six ans écoulés depuis le dernier disque, il nous faut dire que l’album aurait tout à fait pu sortir en 2024. Le retard est dû au fait que notre mixeur/producteur Patric, a eu de graves problèmes dans sa vie personnelle. Mais nous tenions à bosser avec lui, alors nous avons été patients. C’est lui qui s’est occupé de tous nos albums et je me souviens encore de la fois où nous avons reçu le mix du premier (Enradigats – 2013). Nous n’avions jamais entendu notre musique mixée de façon professionnelle et nous avons été mis de cul, on ne s’est même pas reconnus tellement c’était le jour et la nuit ! Quasiment toute ma connaissance sur les techniques d’enregistrement en studio (placement des micros, traitement du son, exigence de la performance…) vient de lui et on tenait à finir le disque avec lui. C’est quelqu’un qui a une grande connaissance de la musique et il a été présent tout le long du processus, que ce soit l’enregistrement de la batterie, des voix, de l’orchestre, de la basse et il a prodigué de précieux conseils à chaque fois. Il fallait le voir à l’œuvre devant le quintette à cordes, s’improviser chef d’orchestre devant des musiciens issu de l’orchestre national de Belgique ! Je n’aurais pas eu le cran de le faire, mais ce grand fou l’a fait et pour le meilleur. Donc, il a fallu s’armer de patience face à cette situation. Pour l’aider à remonter la pente, lui redonner goût à son métier et faire avancer le mixage, je suis allé l’assister sept ou huit fois. J’ai appris énormément de choses mais au bout d’un moment le label a fini par gueuler, ce qui était ma foi fort légitime. Cela a permis de mettre le coup de collier final, nonobstant. En tous cas, je suis très content que nous soyons allés jusqu’au bout avec lui, le résultat est vraiment à la hauteur. J’espère que cela l’a remis sur de bons rails et qu’il va pouvoir enchaîner sur d’autres projets. Le concept du groupe est de chanter en gascon et de valoriser l’esprit et l’histoire gasconne. Vous aviez mis en valeur le berger Milharis lors du précédent disque. Avez-vous mis l'accent sur d’autres figures majeures du patrimoine gascon ? Pas de figures mythologiques ou issues du panthéon pyrénéen ce coup-ci. En revanche, nous abordons des personnages historiques comme La Hire, capitaine gascon qui a officié pendant la guerre de Cent Ans, du côté français. Il fut compagnon d’armes de Jeanne d’Arc et on dit que c’est lui qui est représenté dans les jeux de cartes comme étant le valet de cœur. Il y a aussi une chanson sur le Prince Noir, Edward de Woodstock, qui officia à la même période mais du côté Anglais. Il faut savoir que notre région était scindée en deux à l’époque, en fonction des allégeances des seigneurs et des familles, soit aux Armagnacs, soit aux Bourguignons. Il y a des textes qui sont plus centrés sur la poésie mais qui intègrent toutefois un élément de contexte local (une forteresse, un étang...), ainsi qu’une reprise d’un vieux morceau écrit par un Abbé local au dix-neuvième siècle. Et enfin, un morceau centré sur les légendes, contes et superstitions autour de la figure du diable. Nous avons aggloméré plusieurs histoires existantes pour parvenir à nos fins étant donné que cette pièce fait douze minutes. Le groupe a connu un changement d’effectif entre temps avec le départ d’Alya. Est-ce indiscret d’en demander la raison ? Pouvez-vous nous présenter sa remplaçante ?Ayla était en couple avec un membre du groupe. Ils se sont séparés juste avant la période Covid. Au moment de réactiver le groupe, elle n’a pas souhaité reprendre. L’éloignement généré par cette période n’a pas aidé non plus. Quoiqu’il en soit de l’eau a coulé sous les ponts depuis et elle est venue nous voir en concert deux fois ces dernières années, ce qui nous a fait grandement plaisir. Elle a totalement changé de vie depuis et elle se porte bien. Je profite d’ailleurs de cette tribune pour la remercier de sa contribution au groupe pendant toutes ces années si jamais elle passe par là 😉 Nous avons essayé de faire évoluer la formule après son départ pour essayer de nous renouveler car nous ne voulions pas faire du poste à poste mais finalement c’était la solution la plus évidente. Nous avons trouvé Agathe par le biais d’une amie qui est professeure de chant au conservatoire. Le défi était ardu car il fallait trouver quelqu’un qui sache chanter, faire de la flabuta, qui ait des notions de langue gasconne et surtout qui puisse supporter une bande de trépanés comme nous autres. Vu tous ces paramètres, autant dire que l’affaire n’était pas gagnée…et pourtant, cela a marché ! Agathe s’est vite intégrée au groupe, ce qui n’est jamais évident quand on rejoint des gens qui se connaissent depuis tant d’années. Elle ne vient pas du tout du milieu Metal. Elle a été formée à la clarinette à la fanfare de Luchon. Petite, ses parents l’ont bercée au jazz, au funk, à la soul (Ella Fitzgerald, Chet Baker, Jamiroquaï, Earth wind & fire…). Elle s’est ensuite mise au chant et à la flabuta puis a fait une licence de musicologie en jazz ainsi qu’un DEM de musiques traditionnelles. Bagage et technique solides donc. Elle a fait son premier concert au Hellfest avec nous, certes sur la petite scène de la Hellstage mais quand même, pour un premier contact avec le metal ce fut direct dans le grand bain ! C’est comme si tu disais que tu avais un intérêt pour les étoiles et qu’on t’envoyait sur l’ISS deux mois après ! Également, l’enregistrement des voix du nouvel album fût sa première expérience en studio professionnel et il faut dire que l’on a été bluffé par sa précision. Elle a mis Melodyne en error404. Je ne peux pas en dire autant pour ma part. Sur le nouvel album elle a quelques parties de chant principal, mais hélas tout été déjà écrit avant son arrivée. J’ai pris cette nouvelle donnée en compte pour le cinquième album et j’ai écrit des passages spécifiquement pour sa tessiture. Il faut dire que je me suis mis au chant par défaut au début du groupe et que je ne suis finalement qu’un chanteur circonstanciel. C’est donc un plaisir de pouvoir un peu plus partager la tâche. D’ailleurs Pierre (boha, accordéon, …) a aussi fait de gros progrès en chant et se taille sa part du lion sur le nouveau disque. Finalement nous avons trouvé le bon équilibre avec trois tessitures qui se complètent et nous permettent de couvrir un paquet d’octaves à présent. Bon, il y a des types comme Michael Kiske qui font ça tout seul, mais nous n’avons pas tous la chance d’être l’émissaire de Dieu sur Terre. Petit aparté pour revenir sur Moisson Livide, projet Black Metal gascon assez improbable sur le papier. Déjà j’ai adoré les photos promos (Baptiste sur son tracteur pour promouvoir un disque de black c’est joliment poétique). Peux-tu revenir sur ce projet très personnel ? Es-tu satisfait de sa réception ?Très satisfait de sa réception. Ce projet n’était qu’au départ une vaste blague mais il s’est transformé en tout autre chose avec la réalisation de l’album « Sent Empèri Gascon » (2024). Je n’ai eu à ma grande surprise, que des retours positifs, moi qui pensais me faire cartonner par le milieu Black Metal, réputé pour avoir une certaine intransigeance. C’est d’autant plus étonnant compte tenu de la teneur réelle de la musique qui n’était finalement pas si Black que cela. On était plutôt sur un Heavy/Power Metal grossièrement maquillé à la volée qui tentait de se faire passer pour ce qu’il n’était pas. L’équivalent d’une rencontre fortuite dans un troquet de nuit en Thaïlande ou au Brésil à trois grammes et de la déception qui s’ensuit en rentrant à l’hôtel (histoire purement fictive). En tout cas je me suis bien marré à faire ce disque en solitaire qui ne m’a pris que quinze jours de travail effectif, à temps perdu, les jours de pluie. Je me suis dit qu’en m’appliquant sur les maquettes je n’aurais pas besoin de les réenregistrer de façon plus professionnelle. Le pire étant que ça a marché. Ce fut vraiment du bricolage et de l’artisanat de A à Z, comme en attestent les photos, improvisées en cinq minutes parce qu’il fallait bien en faire pour la promo. C’était l’occasion de faire quelque chose de différent même si ostensiblement relié au projet source. Je viens de voir sur le Bandcamp de Antiq Label qu’il n’y a plus rien à vendre. Mission accomplie donc, je peux m’en retourner à la lumière sereinement. Le groupe est souvent présent sur des Festivals dans une certaine logique. Vous avez entre autres participé au Festival Echos & Merveilles. Avez-vous apprécié d’y être ? Peut-on s’attendre à de nouvelles dates dans des cadres « analogues » et plus généralement à une présence scénique plus marquée ?Oui, Echos et Merveilles fut une superbe expérience. Organisation parfaite, jolie jauge et pas loin de chez nous. Que demander de plus ? Nous étions déjà allés au festival en tant que festivaliers sur une précédente édition et nous avions été séduits. L’expérience fut tout aussi agréable de l’autre côté de la barrière. Je ne sais pas si nous ferons plus de concerts à l’avenir. Il me semble que trouver des dates depuis la fin du Covid soit devenu plus ardu mais c’est peut-être juste une vue de l’esprit. Aussi, nous sommes maintenant assez dispersés sur le territoire national et il est parfois complexe de caler une simple répétition. N’ayant jamais eu de volonté de professionnalisation du groupe, nous n’avons jamais eu de tourneur et aucun ne s’est intéressé à nous il faut dire. Mais qui sait, un jour ? Après tout, Verycords est venu vers nous alors que nous n’avions rien demandé, le scénario se reproduira peut-être avec un tourneur. Pour le moment, les seuls tourneurs que nous connaissons sont des amis qui bossent dans l’aéronautique. Petit hors sujet : les temps sont durs pour nos agriculteurs. Pour toi Baptiste qui est vigneron, comment est la dynamique ? Et même si la question est maladroite, cela a-t-il eu un impact sur Boisson Divine, sur le contenu du dernier album notamment ?Je ne te le fais pas dire. Pour ce qui est de la viticulture, je me suis installé en 2020, ce qui, tu en conviendras, n’était pas le meilleur calcul. C’est un projet que j’avais depuis dix ans et je ne pouvais prévoir ce qui allait se passer à l’échelle mondiale. Cependant, j’ai commencé la vente en bouteille vers avril 2021, ce qui fait que je n’ai pas vraiment été impacté par les confinements et autres mesures absurdes. En revanche, j’ai été impacté par l’inflation sur les matières premières, l’énergie et les intrants. Il y a eu ensuite une série de quatre millésimes marqués par des aléas climatiques récurrents qui sont venus grignoter la récolte. Gel de printemps, pluies diluviennes entraînant un mildiou difficilement contrôlable. Pour ce qui est de la grêle, j’ai eu la chance de toujours passer à côté mais il s’en est fallu de très peu. -10 % sur 2021 et 2022, -30% en 2023, -25% en 2024. Et encore, je m’en sors très bien, certains collègues du secteur ayant fait jusqu’à -80%. Seul 2025 m’a permis de faire le plein et d’envisager la suite plus sereinement. Sauf que…il y a maintenant un phénomène de déconsommation entraîné par un changement d’habitudes chez les nouvelles générations, une concurrence mondiale (mais ce n’est pas nouveau) et surtout, un appauvrissement conséquent des classes populaires. Le vin étant passé de produit du quotidien à produit circonstanciel, forcément en temps de disette il passe à la trappe. Mais enfin bon, j’arrive à tenir et à me démerder pas trop mal dans tout ça. Même si le tableau est plutôt noir et que je suis loin d’être tiré d’affaire, le fait de garder un domaine de petite taille, avec des produits qualitatifs tout en arrivant à en valoriser une partie en direct me permet de rester à flot. C’est aussi une façon de lutter contre les nouveaux modèles agricoles (style ferme-usine) que l’on tente de nous imposer par des décisions politiques pour servir les intérêts financiers de certains. J’arrêterais ici mon analyse avant de déraper durablement. Pour finir la réponse, cela n’a pas vraiment d’impact sur la musique de Boisson Divine, sinon des influences Doom ou DSBM feraient leur apparition, ce qui n’est pas le cas sur le nouvel album. Sujet plus léger (et plus local) : Vous aussi avez-vous mal vécu ce quart de finale de coupe du monde de Rugby 2023 (défaite « difficile » contre les Sud-Africains) ? Aussi, en bons gersois, je vous imagine ravis de la montée en puissance de la Section Paloise. (Note : question hors sujet musique mais thématique importante s’il en est 😉)En effet, que dire de ce quart de finale perdu si ce n’est que les historiens le répertorieront sûrement comme l’un des plus gros traumatismes de l’ère moderne, au même titre que la retraite anticipée de Nicko McBrain ou la mort de Maïté. Nous avions tout. Une génération en or, une somme folle de talents, un tirage favorable, nous étions à domicile. Et il a fallu qu’une bande de descendants d’Hollandais de deux mètres qui refusent de se soumettre aux contrôles anti-dopage viennent briser ce rêve. La montée de Cheslin Kolbe sur Thomas Ramos a certainement dû rapporter beaucoup d’argent aux psychologues Français. La suite du parcours pour les Sudafs a été peu reluisante, à gagner à l’arrachée de façon discutable, ils ont vaincu sans péril et triomphé sans gloire comme le dit l’adage (Note : l'auteur de cette interview partage tout ce qui vient d'être écrit). Quoiqu’il en soit, il y a une bonne dynamique en ce moment, et l’on est en droit d’être confiants pour 2027 avec tous ces jeunes aux dents longues qui poussent à la porte. Avec l’amertume de la revanche des anciens, cela ne peut faire que des étincelles. Pour ce qui est de la Section Paloise, c’est effectivement un grand plaisir de les voir à ce niveau. Cela vient confirmer la suprématie totale du rugby gascon qui règne en maître absolu sur le Top14, mais tout le monde le savait déjà. (Note : Mouais, nous laisserons à Baptiste la paternité de cette affirmation d'une rare subjectivité. Assumée avec le sourire bien sûr ;-)) Y a-t-il une question qu’on ne vous a jamais posé et à laquelle vous souhaiteriez répondre ?Oui tout à fait. Je vais profiter de cette tribune pour tordre le cou une bonne fois pour toute à une rumeur persistante qui enfle à notre sujet sur la toile et qui porte préjudice au groupe. Il faut savoir que des organisateurs de concert ont failli nous déprogrammer à cause de cela et il me faut clarifier définitivement cette histoire aujourd’hui. Un internaute malveillant du nom de KrisUrios34 a relevé que dans les paroles de notre chanson « Troisième mi-temps » parue sur l’album « Enradigats » en 2013, nous disions que les matchs de Fédérale 3 avaient lieu le samedi en citant ces vers « Samedi prochain, samedi suivant, je serais là, rien que pour toi » Or comme chacun le sait, les matchs se jouent le dimanche, réserve à 13h30, première à 15h. Il a alors proféré de graves accusations à notre encontre, arguant que nous n’étions pas de vrais rugbymen, que nous n’avions jamais joué et que nous capitalisions juste sur une image « sud-ouest » afin, je cite « d’écouler leurs disques de piètre qualité ». Cela nous a mis dans une position fort inconfortable et a entraîné une vague de harcèlement en ligne venu notamment du village de Nogaro, qui est notre rival historique à Riscle. Notre Mordor à nous en somme. Or, il y a une raison toute simple à cela. Nous avons écrit cette chanson lorsque nous avions quinze ans et jouions alors en catégorie « cadet ». Et à cet âge, les matchs se jouent…le samedi ! Parce que le dimanche c’est réservé pour les grands. Nous avons essayé de faire entendre raison à cet internaute mais il n’a rien voulu savoir et il a déclaré « casse les couilles, on se voit à la dix-septième chambre les poulets ». Le procès aura lieu le 10 mars prochain, ce qui tombe bien car Verycords organise une journée promo du nouvel album ce jour-là. Cela nous évitera de monter deux fois à Paris, ce qui est toujours un exercice pénible. Affaire à suivre… Un dernier mot pour nos Lecteurs ?Nous espérons que vous apprécierez notre nouvel album « Eretatge » qui sortira le 10 avril. Si vous ne l’achetez pas, ce n’est pas bien grave, le procès devrait nous rapporter largement de quoi financer un cinquième album qui, espérons-le, sortira plus rapidement que celui-ci. Pour conclure, méfiez-vous des gens qui sont à la fois chroniqueurs pour des webzines Metal et supporters du Stade Toulousain. Les deux ne font pas bon ménage, nous vous aurons prévenus. Adishatz ! PS : Note de l'auteur de cette interview : un grand merci à Baptiste pour ses réponses. Des sujets locaux plus ou moins importants ont été abordés ce qui me ravit, c'est important pour nous. Quant au sympathique chambrage final, que les lecteurs non avertis aux querelles rugbystiques régionales nous pardonnent, c'est plus fort que nous. C'est que nous tenons encore fort à nos cultures locales et Boisson Divine incarne et raconte son patrimoine gascon avec talent. Cela leur fait Honneur et c'est une démarche à saluer / valoriser / encourager.
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