BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Wishbone Ash est un groupe qui restera une énigme pour l’auteur de ces quelques lignes puisqu’on a entendu ce nom un nombre incalculable de fois lors d’interviews de groupes à la renommée indéniable. Ce groupe du début des années 70 aura inspiré des groupes comme Thin Lizzy ou encore Iron Maiden, excusez du peu ! Ils ont fait les premières parties de Ten Years After, T-Rex, les Who et même Deep Purple lors d’une tournée où Ritchie Blackmore prendra sous sa coupe ce groupe pour lui présenter un producteur de choix. Et pourtant, Wishbone Ash au talent de Champions League restera (encore aujourd’hui) cantonné à la ligue 2 (pardon pour mes métaphores footbalistiques, mais c’est un peu ça). Mais bon, ce point-là j’y reviens plus tard, feedback jusqu’en 1972.
Wishbone Ash trouve ses marques à cette période avec en son sein Martin Turner à la basse et au chant, Steve Upton à la batterie, Andy Powell et Ted Turner pour les guitares et chant. En fait le groupe pensait recruter un seul guitariste et se retrouve face à deux gratteux de premier ordre. La solution ? On garde les deux, ce qui fera la marque du groupe, des duels de guitares, des riffs doublés, et donc une excellente idée, forcément. Après deux albums, ils sortent en 1972 Argus toujours dans un style rock progressif, portés par deux guitares au son et à la technique exceptionnels (le solo de Sometime World est sublime).
Le vent commence à tourner pour le groupe puisque cet album verra éclore des titres à la portée bien plus lointaine que le succès d’estime, à commencer par Blowin’ Free qui reste très marqué par son époque et ce son très rock progressif. Les guitares sont ultra présentes et donnent ce côté rock brut à l’ensemble.
Le groupe propose aussi The King Will Come et son riff reconnaissable entre mille. C’est un peu plus punchy que Blowin’ Free et, là encore un témoignage de la qualité et du niveau des guitaristes (écoutez je vous dis ! Vous verrez par vous-même). Entre riffs, solo et effets de pédale on sent qu’Andy et Ted sont comme des poissons dans l’eau. Wishbone Ash nage aussi dans des eux bien propres à eux, le progressif qui a le vent en poupe à cette période, tout en incorporant leur patte singulière. Il suffit de se pencher quelques instants sur un Throw Down The Sword qui résume presque à lui seul tout le talent d’Andy Powell et Ted Turner qui nous éclaboussent la face avec leurs guitares, tout en restant ici très prog. Argus, c’est l’album de l’apogée pour Wishbone Ash qui aurait du exploser cette année là avec cette galette. Et pourtant…
Malgré cet album, ce succès, cette reconnaissance par ses pairs, Wishbone Ash n’a jamais eu le succès qu’il mérite, se cantonnant à des salles modestes (jusqu’à aujourd’hui encore). Un groupe qui nous aura offert des albums d’une très haute facture qu’il faut absolument se procurer. Il est toujours possible d’aller les applaudir un peu partout dans l’hexagone et même plus loin, même s’il ne reste qu’Andy Powell du line up original.
Tracklist de Argus : 01. Time Was 02. Sometime World 03. Blowin’ Free 04. The King Will Come 05. Leaf And Stream 06. Warrior 07. Through Down The Sword 08. No Easy Road