BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Le jeune duo français Ølyp va sortir le 24 septembre prochain un premier album I(m)MORTAL dans l’air du temps, à la fois post prog metal, électro et écologique. Thibaud Lépicier aux cordes et David Annenkoff à la batterie nous balancent du son propre et très musical tout au long des 42 minutes de l’album 100% instrumental.
Bien construits et puissants, les premiers titres ont l’avantage d’être très cinématiques. Ils parlent à l’auditeur, expriment leur fureur (The Human Error), leur énergie rock (797) ou encore leur mélancolie (Molden). C’est progressif, parfois à la limite mathrock. Les deux membres démontrent leur complémentarité ; les multiples lignes de guitare de Thibaud sont à la fois joueuses, musicales et visuelles; alors que la batterie irréprochable, martiale mais non dominatrice, de David permet à ces premières d’exprimer au mieux le message écologique du groupe.
L’ajout d’instruments comme le violon ou le violoncelle sur plusieurs titres renforce ce goût amer et ce sentiment général de mélancolie que l’album transporte. One’s Tormented Mind Is a Crumbling Universe a un petit goût de Arctic Monkeys dans son ouverture; Comme le reste de l’album, le titre est d’un précision chirurgicale. Et je dois l’avouer c’est assez impressionnant pour un jeune groupe à deux membres. Le titre inclut l’incrustation sonore du souffle court d’un homme, sentiment identique à celui que l’on ressent comme auditeur en approchant du milieu de l’écoute.
L’approche musicale plus moderne se perçoit encore plus sur la seconde moitié de l’album. Ølyp semble être la croisée des chemins de Monkey3(Solace), de Stömb(The Great Acceleration) et de Bruit ≤ (The Great Denial). Oscillants entre tempos lents et rapides, les titres soulignent le sentiment d’urgence que I(m)MORTAL transporte.
The Great Acceleration est une peu la fin musical, ou terrestre, de l’album. Celle-ci est suivie par The Great Denial, qui représente, selon moi, la fin morale de celui-ci. Un court discours, nous rappelle notre propre immortalité dans un monde en bout de course. Et même si la seconde partie du titre nous offre un feu d’artifice musical final qui reprend les thèmes initiaux, celui-ci ressemble beaucoup au testament d’un très bon premier album.