BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Huitième album de Miss May I formation solide, "bonne faiseuse" de metalcore depuis 2007. Oh on ne règlera pas ici le récurrent problème du metalcore avec cette alternance chant clair - chant growlé assuré par le très charismatique Levi Benton. Si ce style vous file de l’urticaire, vous pouvez passer votre chemin, d’autres sorties de qualité écrites par les collègues vous combleront soyez en assurés.
Non, Miss May I peut selon moi se résumer ainsi : bon groupe de metalcore qui fait le job mais n’a pas passé le cut pour devenir un grand groupe capable de faire évoluer sa formule et basculer chez les géants (Parkway Drive, Architects). Cela a dû générer une certaine frustration chez nos américains de l’Ohio qui ont connu une petite phase de remise en question post 2022 et le cycle Curse Of Existence (qui au passage portait bien son nom). Le groupe a perdu sa paire de gratteux B.J. Stead - Justin Aufdemkampe et forcément beaucoup de questions ont dû se poser en interne. Une crise de la quarantaine version groupe de musique ? Possible ... Le titre de l’album retranscrit bien cette remise en question et ce besoin interne de retrouver une légitimité, de remettre du sens. Plutôt normal pour un groupe aux presque deux décennies d’existence.
Levi Benton est cependant reparti, a embauché Elisha Mullins qui fait un super job. On validera quelques intros réussies (Sanctuary, Portrait Of Pain, Hand Me A Halo), de vrais bons riffs (Ashes Of The Altar) et de chouettes solos même (Bury Me Down). Le type fait le job vraiment. J’ai d’ailleurs trouvé un peu dommage qu’il faille attendre la fin de la galette pour voir des morceaux bien plus nerveux qui vont bien au groupe. J’admets, le chant clair me gave un peu dans le metalcore et durcissant légèrement son metalcore, Miss May I retrouve une jeunesse un peu perdue et une belle dynamique.
Bon disque des américains, en mode catharsis de groupe, réussi car Miss May I a retrouvé une bonne énergie. On restera sur les limites du metalcore mais les modes récentes du style sont sorties de cette approche caricaturale, ce qui paradoxalement donnerait presque un charme suranné aux groupes qui y sont restés. Enfin faut pas trop en abuser non plus ... Et c’est en en sortant pour aller vers un metal "moderne" que Miss May I trouve ici un intérêt.