BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Nouvelle plongée dans la carrière tumultueuse du Deep Purple et focus sur la période 1972 – 1975 puisque c’est grâce à l’histoire du groupe qu’on va se plonger dans cet album. Le divorce entre Gillan et Blackmore est bien avancé, à tel point qu’en 1972, Gillan refuse de voyager avec le reste du groupe en tournée. Ambiance. Après avoir négocié que ce dernier assure a minima la fin de la tournée, Gillan quitte le groupe en emportant avec lui Roger Glover le bassiste dans ses bagages. J’arrête donc à cette date l’histoire du violet foncé pour suivre celle du chanteur qui nous intéresse présentement. Suite au départ du groupe, Gillan fonde le Ian Gillan Band et sort en 1975 son premier album studio Child In Time. Gageons que le pied de nez est osé puisque ce titre est l’un des plus grands hits de Deep Purple, étonnant d’ailleurs que ces derniers n’aient pas intenté un procès ou autre action du genre. Et second pied de nez, ce premier album est produit par Roger Glover. Le rabibochage sera pour beaucoup plus longtemps, forcément. Il se passe beaucoup de temps avant que ce premier album voie le jour, presque 3 ans et Gillan n’a rien sorti. A cette époque, point d’internet, et les groupes enchainent chef-d’œuvre sur chef-d’œuvre, et le chanteur apparait presque hors du coup quand sort son premier album sous son propre nom. Avec une pochette hideuse, ça n’augure rien de bon, d’autant que Gillan est le cul entre deux chaises, voulant tour à tour faire un album de jazz fusion tout en conservant son passé hard rock.
La première face de l’album déroute, ça part dans tous les sens, on dirait presque du funk, ça groove, mais avec des teintes hard rock. Difficile d’y trouver grâce à nos oreilles. On dirait du sous Deep Purple, et les cinq premiers titres de la face A sont poussifs, et dur à digérer. Franchement, attendre trois ans pour pondre ça, il s’est pas foulé le Ian.
La seconde face n’est créditée que de deux morceaux dont le premier est le légendaire Child In Time revisité à la sauce Gillan. C’est dans une version épurée, moins hard rock que celle de Deep Purple qu’on se retrouve, et pourtant l’âme de la chanson est bien là, et quel timbre de voix de Gillan. C’est une version presque en forme de ballade qui mérite d’être connue. Gillan clôture son album par un titre fleuve de plus de onze minutes dans la plus pure tradition du rock progressif très en vogue à l’époque. Les amateurs du genre vont adorer, les autres resteront perplexes, comme l’auteur de cette chronique.
Pour un premier album solo, Gillan s’est un peu pris les pieds dans le tapis. Sans être foncièrement mauvais, il est aussi loin d’être excellent. Cet album aurait pu marquer l’arrêt de la carrière du chanteur, mais ce dernier saura rebondir, et tant mieux pour lui. Il n’en reste un album étrange, qui mérite malgré tout d’être écouté.
Tracklist de Child In Time : 01. Lay Me Down 02. You Make Me Feel So Good 03. Shame 04. My Baby Loves Me 05. Down The Road 06. Child In Time 07. Let It Slide