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le 20 avril 2026.

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Groupe:

Sidfest 2026

Date:

11 Septembre 2026

Lieu:

Notre Dame d'Oé

Chroniqueur:

KABET

Pour faire simple, je dirai on prend les mêmes et on recommence…Vendredi, sorti de boulot, pas simple d’être en temps et en heure devant la scène pour 17h, mais impossible n’est pas moi et je fais le max pour ne pas louper la moindre miette de cette édition 2026 du SidFest. Et, pour ceux qui sont déjà pendus à mes lèvres, non je n’ai pas loupé Hurakan qui ouvre cette édition 2026, donc point d’inquiétude, ils auront droit à leur report comme tous les autres groupes, mais laissez-moi arriver ‘tain. Comme l’année précédente, le site d’Oesia à Notre-Dame-d’Oé accueille cette édition du Sidfest, et c’est tant mieux vu que cela correspond à merveille à ce festoche. La salle est au top niveau acoustique et scène, et les changements de plateaux permettent d’aller faire un tour à l’extérieur ou le merch, les exposants, la bouffe et la bière sont là. D’ailleurs pour cette dernière, c’est toujours le même partenariat, dont je tairais le nom, mais qui commence par 8 et qui finit par 6 qui va permettre d’étancher les soifs, et il va y en avoir besoin, le soleil est de la partie, et la salle chauffe très vite. Parenthèse fermée, comme je le disais plus haut, le temps de choper mon accred’, je fonce dans la salle retrouver L.Red qui, cette année encore, joue les bénévoles pour ce fest (et oui, aux Portes du Metal, on fait le boulot comme il faut, et on aide les copains tant qu’on peut). Donc point de stress aucun, j’ai bien vu Hurakan…

Hurakan

Bon a priori c’est pas ma came et j’hésite entre le death metal et le hardcore, mais on me glisse à l’oreille qu’Hurakan c’est du brutal deathcore. Le groupe qui sort son prochain album en octobre, est venu sans batteur ni deuxième guitariste. Si à cela on rajoute l’ordre de passage et le style brutal qui tranche avec le reste de la programmation, ben les gars ils ont la moelle. Donc forcément la fosse est très clairsemée, la plupart des festivaliers sont soit au boulot, soit en route, soit au bar, mais pas dans la salle. Hurakan nous balance un véritable mur du son porté par la batterie et le chant, mais qui montre aussi une guitare et une basse un peu sous-mixées, dommage car les mecs ils envoient la purée menue. Le groupe tente ce qu’il faut pour occuper la place, jusqu'à proposer un combat de boxe (protégé of course) à deux festivaliers au milieu d’une circle pit. Sympa et original. Malgré une heure et un style difficiles pour ce festival, Hurakan fait ce qu’il faut avec son brutal deathcore pour sonner d’entrée les festivaliers qui auront eu le courage de passer la porte.
Allez première tartine de houblon avec le moisi dessus et je ne m’attarde pas trop dehors où le soleil tape sévère, et je reste bien en attente dans la salle pas loin de la scène car la suite c’est Cachemire et j’ai mis une grosse croix rouge sur leur show.


Cachemire

Depuis leur passage au Hellfest en 2025, où le groupe m’avait happé, j’attendais avec impatience de les revoir sur scène. Dire que le groupe sait jouer avec le public est une lapalissade tellement facile que je la fais moi aussi. Le triangle inversé est bien présent au centre de la scène (il s’éclaire tout au long du show en fonction des titres), le groupe arrive tout en blanc comme à son habitude, les hommes en jupes, et Alice en short, normal. Là pour le coup la fosse est pleine, et les t-shirts Cachemire fleurissent de partout, on sent bien qu’une grande partie des festivaliers sont venus pour Cachemire, et le groupe le rend bien. Leur punk rock fonctionne à merveille, les titres s’enchainent avec un public qui reprend à tue-tête tous les morceaux, dont une bonne partie est issue du dernier album, Suffit Juste d’une Seconde. Fred l’explique lors de ce show que cette fameuse seconde « positive » peut changer la vie du bon côté et rendre le monde meilleur. Alors ouais ça peut paraitre cul-cul, mais un groupe qui nous balance des pensées positives, ‘tain que ça fait du bien, je vous remercierai jamais assez les gars. Fred occupe la scène en véritable frontman qu’il est, Alice nous gratifie de solos stratosphériques, on a même droit à la reprise de Bashung « La nuit je mens » en version punk, non franchement Cachemire livre un show monstrueux ce soir qui passe bien trop vite. D’ailleurs, pour tous ceux qui ont l’occasion d’aller les voir, ne ratez pas ce groupe. Il est probable que ça vous chamboule comme votre humble serviteur l’a été. Mais, moi je le savais par avance. Cerise sur le gâteau, Cachemire annonce à la fin du concert qu’ils vont investir l’Olympia, aucun doute ils jouent dans une catégorie haut de gamme.
Allez hop, un petit tour dehors pour causer avec les membres du groupe, notamment de leur dernier album dont la chronique arrive très vite, une petite bouffée d’air avant le retour devant la scène (oui je passe rapidement sur les épisodes bouffe et bière, chacun connait j’imagine).

Setlist:
Moi Etre Roi
Je
Ma Gueule
Suis-Moi Baby
Mouscash
La Nuit Je Mens
Adam
Seul
Pied Au Plancher
L'Animal
Chanson Pour Sepulture

Celkilt

Autre concert et autre groupe que j’avais souligné dans ce programme, Celkilt investit la scène en tout début de soirée, ou fin d’apéro, j’ai un doute moi, il est 20h20. Bon je ne déblatère pas sur l’horaire, et le groupe précédé de Titou MacFire envahit la scène avec leur punk rock celtique. Je vais être honnête (comme d’hab), il m’a fallu deux chansons pour vraiment plonger dans leur univers, n’étant pas un grand fan des mélanges punk et celtiques. Après, comme beaucoup ils m’ont attrapé avec leur univers qui, il faut bien le reconnaitre, est très festif, mais pas que. C’est presque prog par moment quand Titou attaque la guitare avec un archer, façon Jimmy Page. La classe le mec ! C’est donc un mélange de rock et de musique festive celtique qui s’entrechoquent jusqu'à Everyday’s St Patrick’s Day qui embrase littéralement la salle. Et même si la fin tire un peu en longueur (ce n’est un avis que purement personnel), le groupe assure l’essentiel et le public en redemande. Titou en profite pour annoncer que le groupe va se produire à la Cigale pour les 15 ans, décidément c'est le soirée. Une belle consécration pour le groupe. Aucun doute le festival est lancé !

Setlist :
The Next One Down
On The Table
Hey ! What's Under Your Kilt ?
Enough About Me
Landslides
Pieces
Kilt Up !
Fall In Place
Everyday's St Patrick's Day
Jjackmacisaac
The Goodbye Song


Tagada Jones

Tête d’affiche de cette première journée du SidFest, il est 22h quand Tagada Jones grimpe sur scène. C’est donc là que je vais commencer à mettre les points au « T » et les barres sur les « I ». Si j’ai le plus profond respect pour le groupe qui possède quand même plus de trente de carrière, les groupes punk au discours politique m’ont toujours gonflé (message subliminal pour Ced). Les gentils, les méchants, le bien, le mal, perso c’est pas mon truc. M’en voulez pas c’est comme ça. Le groupe ne vient pas les mains vides puisque deux performeurs sont présents, entre lassos et gobage d’épée, ça fait son petit effet c’est sur. Ils occupent bien la scène, dommage juste que les prestations feux ont été interdites ce soir dans cette salle car ils en avaient sous le coude. Tagada Jones déroule son show en proposant tout de même trois titres inédits, sympa les gars. Comme d’hab, c’est efficace, le public est venu en masse pour le groupe (bon ok y’a que moi qui pige pas le truc alors ?), la salle est comble et le public conquis. Tout est ultra maitrisé jusqu'au final Mors aux cons qui fait chavirer tout le monde et retourner Oésia. Tagada Jones est rejoint sur scène par Celkilt et Cachemire qui viennent partager ce moment attendu par tous (Fred Bastar ira même jusqu'à slamer sur le titre). Toute la famille est réunie et c’est assez communicatif.
N’étant pas un grand fan du groupe j’en ai profité pour toper une fan à la fin du concert pour avoir sa version du truc, pro un jour, pro toujours. Julie (c’est son nom) les suit depuis plus de vingt piges et n’a pas accroché le virage pris par Tagada Jones qui a « pris le melon. Il n’y a plus aucune interaction avec le groupe comme c’était avant. Ils font leur show et c’est tout. Dommage, le groupe a changé ». Parole de fan...



The Broken Horizon

Il est minuit et je suis cramé. C’est donc L.Red qui s’est occupé du report de ce groupe, et je l’en remercie mille fois. Le groupe nous arrive de Pampelune en Espagne et base son show sur le personnage de Luffy de One Piece. Ils balancent un hardcore/metalcore brut avec des breaks puissants. Le problème c’est que la voix n’est pas audible tandis que la batterie apparait trop forte. Les morceaux s’enchainent sans temps morts et quelques moshpit et circle pit viennent malgré tout réchauffer l’ambiance. Malheureusement le site se désemplit rapidement et The Broken Horizon achève son show devant trente personne environ. Après avec un passage à minuit et une proposition de hardcore pour un festival familial c’était le risque.

Setlist :
Hunting Me
Heterodoxy
Nola
Falling
Enough
USS
Dead World
Oui
Isiltzen
Nebular Echoes
Before Becoming

Fin de la première journée qui a tenu ses promesses et conquis nombre de festivaliers. Une bonne nuit de sommeil pour un retour demain, toujours sous le soleil de la Touraine.

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