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Le Rising Fest en est à sa treizième édition et c'est seulement maintenant que je le découvre... et que, par la même occasion, notre webzine le couvre. Il était plus que temps. C'est donc avec une joie non dissimulée que je me rends à Longvic (commune voisine de Dijon) en ce vendredi 9 octobre, accompagné de Steph, mon super pote of steel, compagnon d'arme depuis plus de trente ans. Le programme est alléchant car le festival a beau être de taille humaine (l'espace Jean Bouhey peut accueillir environ 500 personnes), il propose une affiche des plus alléchantes (Uli Jon Roth est la tête d'affiche de la deuxième journée et il sera précédé de formations diverses comme Artillery, Haunt, Ambush, Furies, Hitten, Coven Japan, Hürlement, Palantyr et j'en passe...) et totalement internationale (il y a du français, de l'américain, de l'allemand, de l'espagnol, du suédois, du danois... et même du japonais) ! Bref, l'occasion de voir des groupes qui ne passent pas chez nous tous les jours, dans des conditions intimistes et, comme j'allais vite le découvrir, assez idéales, était trop belle... il ne fallait pas la manquer. Nous arrivons sur place en fin de journée (un peu avant 19h). Le temps de faire la route depuis la région parisienne au sortir de notre travail, nous avons malheureusement loupé les Frenchies de Dreamcatcher et Galderia. Mais nous sommes pile à l'heure pour Haunt, groupe américain de heavy old school (comme beaucoup d'autres sur cette affiche), dont je m'étonne qu'il trouve le temps de tourner tant il semble occuper à sortir des albums à tour de bras (onze, sans compter, les EP depuis 2017 si je ne dis pas de bétises). 
C'est donc parti pour trois-quarts d'heure de metal traditionnel joué pied au plancher avec une conviction qui fait plaisir à voir. Le son est impeccable, les musiciens ne cessent de bouger, mention spéciale à Sam, le bassiste, qui ne se ménage pas ses cervicales. Le bougre se donne à fond, aussi bien sur son instrument, qu'au niveau des chœurs auxquels il participe allègrement avec une énergie plus qu'honorable. Hyper sympa ! Le reste du groupe se donne bien également. On admire le look rétro du batteur avec son bandeau Nike dans les cheveux et ses lunettes de soleil réfléchissantes, le guitariste soliste qui prend des poses inspirées ou le leader chanteur/guitariste Trevor William Church et son t-shirt Satan qui mène le show avec fougue et simplicité. Les titres s'enchaînent vite avec des speederies comme Mercenaries, Hearts on Fire, Sea of Dreams ou Burst Into Flame mais aussi des morceaux à l'allure plus mid-tempo et aux mélodies accrocheuses (It's In My Hands, Mind Freeze...). On ne voit pas le temps passer, ça joue super bien (les solos de guitare nous régalent), pas de place pour de grands discours, on a le droit à des remerciements chaleureux et à un amusant "Thank you, we'll see you... when we see you". Le metal a parlé et il a parlé fort. Cette soirée commence d'excellente façon.  
Setlist Haunt : Mercenaries It's In My Hands Hearts On Fire Fight Of Flight Sea Of Dreams Flashback Mind Freeze Setting Course Burst Into Flame 
Concert suivant : les français de Furies que j'avais vus en première partie de Wings of Steel à Paris il y a deux ans. Souvenir : groupe très convaincant mais un son plus que médiocre. Il me fallait les revoir dans de meilleures conditions... et ce fut chose faite ce 9 octobre.
Le son est top, le lightshow impeccable... et, plus important, les musiciens affichent une belle forme et une complicité qui fait plaisir à voir. Le style de Furies est assez intéressant car il est changeant d'un titre à l'autre. Il y a du heavy, du power, un peu de prog, des moments carrément plus hard rock, des chansons en anglais, d'autres chantées en français (dont la fameuse Cannibale, single récent visiblement très attendue par certains fans dans le public)... Bref, c'est un set varié, rythmé et totalement maîtrisé qui nous est offert. S'il est impressionnant de voir la paire de guitaristes s'activer sur des riffs et soli assez techniques, celle qui attire beaucoup les regards et nous en met plein les oreilles reste la chanteuse Cheyenne. Wow... quelle démonstration ! Elle nous cloue sur place. Sa voix est superbe, juste, puissante... une leçon vocale de chaque instant.  
Le groupe n'a qu'un album pour le moment, il nous promet que le second arrive (enfin !) courant 2027. On a donc le droit à pas mal de compos du seul disque existant pour le moment, dont l'excellente Voodoo Chains introduite par une battle guitare/voix très sympa... mais comme Furies a sorti quelques singles depuis (comme Stars Of Burning Lands jouée en deuxième place dans le set, Cannibale déjà citée... ou Furry Tale), il ne se prive d'en balancer un maximum également. Avant de terminer sur The Fortune's Gate, la batteuse Zaza nous remercie et nous invite à retrouver le groupe au stand merch après le show pour discuter, prendre des photos, partager une bière. On ne va pas se gêner ! Très bon concert. Et encore une fois, désolé pour la répétition... quelle chanteuse (mais tout le groupe a brillé) !  
Setlist Furies : Antidote Stars Of Burning Lands Rise And Shine Voodoo Chains Cannibale Furry Tale Poisoned You And I The Fortune's Gate 
Deux super sets pour démarrer la soirée... mais vous connaissez l'expression "jamais deux sans trois". Le troisième groupe qui va mettre tout le monde d'accord et va faire monter la chaleur d'un cran dans la salle, c'est Ambush. La salle semble encore plus remplie quand les Suédois investissent la scène. La tête d'affiche de la journée, à en croire l'ambiance, c'est clairement eux (même s'il reste un groupe pour finir ce premier jour de festival). Gros son, les guitares sonnent de façon magnifique... le heavy speed avec ce savoir-faire typiquement suédois n'épargne personne et l'on entend des fans reprendre certains titres en chœur. Hé, il y a même des (gentils) pogos qui se créent en cours de set. Encore une fois, on constate une mise en place impeccable de la part des musiciens. Ils gèrent la scène avec aisance et bonne humeur... et, fun fact, le chanteur Oskar Jacobsson pousse sa voix beaucoup plus que sur album, il n'arrête pas de ponctuer ses lignes de gueulantes aigues.  
Le concert démarre avec deux morceaux du dernier album en date (le très bon Evil In All Dimensions), la chanson titre et Maskirovka. Puis le groupe ira piocher dans les trois autres opus de sa discographie avec un avantage certain pour son tout premier disque, Firestorm. Le heavy metal traditionnel du groupe fait mouche sur scène, c'est un genre taillé pour le live. Et quand les influences Judas Priest, Saxon ou Accept ressortent sur des compos hyper efficaces comme Possessed By Evil, Heading East, Desecrator ou Natural Born Killers (celle-ci, c'est tout simplement un tube), toute résistance est futile. Ajoutez à cela, un groupe de bonne humeur (voire d'humeur paillarde, Jacobsson fait carrément chanter La Digue du Cul quelques secondes à ses fans assez tôt dans le set, entre deux compos bien plus percutantes) qui a super bien bossé ses chorégraphies synchronisées sur les rythmiques, un bassiste mis à l'honneur, un batteur enthousiaste qui revient sur scène après Natural Born Killers pour gueuler "Do you want another sooong ???" et vous obtenez un concert top d'une heure qu'on a (encore) pas vu passer qui a bien mis le feu (meilleure ambiance de cette première journée)... et qui se termine en apothéose sur Don't Shoot (let'em burn) ! Ambush, je ne les avais jamais vus, il me tarde déjà de remettre ça !  
Setlist Ambush : Evil In All Dimensions Maskirovka Possessed By Evil Heading East Hellbiter Firestorm Master Of The Seas Desecrator Natural Born Killers Don't Shoot (let'em burn) 
Dernier concert de la journée : celui des espagnols de Hitten ! Energie, bonne humeur et nostalgie... encore une fois. Mais qui s'en plaindra ? Ultime tête d'affiche oblige, la scène est un peu plus décorée, la lumière encore un peu plus soignée... mais celui qui en fait le plus, c'est le groupe lui-même. Peut-être même un peu trop en ce qui me concerne. Mon pote ne partage pas mon avis, il trouve qu'ils font le show avec une énergie débordante et que c'est très bien comme ça. Je serais tenté de dire la même chose... mais je ne sais pas, quelque chose ne m'embarque pas totalement, je trouve que c'est "trop". Les guitaristes ne cessent de tourbillonner, d'ouvrir grand la bouche, de se taper la tête pendant les solos, de faire bouger leur instrument dans tous les sens... l'énergie c'est bien mais là, ça fleure l'hyperactivité. Malmsteen avec ses poses et ses coups de pieds, à côté des gars de Hitten, c'est un tétraplégique. Donc oui, une fois n'est pas coutume, je commence par un petit bémol : ces messieurs me fatiguent un peu. Par contre, rien à redire, ils sont bons. Et leur répertoire (sorte de mix hard/heavy 80s avec des relents de Dokken) est très sympa.
 
Beaucoup de titres du dernier album While Passion Lasts... mais pas seulement. On a le droit à quelques speederies qui rappellent les débuts plus musclés/heavy du groupe... mais ce qui est sûr, c'est quel que soit le type de morceau joué par Hitten, il est interprété avec justesse et passion (ça tombe bien, c'est dans le titre du dernier opus). Et encore une fois ce soir, on a le droit à un très bon vocaliste... qui arrive à trouver la place d'exister, vocalement et scéniquement, au milieu des deux guitaristes totalement surexcités... ça n'est pas une moindre prouesse, croyez-moi ! Vous allez croire que je l'aime pas ce duo de gratteux... mais ça n'est pas si simple. Ils sont quand même bien sympathiques... et surtout très talentueux. D'ailleurs, comme la scène ne leur suffit plus, vers la fin du show, ces deux messieurs descendront se livrer à un duo de guitares virtuose en plein milieu de la fosse, sous les acclamations des fans. Fun. Ah oui, comme d'autres avant eux, Hitten insistera sur le plaisir d'être de retour à Dijon et sur l'excellence de ce festival. Je ne suis là que depuis quelques heures mais je les crois volontiers. 
Setlist Hitten : Prelude To Passion While Passion Lasts Mr. Know It All Blood From A Stone Meant To Be Mean Hard Intentions (Secret Dancer) Synthetic Paradise Ladykiller Flight To Freedom Something To Hide Twist Of Fate Eyes Never Lie Hold Up The Night Guitar solos In The Heat Of The Night 
Quelle première journée ! Que des concerts de qualité dans des conditions excellentes. Et je ne vous ai même pas parlé de l'accueil, des bénévoles souriants, de la nourriture et des boissons à des prix très raisonnables (avec des jeux de mots potaches qui font sourire comme la barquette "Bark at the frites" ou la gaufre "waff'hell")... Mais vous savez quoi ? Ca n'est pas grave parce qu'il reste encore la journée du samedi pour développer... je vais donc pouvoir vous raconter plein de choses et vous dire tout le bien que je pense de ce festival. A tout de suite... pour le jour 2.
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