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Le deuxième jour du festival, le site du Plan'R Fest sera accessible au public de 11h30 à 14h00 pour permettre aux campeurs et festivaliers de profiter de la zone de restauration. Une fois le site évacué, les portes rouvriront à 15h00 précises. La température n’a pas vraiment diminué, c’est reparti, direction le Terminal 2 pour assister au concert de Perseide. Perseide C’est donc, le groupe lyonnais Perséide qui a eu l’honneur d’ouvrir cette deuxième journée du Plane'R Fest. Formés dès leurs années lycée, Julien, Guillaume, Anthony et Adrien ont lancé leur projet musical en 2001. Depuis, les quatre musiciens n’ont cessé de peaufiner un metal moderne, à la fois énergique, mélodique, parfois teinté de sonorités pop .  Dès les premières notes de I Can't Stand, le public afflue devant la scène. L’ambiance est électrique, ça bouge, ça danse : leur musique, comme les titres suivants Plain Flour, Sell Yourself ou Remember, est à la fois puissante et entraînante. Les festivaliers se régalent, et l’énergie est palpable. Les refrains accrocheurs de Falling Down et 9th Life font mouche : faciles à retenir, ils sont repris en chœur avec enthousiasme. On sent qu’on a affaire à d'excellents musiciens, solides et généreux sur scène.  
La suite de la setlist est du même niveau. Même si Everything n’est pas tout à fait ma tasse de thé, il passe très bien auprès du public. Le morceau suivant Fade Away, plus rock et heavy, me parle davantage — tout comme Set Me Free et le final explosif Another Chance For, porté par une puissance sonore impressionnante. Bref, cette deuxième journée démarre sur les chapeaux de roue. Perséide nous a offert un set frais, groovy et parfaitement calibré pour réveiller les festivaliers. Une belle découverte musicale !  
Setlist : Intro I Can't Stand Plain Flour Sell Yourself Remember Falling Down 9th Life Everything Fade Away Set Me Free Another Chance For Amon Sethis (L.Red) C'est en remportant le tremplin du Plane'R Fest que les membres d'Amon Sethis ont pu se produire sur le terminal 1, leur plus grosse scène à leur actif. Et la scène n'était pas trop grande, non! Malgré les 32°C affichés à 15h50, heure de lancement, une foule de pas moins de 3 000 personnes était présente (on remerciera volontiers le crew pour le jet d'eau). 
Proposant un style novateur de power metal progressif, les artistes composent autour des dynasties de l'Egypte Ancienne. Et ça tu le sens d'entrée de jeu avec les claviers de Benjamin Naire. Dès la première compo de la setlist Dawn of an apocalyptic world, c'est bien le synthé qui confère les sonorités orientales et emporte le public au temps des pharaons.  
Le quintet poursuit le show avec les puissants titres Lamentations et The Rise of the Tyrant qui nous permettent d'apprécier la panoplie vocale de Julien Tournoud, chanteur d'Amon Sethis. S'en suit The Blood Red Temple où le public est convié à entonner le refrain avec le groupe, et ça prend! Laëtitia Bertrand à la basse et Sébastien Perrad à la batterie, ne sont pas en reste et nous conquièrent morceau après morceau. Sur Kubatalawa le règne se poursuit et à la surprise de tous, la performeuse Melainya B arrive sur scène avec un imposant masque qui magnifie la scénographie.  
Nouveau membre depuis février, c'est avec un sourire jusqu'aux oreilles qu'Andrea Ricci nous fait ses riffs sur le profond At the Threshold of Doom malgré son sweat sous la chaleur étouffante. Et que dire des chœurs? Et bien qu'on en veut plus! Terminant avec un titre du premier album Osiris, God of the Dead, on retiendra aussi du concert les jeux de feu offerts à tour de rôle par le chanteur et la danseuse.  
Ils ont fini de me convaincre au merch où les membres échangent volontiers autour de leurs créations en partageant une bonne bière artisanale proposée au bar. Un groupe généreux, sous côté, qui tourne pourtant depuis 18 ans et qui mérite qu'on leur fasse une place sur des stages de grands festivals, ce qui nul doute agrandira leur Pharaoh's Army. En tout cas, pour moi, rendez-vous en Avril 2026 sur Orléans !  
Setlist: Dawn Of An Apocalyptic World Lamentation The Rise Of Tyrant The Blood Red Temple Kubatalawa At The Threshold Of Doom The Rise Of Aoutef's Army Osiris God Of The Dead From Dust To The Stars Eight Sins À l’instar d’Amon Sethis, Eight Sins nous vient tout droit de Grenoble. Formé en 2006, ce groupe est taillé pour le live : sur scène comme dans la fosse, c’est une véritable déferlante. Pas étonnant qu’ils soient proches des gars de LocoMuerte — même ADN, même rage.  
Le set démarre sur les chapeaux de roue avec Acid Hole, On Tour, Vultures, Slime River, Last Action Zero… Quelle claque ! Leur thrash crossover est une invitation au headbanging, au slam, et à la pure folie. Sur Street Trash ( je crois...), c’est carrément l’anarchie : ballons et frites de plage volent dans tous les sens. L’ambiance, déjà survoltée, devient explosive.  
Et ça ne s’arrête pas là. Eight Sins balance des missiles brûlants comme World of Sorrow, Straight to Namek, It’s a Trap, pour conclure en apothéose sur Cops Panic. Quel kiff monumental ! Du son, de la violence, de l’énergie — tous les ingrédients sont réunis pour un moment de lâcher-prise total. Le public, conquis, ressort avec la banane aux lèvres après avoir longuement ovationné ces furieux. Eight Sins, c’est du live comme on l’aime : intense, brut, et sans concession.  
Setlist : Acid Hole On tour Vultures Slime river Last action zero Street trash World of sorrow Straight to Namek It’s a trap Cops panic Wreck of the empire Future Palace Après le set brûlant d’Eight Sins, déjà bien éprouvé par la chaleur ambiante, je me dirige vers le Terminal 1 pour découvrir Future Palace, un trio berlinois de post-hardcore actif depuis 2018. Le groupe est composé de Maria Lessing (chant), Manuel Kohlert (guitare) et Johannes Frenzel (batterie). Sur scène, malgré l’absence volontaire d’un bassiste, le rendu fonctionne étonnamment bien. Leur son est puissant et incisif : les rythmiques saccadées de Johannes et les riffs tranchants de Manuel, mêlés aux beats électro issus de samples, plongent rapidement les fans — nombreux dans le public — dans une véritable transe.  
Future Palace disposait d’une heure de set, qu’ils ont remplie avec une setlist généreuse, puisant dans leurs trois albums. Pour ma part, je n’ai pas vraiment accroché. Après avoir pris quelques photos depuis le pit sur les trois premiers morceaux, puis quelques autres au cœur du public, je me suis discrètement éclipsé pendant le titre Echoes, si ma mémoire est bonne…  
Cela dit, mon manque d’affinité avec leur musique n’enlève rien à leur talent. Maria, avec son charisme indéniable, a su électriser la foule et la faire danser tout au long du concert. Le public semblait conquis. 
Setlist: Intro/Malphas A Fool On… Uncotrolled Deafeating Gravity Dreamstate Panic Paraysis Ray Of Lig Echoes Flames Amethyst Fever Decarrabia Dead Inside Heads Up Paradise Après Berlin, c’est au tour d’Athènes d’être mise à l’honneur avec Planet Of Zeus, groupe stoner fondé en 2000 dans la capitale grecque. Le Terminal 2 a vibré sous les riffs gras et tranchants, portés par une rythmique pachydermique qui a fait fuzzer le Plane'R. Les deux premiers morceaux, Macho Libre puis Gasoline, sont enchaînés avec puissance et énergie. Leur stoner, mené par la voix rageuse de Babis Papanikolaou, est furieusement groovy — impossible de ne pas hocher la tête ou remuer son popotin en tapant du pied. Babis et Stelios Provis (guitare, voix) forment un duo de guitaristes redoutables. Le set continue avec le très fun Baptized in His Death, suivi du lourd Leftovers, où l’on ressent pleinement les vibrations rythmiques de la paire Giannis Vrazos (basse) et Serafeim Giannakopoulos (batterie). Et comme souvent, on a droit à un solo épique. La basse ronflante ouvre No Ordinary Life, et le public est en feu. On aperçoit même le boss du Furiosfest, barbe au vent, secouant la tête, emporté par les rythmiques entêtantes de Planet Of Zeus. Tout comme moi, il semble kiffer sévèrement Vanity Suit. Avec Them Nights, plus bluesy et touchant, les Grecs nous filent des frissons. Babis introduit Loyal to the Pack en hurlant plusieurs fois son titre — une vraie tuerie. Giannis s’éclate à la basse, Babis est vocalement incroyable, et le public entre en transe. Une véritable communion s’installe entre le groupe et la foule. La batterie de Serafeim lance Your Song, encore un brûlot. Sur le refrain, Babis a des intonations qui rappellent un certain Phil Lynott. Tout au long du set, l’intensité et l’énergie n’ont jamais faibli — bien au contraire ! Planet Of Zeus conclut avec Vigilante, et Babis et Stelios font chauffer les guitares pour un final grandiose. Babis, Stelios, Giannis et Serafeim nous ont offert une performance live d’une intensité rare, digne des plus grands noms du genre. J’espère les revoir un jour… pourquoi pas à Saint-Flour ? Setlist : Macho Libre Gasoline Baptized in His Death Leftovers No Ordinary Life Vanity Suit Them Nights Loyal to the Pack Your Song Vigilante Feuerschwanz (L.Red) Un sacré challenge de remplacer Ultra Vomit. Il suffisait de tendre l'oreille du côté du crew qui entonnait le nouveau tube "Sonde de bite" dévoilée la veille pour comprendre le manque qu'ils laissent derrière eux. Fan des premières heures, c'était bien pour entendre et voir UV avec leur dernier album que j'avais pris mes places pour le Plane'R Fest.  
Et pourtant ils l'ont fait! Le groupe allemand Feuerschwanz a su relever le défi, et relever les doigts de metal des festivaliers toute l'heure du set. A 19h35 sur le parvis de Montcul la formation débute son heure de show avec SGFRD Dragonslayer. S'en suit l'entrainant Memento Mori qui donne le ton du live.  
On retrouvera le fameux Knightclub qui fera danser tout le monde. L'énergie sur scène vogue jusque dans les rangs de la foule et c'est toute la mer de festivaliers qui est conquise. Des tenues folkloriques, bien sûr, magnifient l'expérience musicale. Quelques effets de pyrotechnie venait également couronner les rois du Samedi. Avec leur reprise du célèbre Dragostea Din Tei du groupe O-Zone, c'est toute la foule qui sautait en liesse.  
Et c'est bien en live qu'on saisit la parodie dans le folk metal médiéval proposé. Au point de générer un paquito au milieu des rangs ! Le groupe fait ses aurevoirs sur une reprise de Gangnam Style tandis que la foule en redemande. Nul doute que l'ascension des Feuerschwanz n'en est qu'à ses débuts. Et comme la plupart des festivaliers, je m'en vais manger, parce que l'expérience Feuerschwanz ça creuse!  
Setlist : SGFRD Dragonslayer Memento Mori Untot im Drachenboot Bastard von Asgard Knightclub Ultima Nocte Schubsetanz Kampfzwerg Berzerkermode Highlander (English Version) Valhalla Dragostea din tei (O-Zone cover) Das Elfte Gebot Gangnam style (Psy cover) Locomuerte Locomuerte prend possession du Terminal 2, et inutile de présenter les Chicanos du 91 — leur réputation de tornade scénique les précède !  
Dès l’entrée fracassante de El Termito, El Mitcho, Nico Loco et El Floco, la fosse s’embrase. L’ambiance explose littéralement avec l’enchaînement Tiro Pa Matar / Parano Booster : El Termito brandit son micro-machette sur le premier titre, puis sort la pancarte "Booster" pour annoncer le second. C’est la fiesta à Montcul, et le feu est bien là : les slams s’enchaînent sans répit. Les titres La Brigada de Los Muertos, Bandolero, Ronque s’enchaînent, et l’ambiance, déjà brûlante, monte encore d’un cran… jusqu’à l’explosion !  
Sur Demonios, des catcheurs montent sur scène, et feront d’autres apparitions tout au long du set. Après B91, Loïc, le chanteur de Eight Sins, rejoint le groupe sur Barrio. Il est accueilli par une vague de slammers qui atterrissent dans les bras des Licornes (la sécurité). La scène est déjà bien remplie, mais la sécu n’est pas au bout de ses peines : quand El Termito et Nico Loco appellent la "famille" à les rejoindre, c’est une marée humaine qui envahit la scène. Sans l’intervention d’El Termito, c’est tout le public du Plane’R qui aurait suivi ! Un vrai tsunami !  
La fiesta continue avec Los Narcos, et se termine dans un joyeux chaos avec La Vida Loca. Quelle prestation au file des concert Locomuerte confirme sa réputation de killer sur scène et de joyeux fêtard ! Le public, en feu, les ovationne longuement puis après le départ de la smala Locomuerte, reste figé devant la scène vide, incapable de redescendre après un tel show.   Setlist : Tiro Pa Matar Parano Booster la Brigada de Los Muertos Bandolero Ronque Demonios B91 Barrio Mi Familia Los Narcos La Vida Loca Après la claque monumentale infligée par les Chicanos du 91, j’ai du mal à me remettre dans le rythme. Je me dirige vers le Terminal 1, où les Anglais de GloryHammer vont monter sur scène. Changement radical d’ambiance, mais la fête promet d’être au rendez-vous. GloryHammer s’apprête à enchanter le public avec son power metal théâtral et entraînant, directement inspiré de l’univers de l’heroic fantasy. Pour ma part, j’ai du mal à entrer dans leur délire : les morceaux me semblent un peu répétitifs, même si le visuel a son charme. Après quelques clichés pris à la volée, je décroche au bout de quelques titres. J’ai loupé le marteau brandi, le couronnement du roi et mon tête-à-tête avec GloryHammer… mais sans le moindre regret. Ce petit break m’a permis de me restaurer et de recharger les batteries pour Angelus Apatrida, dernier groupe à se produire sur le Terminal 2. Setlist: The Land of Unicorns He Has Returned Fly Away Angus McFife Wasteland Warrior Hoots Patrol Gloryhammer Masters of the Galaxy On a Quest for Aberdeen The Siege of Dunkeld (In Hoots We Trust) Keeper of the Celestial Flame of Abernethy Universe on Fire Hootsforce The Unicorn Invasion of Dundee Direction le Terminal 2 pour une véritable décharge de thrash metal avec les Espagnols survoltés d’Angelus Apatrida. Pas de préambule : dès les premières notes de One Of Us, le public est littéralement happé par les riffs acérés de Guillermo Izquierdo (chant/guitare) et David G. Álvarez (guitare). Le tempo frénétique déclenche une vague de headbangs à s’en démonter les cervicales — l’ambiance est électrique, la tension palpable.  
Le set s’enchaîne sans répit avec Snob, Indoctrinate et Cold, dont les refrains ultra accrocheurs font rugir la foule. Tandis que le Terminal 2 accueille ses derniers slammeurs, le public, loin d’être épuisé, redouble d’énergie et déclenche une série de circle pits endiablés. Sur scène, Víctor Valera à la batterie et José J. Izquierdo à la basse sont littéralement déchaînés, balançant une rythmique infernale qui fait vibrer les murs. Les solos de guitare fusent, saturés et incisifs, tandis que les riffs de We Stand Alone puis Give 'Em War font littéralement exploser la fosse. Le public est en transe, porté par une intensité rare. Sharpen The Guillotine, avec ses riffs tranchants comme des lames de rasoir, porte bien son nom : son refrain est repris en chœur par une foule en furie.  
Le set s’achève en apothéose avec You Are Next, ultime déflagration sonore. Les Espagnols nous ont offert une prestation magistrale, digne des plus grands noms du thrash. Quelle énergie déployée, autant par le groupe que par le public ! Il est presque minuit, mais personne ne veut que ça s’arrête — on en redemande encore, le cœur battant et les oreilles bourdonnantes. Setlist : One Of Us Snob Indoctrinate Cold We Stand Alone Give 'Em War Sharpen The Guillotine Your Are Next Perturbator C’est l’heure du tout dernier concert de cette édition 2025 du Plane'R Fest. Pour l’occasion, le parvis du Terminal 1 se métamorphose en véritable dancefloor, prêt à accueillir Perturbator et son électro metal envoûtant. Plongée dans une pénombre quasi mystique, la foule — avertie et déjà en transe — se masse devant la scène, happée par les premières vibrations.  
Immergé au cœur du public pour capturer quelques clichés, j’ai l’impression d’être propulsé au beau milieu d’une rave party. Ce cocktail explosif de sons synthétiques, de beats électro et de riffs métalliques, soutenu par des rythmes de batterie puissants, offre un final hypnotique qui fait danser des milliers de fans du premier au dernier morceau. N’étant pas particulièrement adepte du genre, je décroche assez vite et me dirige vers l’espace V.I.P/Presse...  
Voilà c'est fini. Nous avons passé deux journées folles avec une programmation d'excellente qualité (merci Paco), un coté presse chaleureux (merci Elodie), une sécu bienveillante (merci les Licornes), un staff technique au top, un public nombreux et fabuleux que demandé de plus !
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