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Interview Julien Bernard au FuriosFest 2026
Bonjour Julien, on se connaît déjà. Je suis Philippe du webzine Aux Portes du
Metal. On se retrouve aujourd’hui au FuriosFest, où vous jouez avec 7WEEKS. Comment
s’est passé votre arrivée et l’avant‑concert ?
Très bien. Le lieu est chouette et cela faisait un moment qu’on était en contact
avec Christophe Boury, donc on est ravis que ça se concrétise. Le FuriosFest avec le
Raimesfest font partie des derniers festivals de l’été avant la sortie de notre EP
et la tournée d’automne, où l’on va jouer beaucoup de dates en France.
Parle nous un peu de ce nouvel EP. Il a un nom ?
Oui, c’est notre dixième disque, Going Back Home. Il sort le 18 septembre. On l’a
enregistré il y a quelques mois en Angleterre avec Adrian Bushby, un producteur qui a
travaillé avec Muse, Foo Fighters, Feeder, Skunk Anansie… du beau monde.
Vous composez toujours de la même manière ?
Pas vraiment. Nos albums ont toujours été différents, parfois même au sein
d’un même disque. On peut passer de morceaux très rock à des titres
acoustiques ou ambiants. Pour ce nouvel EP, on a voulu revenir à quelque chose de fondamental :
du rock direct, essentiel.
Je vous ai vus en quatuor, en trio, même à cinq. Aujourd’hui, vous êtes
revenus à trois. C’est un choix assumé ?
Oui. On a joué à cinq très ponctuellement, deux concerts je crois, quand notre
clavier — qui faisait aussi de la guitare — s’était cassé le pouce. Mais
depuis 2022, après la tournée de "Syphus", il a arrêté la musique en
professionnel. On est donc repassés à trois pour composer "Fade Into Blurred Lines", et
ça s’est tellement bien passé, humainement comme logistiquement, qu’on est
restés en Power Trio. Sur le nouveau disque, c’est totalement assumé : guitare,
basse, batterie, chant. Rien d’autre.
Je vous ai vus en trio au Rock à l'Usine de Istres et j’avais trouvé votre set
plus organique, plus intense.
C’est normal. Le Power Trio permet ça : chaque instrument occupe sa propre plage de
fréquences, donc le son est plus dynamique. Sans arrangements supplémentaires, on se
concentre sur l’essentiel : jouer les morceaux comme ils doivent être joués. Si
c’est bien fait, ça fonctionne très bien.
Ce EP a-t-il un thème particulier ?
On n’est pas un groupe engagé, mais on ne peut plus écrire des choses totalement
banales. Le monde actuel oblige à aborder certains sujets, même de manière
imagée. On parle souvent de la superficialité ambiante : technologie, achat compulsif,
nombrilisme… Ce sont des choses qu’on a du mal à supporter.
Si tu devais résumer la carrière de 7WEEKS ?
Tu connais le retour d’Ulysse ? C’est ça. On est partis explorer plein de choses :
des projets qui ont donné, d’autres qui se sont arrêtés, comme le
ciné‑concert ou nos phases plus acoustiques ou ambiantes. Aujourd’hui, on revient à
la maison : à ce qu’on est fondamentalement, un groupe de heavy rock. D’où le
titre Going Back Home.
Avec ce retour au source vous n’avez pas peur de surprendre votre public acquis notamment
après la BO du ciné‑concert ?
On a déjà surpris les gens par le passé, plus que ce qu’on fera maintenant.
Ce qui peut surprendre, c’est le regard d’un producteur comme Adrian Bushby, qui nous a
donné un son très puissant mais très épuré.
Pourquoi un EP plutôt qu’un album ?
On voulait un format court. Travailler avec un producteur a un coût, et on n’avait pas un
album complet. Mais avec six titres, c’est presque un mini‑album : nos albums font
généralement neuf morceaux.
Le format des chansons est similaire à d’habitude ?
Non, plus courts. On voulait des morceaux rock efficaces. Adrian Bushby a l’habitude de
travailler avec des groupes puissants mais mélodiques, et c’est ce qu’on recherchait
: des chansons directes, puissantes, efficaces.
Vous gérez toujours tout seuls ?
Oui, on est 100 % indépendants. On a notre label, on produit nos disques, on cherche nos
concerts. On délègue seulement quand c’est trop lourd administrativement. Pour le
reste, on connaît beaucoup de monde, on a des contacts depuis longtemps.
Comment appréhendez-vous le concert ?
Très bien. Les festivals de taille moyenne ou petite sont souvent super cool. L’accueil
est toujours bon : ce sont des bénévoles, des passionnés.
Je crois que Christophe l'organisateur tenait vraiment à vous faire venir ?
Oui, il est venu nous voir à la Coopérative début 2024. L’invitation date de
cette période.
Allez-vous défendre "Going Back Home" sur scène ?
Oui, une tournée de 20 dates en France entre
octobre et décembre. On passe dans de belles salles, avec Psykup sur certaines dates, The
Inspector Cluzo sur d’autres, parfois seuls, parfois aussi avec Dirty Deep qu’on a
découvert récemment. On va vraiment traverser la France.
Vous allez passer près de chez moi ?
Oui, à Nice, au Stockfish avec Psykup.
Cool, c'est une belle salle. Le FuriosFest est votre seul festival cet été ?
Non, on a joué début juillet au Festival Le Lavoir Electrique, la semaine dernière
à celui de la Crue à Arbois. Et après le FuriosFest on fera le Raismes Fest le 12
septembre. Ensuite, se sera sortie de "Going Back Home" le 18 septembre, puis notre tournée
hexagonale qui commence à l'automne :
14/10/26 : CLERMONT FD - Coopérative de Mai
15/10/26 : BORDEAUX - Rock School Barbey
29/10/26 : LYON - Rock ’N’ Eat
30/10/26 : MONTPELLIER - Rockstore
31/10/26 : NICE - Stockfish
05/11/26 : TOULOUSE - Le Rex
06/11/26 : LIMOGES - CCM J.Lennon
07/11/26 : NANTES - Le Ferrailleur
12/11/26 : LILLE - Café Bulle
13/11/26 : CAEN - Le Cargo
14/11/26 : SAVIGNY LE TEMPLE - L’Empreinte
20/11/26 : VITRY LE FRANÇOIS - Bords 2 Scènes
21/11/26 : ANNECY - Brise Glace
03/12/26 : BLOIS - Le Chato’Do
04/12/26 : STRASBOURG - La Laiterie
05/12/26 : CHALON S/ SAÔNE - LaPéniche
22/01/27 : PARIS - La Maroquinerie
Merci pour toutes ces infos je te laisse les mots de la fin.
Et bien merci. Venez nous voir en concert cet automne si vous n’êtes pas là
aujourd’hui. Et si vous voulez soutenir le groupe, allez sur notre boutique en ligne : 7weeks.fr. On oublie souvent que pour
aider les artistes et label indépendant, il faut leur acheter vinyl et Cds, pas streamer.
C’est la réalité.
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