BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Retour du collectif texan Polyphia dont la suite discographique du très bonRemember That You Will Dieétait attendue depuis quatre années. La hype autour du groupe était réelle avec l’adoubement par Steve Vai en personne du phénomène Tim Henson au look androgyne et postulant naturel au statut de guitar-hero, prototype de guitariste qu’on pensait révolu. Il était attendu ce nouveau disque et les texans ont pris leur temps reportant même leur tournée US prévue en 2026 à début 2027. En parlant de méthode, le groupe a enchainé des résidences dans différents endroits américains entre Floride et Californie afin de peaufiner ce nouvel album. Il est important ce nouvel album pour Polyphia et les musiciens en sont conscients.
Ce nouvel album s’intitule BE NOT AFRAID et je n’ai pu m’empêcher de me demander s’il n’y avait pas un lien avec le titre du disque précédent. Le groupe originaire de Dallas cumule toujours les références chrétiennes dans son univers, un simple regard sur la tracklist confirme ce point. Forcément, dès Let There Be Light, la guitare est à la fête avec une intro travaillée. Les rythmiques sont assurées par des boîtes à rythmes mais ce sont bien les guitares qui sont au centre du jeu ici. Pas un disque de guitar hero mais pas loin.
On trouve aussi des samples (With Eyes To See) qui enrichissent mais c’est devant de l’instrumental orienté guitares que nous sommes ici. Très créatifs une fois encore, Polyphia nous embarque dans son univers avec ce son si caractéristique, cette ambiance si particulière où les guitares dominent le jeu avec cette dynamique incroyable.
On se laisse encore emporter dans ce disque où la cohérence d’ensemble est impressionnante. Je ne veux pas dire par là que les morceaux se ressemblent, non on y trouve plein de petits détails, des arrangements subtils, des apports malins via des samples. Avec cet usage des boîtes à rythme, Polyphia se rapproche de l’univers hip hop (Mark Of The Beast) et s’inscrit dans une réelle modernité avec beaucoup de sonorités avant-gardistes. On pense aussi à ces scratchs bien placés (They Know Not What They Do).
La star de ce disque c’est bien sûr ce phénomène de Tim Henson dont le jeu si original éclabousse ce disque. Il convient de citer son acolyte Scott LePage tout aussi brillant. Avec son look étonnant, on a tendance à aller vers Tim Henson mais Scott LePage impressionne tout autant. C’est bien simple, sur chaque titre, ils épatent encore la galerie. Steve Vai les a adoubés, ce n’est pas pour rien mais ils sont dans notre époque parmi les guitaristes les plus intéressants. Une grosse tournée est annoncée en Europe en Novembre - Décembre, c’est à voir si possible tant Polyphia malgré un certain besoin d’implication de l’auditeur pour bien accrocher est original, plaisant. On peut ne pas accrocher, (les boîtes à rythme, la dimension expérimentale) mais c’est bien fait, et les fans de guitares vont se régaler.