BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
C’est le retour des allemands en rouge, et je peux vous dire que je l’attendais cet album ! J’avais tellement été séduit par leur dernier opus, Rodeo, dont je rappelle le coup de cœur de votre humble serviteur, que je me délectais par avance de mettre dans les esgourdes ce nouvel opus. C’est bien simple, je suivais le groupe depuis un moment en piaffant d’impatience d’avoir enfin une suite à Rodeo. Et bien voilà ! La patience est une vertu, comme le disait ma grand-mère (ou quelqu’un d’autre, je ne sais plus), et c’est tout émoustillé que j’ai plongé tout entier dans ce nouvel opus de Lisa-Marie Watz et sa bande, toujours de rouge vêtue, on ne change pas une équipe qui gagne (comme le disait aussi ma grand-mère….Ou je ne sais plus qui encore une fois).
Red débute par Bulletproof, très épuré, incisif et sans fioritures. On retrouve l’ADN d’April Art qui saute dans la flaque les deux pieds dedans. C’est efficace, l’effet de surprise en moins. Allez ça enchaine sur Fall Into Pieces, titre plus mélodique sur le refrain, mais forcément un peu plus mainstream, quoique. April Art continue de lâcher les chiens, mais il manque un petit supplément d’âme, et cette sensation un peu désagréable va se ressentir un peu partout. Aie.
C’est d’ailleurs le même problème sur Unbreakable qui est assez proche de Fall Into Pieces, donc je passerai assez rapidement dessus pour repartir sur Panic Station, l’un des singles de cet opus. Entre couplets mordants et griffants comme sait le faire le combo, et un refrain plus mélodique, presque rock alternatif, comme sait le faire aussi le groupe, on finit sur un titre abouti avec une certaine ambivalence assumée qui fonctionne bien.
C’est le moment choisi pour balancer Silent War et cette batterie qui tabasse telle une mitraillette. Lisa-Marie retrouve un vocal puissant tout en conservant cette légère touche mélodique sur le refrain. Whoua, on retrouve enfin le April Art que j’attendais. On poursuit sur Good Guy et son riff d’intro bien fouetté pour un démarrage en trombe qui enchaine sur un phrasé rappé de Lisa-Marie. Ça flirte avec le punk par moments, le groupe se lâche totalement sur ce titre et en fait l’un des meilleurs de cet album. Ça part dans tous les sens pour revenir à chaque fois sur leurs pattes, tel un félin agile. Bien trouvé. Hungry For Life pourrait s’apparenter à une ballade, mais pas le genre de truc mièvre pour danser un pauvre slow dans une boom foireuse. C’est juste que le rythme se ralentit, et d’ailleurs quand ça envoie le gros son (quel solo !), je n’en vois pas beaucoup se dorloter sur ce titre. Blink Of An Eye est également un morceau plus calme que le reste avec quelques éléments electro qui font penser à Garbage. Le solo est ici aussi sublime. C’est pas mal foutu, mais très loin de certains titres de cet album. Allez on termine l’écoute de Red par Karma Is A Bitch et son gros riff gras et rentre dedans. April Art conclut cet album comme il l’a commencé : à fond ! Ce titre est placé là où il faut car il reste bien en tête et permet de se rappeler à leur bon souvenir un bon moment. Bien vu.
Si l’album est bien foutu, qu’April Art maitrise son sujet, et sa couleur rouge, l’effet de surprise est un peu retombé, et l’effet whoua n’est pas au rendez-vous. Alors forcément, vu que l’auteur de ce papier en attendait beaucoup, la déception est un peu au rendez-vous et donc, le choix de la note a longuement fait débat entre moi et…moi. Donc une note correcte pour un bon album, mais qu’est-ce que j’en aurais voulu plus…
Tracklist de Red: 01. Bulletproof 02. Fall Into Pieces 03. Panic Stations 04. Unbreakable 05. Silent War 06. Good Guy 07. Hungry For Life 08. Big Bubble Bullshit 09. Blink Of An Eye 10. Karma Is A Bitch