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le 20 avril 2026.

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Artiste/Groupe:

RAM

CD:

Against

Date de sortie:

Octobre 2026

Label:

Metal Blade Records

Style:

Heavy Metal

Chroniqueur:

Blaster of Muppets

Note:

15/20

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Sept ans après le réussi The Throne Within, RAM revient aux affaires. Les Suédois n’avaient jamais marqué une pause si longue entre deux disques. Against qui sort ce mois-ci est donc leur septième album et si vous pensez que cet interminable intervalle (oui, j’aime bien exagérer) a été l’occasion d’une grosse remise en question occasionnant un changement de direction musicale... eh bien, n’y pensez plus. RAM n’a pas changé et revient avec son heavy metal teigneux old-school... pour le plus grand bonheur de ses fans.

Il y a une piste qui se nomme 1984 sur cet album... et cela vous donne une bonne indication de la période à laquelle Against aurait pu sortir. Car oui, il ne saute clairement pas aux oreilles que nous sommes en 2026 quand l’on se penche sur son contenu. RAM fait partie de cette nouvelle (enfin, plus si "neuve" maintenant) vague de metal traditionnel apparue au début des années 2000 qui idolâtre les 80s (et ses légendes du heavy telles que Iron Maiden, Judas Priest, Accept...). La Suède est d’ailleurs plutôt réputée pour ses formations officiant dans ce style (steeeeel) : Wolf, Portrait, Enforcer ou Ambush (entre autres) sont là pour en témoigner. La spécificité de RAM, par rapport à pas mal de ses compatriotes (ou autres groupes versant allégrement dans la nostalgie), c’est de cultiver une certaine âpreté. Leur son ne se veut pas particulièrement raffiné. Il a quelque chose de roots, de brut... pas hyper propre sur lui (la production ne sonne d’ailleurs pas moderne, elle a un petit côté "garage" mais reste tout à fait audible, ça n’est pas "crade" non plus). Et l’on peut dire la même chose du chant du fondateur Oscar Carlquist, plus hargneux, moins soigné que celui d’autres vocalistes du genre. On reste sur du heavy et la mélodie n’est pas absente du propos mais RAM explore volontiers une facette un peu plus menaçante et sombre que d’autres combos. 

Cela se vérifie encore une fois avec ce cru et dès les premières secondes de la directe Ghost Emperor (première vraie chanson succédant à Possession, une courte intro instrumentale qui pose un ton à la fois épique et inquiétant). Directe, du haut de ses trois minutes trente, parce qu’elle démarre immédiatement par le couplet chanté sans un même un riff pour l’introduire. C’est rapide, percutant, avec du riff tranchant (et du solo mélodique et harmonieux)... ça passe tout seul. Des titres véloces et rentre-dedans, vous en trouverez quelques d’autres : l’excellente Abattoir (et son riff Priestien en diable qui rappelle un peu Rapid Fire) ou l’irrésistible chanson titre, très entraînante - vous aurez du mal à ne pas bouger la tête en rythme sur son tempo - au riff plus mélodique mais à l’énergie intacte. Un peu moins véloce mais tout de même bien remuante, Rising Again (vers la fin du disque) vient également se classer parmi les pistes les plus enlevées de la galette. Elle est jouée avec autant de conviction que ses copines et atteint sa cible sans peine. 

Si l’ombre de Judas Priest plane à plusieurs reprises sur le travail des Suédois, certains titres convoquent d’autres esprits. Impossible de ne pas penser au Iron Maiden période Di’Anno quand démarre Out Of Control par exemple. Leaving ralentit le tempo et se révèle d’inspiration nettement plus Black Sabbathienne. Elle est surtout très bien écrite et possède un chouette refrain (plus mélodique et mélancolique que les autres) qui permet à Carlquist de moduler un peu plus sa voix. Fun Fact : cette compo est la plus longue du lot avec cinq minutes vingt-cinq au compteur. Pour info, la plupart des morceaux ne dépasse pas les quatre minutes, RAM ne perd pas de temps, ce qui fait qu’on obtient un disque de onze pistes pour quarante-deux minutes de musique. Pas le temps de se lasser, l’ennui est proscrit (parce que la qualité d’écriture est bien là aussi, soulignons-le)... c’est parfait. Aucune compo nettement en dessous des autres à déplorer, zéro remplissage, c’est équilibré, convaincant, efficace.

Evidemment, comme cela a déjà été dit maintes et maintes fois quand on parle de ce genre d’album, il est difficile de crier au génie car Against n’invente rien. On est face à une œuvre hyper traditionnelle qui fera surtout mouche auprès des nostalgiques. Maintenant, il est difficile de ne pas reconnaître que, dans le genre, RAM vient de rendre une copie de très bon niveau. Ce qu’il fait, il le fait très bien. Les guitares de Harry Granroth et Martin Jonsson sont impeccables, le batteur Morgan Pettersson n’est jamais pris en flagrant délit de manque de dynamisme... le tout est servi avec assurance et fera passer un très bon moment au fan du grand Heavy d’antan. J’aimerais bien voir de quoi il en retourne sur scène... si ces messieurs daignaient nous rendre visite ; leurs apparitions en France sont plus que rares, me semble-t-il, c’est fort dommage. A nous (aussi) de faire en sorte que cela change.  

Tracklist de Against :

01. Obsession
02. Ghost Emperor
03. One Vs. All
04. Abattoir
05. Out Of Control
06. Leaving
07. Against
08. Night Blade
09. Rising Again
10. 1984
11. The Final Hour

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