BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Revenir sur le début de l’année 2020, ce n’est pas envoyer un bon signal d’alarme. Chacun a encore en tête cette période où on s’est retrouvé enfermé entre quatre murs (avec jardin pour les plus chanceux), parfois seuls, parfois avec les enfants à gérer. On regardait une télévision bien tristoune car, eux non plus n’avaient rien à nous montrer. Ce fameux confinement qui a changé le monde, notre manière de voir, de penser parfois, nous a permis de nous autocentrer avec tout autant de questions existentielles : qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce qu’il reste à faire…Bref, je ne vais pas refaire le confinement, mais cette intro n’est pas anodine car certains, ou plutôt certaines dans le cas présent, en ont profité pour monter un groupe. Ben oui on a du temps, autant le mettre à profit. C’est ce qu’a fait Moriah Formica, guitariste et chanteuse, en appelant Brooke Colucci (rien à voir avec notre Coluche national) pour fonder Plush en échangeant des fichiers au départ, avant de se retrouver pour de vrai. Six ans plus tard, exit Brooke, le groupe est maintenant composé, outre de Moriah, d’Ashley Suppa à la basse et Faith Powell à la batterie, et le combo nous présente là son second album qui va puiser tour à tour dans le hard rock et le metal alternatif moderne. En gros, et pour faire simple on a plutôt affaire à deux styles opposés que les filles nous offrent ici, mais avec un petit manque de cohérence d’ensemble. Je m’explique.
Dès les premières notes d’Animalistic on dégotte un hard rock pêchu où la batterie et les riffs sont puissants. Un gros son bien mastoc et surprenant au regard du groupe. Le style se prolonge sur Mass Hysteria où encore Drain Me qui parait encore plus incisif que les titres précédents, et Bleed Me Out où les filles balancent des screams bien fouettés. Quatre titres qui envoient bien, et on se dit que c’est parti pour un tour de manège hard N’ heavy avec Plush, et patatra…
Dès l’entame d’Open Your Heart on se retrouve face à un metal alternatif moderne et plus facile d’approche pour le plus grand nombre. C’est plus mélodique, mainstream certains diront, même si on peut souligner une belle frappe de Faith Powell. La suite se poursuit dans la même écriture, de Be Real avec son final sublime, tout en émotion, ou encore Free Again, bien que ce dernier titre offre des passages plus mordants. Cette seconde partie d’album déroute un peu l’auditeur qui se voyait déjà se déboiter les cervicales à l’écoute du début de la galette, et, bien que la proposition de Plush assure, il faut le reconnaitre, ce virage en plein milieu n’est pas des plus facile à prendre. Le groupe continue sur sa lancée dans le style metal alternatif sur A Better Place, assez catchy tout en restant dans les clous ici aussi. Et ce n’est pas Another Reason qui me fera changer d’avis car, si les guitares sont bien présentes dans une tentative de rock nineties à la Garbage, ce n’est pas le titre qui fera décoller les plus mordus de gros sons. Et pourtant le groupe tente de nous rabibocher sur la seconde partie, bien plus rentre dedans.
Vous l’aurez compris, cet album de Plush est une ambivalence, voilà c’est tout. Et pour tout vous dire, j’apprécie autant le hard rock que le metal alternatif moderne, mais sur un seul album, et par le même groupe, ça surprend un peu. C’est d’autant plus con que, pris à part, tout fonctionne pour la bande à Moriah. Il aurait peut-être fallu que le groupe sorte deux EP distincts, mais on ne va pas bouder le plaisir d’avoir un groupe qui sort un LP non plus.
Tracklist de Mass Hysteria : 01. Animalistic 02. Mass Hysteria 03. Drain Me 04. Bleed Me Out 05. Open Your Heart 06. Be Real 07. Free Again 08. A Better Place 09. Where Is My Mind 10. Another Reason 11. Severance 12. Releasing Everything