BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Projet geek complètement fou sur le papier, Master Boot Record est le projet cyber metal (synth metal appelez ça comme bon vous semble) du multi-instrumentiste Vittorio D’Amore, qui confirme l’excellente santé des scènes italiennes très prolifiques. A ce sujet, la tournée commune avec Fulci confirme cette très belle dynamique et sera assurément une date majeure dans notre contrée pour le mois de novembre 2026. A la base, Master Boot Record, que par simplification nous dénommerons MBR si notre estimé lecteur nous y autorise, c’est un pur projet « studio ». Rien que le patronyme du groupe est un poème nous venant du langage informatique.
« Le master boot record (parfois aussi appelé zone amorce ou enregistrement d’amorçage maître) est le premier secteur adressable d’un disque dur (cylindre 0, tête 0 et secteur 1, ou secteur 0 en adressage logique) dans le cadre d’un partitionnement Intel. Sa taille est de 512 bytes. Le MBR contient la table des partitions (les quatre partitions primaires) du disque dur. Il contient également une routine d’amorçage dont le but est de charger le système d’exploitation, ou le chargeur d’amorçage (boot loader) s’il existe, présent sur la partition active » (source Wikipedia). Je l’avais déjà citée mais je trouve cette phrase tellement absconse que je ne peux m’empêcher de la replacer. Et la deuxième tentative n’y change rien : je ne comprends absolument pas cette pure phrase d’informaticien.
Ce qui est intéressant, c’est que Vittorio D’Amore a amorcé une bascule vers le live. Et la magie a opéré sur les planches. Scène décorée à la sauce geek, musicalité incroyable, MBR a très vite fait sensation dans cet exercice et la transition vers le live s’est vue couronnée de succès. D’ailleurs, on sent que cette réussite a impacté notre italien car ce Computer Metal se révèle plus accessible que ne l’était Hardwarez plus austère et réservé à des experts informatiques. Dans son approche Computer Metal se veut plus généraliste et appréhende le phénomène informatique dans son rapport à la société. S’agissant de musique instrumentale, il n’y a donc pas de paroles, c’est plus l’atmosphère qu’on retrouve ici.
Et donc une musique plus accessible, plus catchy. PLUG & PLAY en est le très bon exemple, je trouve, avec une ligne de guitare très facile à assimiler (et hyper accrocheuse). Cet instrument est toujours à la fête. Entre deux sonorités purement électroniques, la guitare se déchaine et propose parfois de longs solos de plusieurs minutes. C’est assez dingue et ça le fait vraiment bien. Je ne suis pas expert en la matière, mais difficile de ne pas songer aux œuvres d’un Yingwie Malmsteen. Les sonorités électro m’ont curieusement fait penser à Jean-Michel Jarre (oui !) ce qui m’a bien plu, étant la seule musique dans la modeste discographie de mes parents (parce que Jean-Jacques bon …).
Excellent disque de MBR, plus accessible, qui confirme le talent virtuose de Vittorio D’Amore. Très original, créatif et capable de fédérer musiciens avertis et mélomanes avec un cyber metal costaud avec une rythmique solide et des solis guitaristiques de haute volée. Un disque qu’on recommandera. Avec ses thématiques vintage et son approche très pop-culture geek en plus d’un cyber metal très qualitatif, nous le voyons décoller ce MBR. A l’instar d’un Big Bang Theory, MBR peut-il "démocratiser" la culture geek ? Allez savoir...