BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Après Wire (2021) et le très remarqué BODY (2024), la formation HORSKH revient avec l’album MTNT, sorti le 25 septembre 2026.
Aux commandes du trio d’électro-indus, on retrouve les Bisontins BastienHennaut (principal compositeur, chant, machines, guitare), Sylvain Abriel (batterie) et Jordan Daverio (machines, guitare, chœurs). L’album, d’à peine 28 minutes, condense le travail de mixage et de masterisation de ThibaultChaumont, connu pour son travail avec Carpenter Brut, Igorrr et Health. Association peu surprenante quand on sait qu’HORSKH a sillonné l’Europe avec l’ensemble des artistes précités. L’artwork du disque, quant à lui, est signé par Johanna Jaskowska et met à l’honneur le portrait d’un mutant dont les yeux rouges nous transpercent à travers la pochette.
La galette commence avec Bad Glitch, qui ne dénote pas avec les propositions musicales jusqu’alors défendues par le groupe. Du rythme, de l’électro, de l’indus, des refrains qu’on peut scander aisément.
Glow propose une batterie d’autant plus agressive, avec des dissonances, des ruptures, avant de terminer sur des beats intenses, bien électro. L’une des compositions du groupe les plus nuancées à leur actif, sans doute.
C’est sur cette dynamique que se lance Hyperhuman, troisième morceau de l’opus, avec une musicalité plus accessible au grand public, qui devrait être conquis par la proposition musicale du trio.
L’univers d’HORSKH est toujours jonché de violence, sauf peut-être pour Strange Game, morceau chanté, tandis qu’on est plutôt habitué aux screams. Peut-on aller jusqu’à qualifier ce titre de balade de l’album ? Je vous en laisse juge.
On reprend dans le vif avec Twisted Flesh, morceau aux sonorités très metal indus et aux influences grunge. La thématique des corps évoluant et changeant de forme rappelle la trame principale de l’opus autour de la mutation.
Target Fades prend la suite avec une rythmique à la batterie qui m’embarque totalement. La tension grimpe par paliers avant un climax hyper percutant. Un titre à la limite du metalcore : on sent que le trio aime jouer avec les styles pour nous proposer toujours plus de morceaux novateurs.
Quicksand s’avère plutôt dansant et peut rappeler une palette sonore à la Korn.
The Party Is Over flirte avec une instrumentation proche de la trap et un choix d’user de l’autotune. À l’image de la pochette, le groupe semble vouloir investir la question identitaire à partir de plusieurs mutations.
Avec Dream, on retourne sur le style plus classique de la formation d’électro-indus. Les variations vocales de Bastien Hennaut sont d’autant plus audibles, avec des textures variées.
Un album court qui finit par un featuring qui a du sens avec Carpenter Brut, le père de la dark synthwave. Le morceau Connected sera définitivement le titre le plus accrocheur, avec ce qu’on sait et ce qu’on aime de CarpenterBrut et d’HORSKH. La combinaison des artistes fonctionne parfaitement à travers cette proposition mélodique.
Je regrette peut-être des fins de titres sèches, sans préparation aucune : les chansons s’enchaînent, sans fondu. Le disque est toutefois bien construit, l’ensemble est cohérent, avec quelques surprises dans les choix de genres parfois. On comprend la volonté d’HORSKH de muter dans sa musique et d’aller se tester sur différentes musicalités, en quête d’une identité toujours plus assumée et singulière. Néanmoins, je ne me sens pas totalement transportée, moi qui avais pourtant fort apprécié leur dernier opus et suis sensible à leur univers. Un univers qui, d’ailleurs, je trouve, s’associerait bien avec celui de Shaârghot (une coopération un jour ?).
Une chose est sûre, l’énergie brutale relatée sur la galette corrobore le show millimétré et sauvage sur scène. Il reste encore quelques dates en cette fin d’année 2026 et au premier trimestre 2027 pour découvrir le trio sur les planches. Dépêchez-vous !