BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Surfant sur une vague metalcore moderne que j’ai déjà évoquée il y a quelques temps, Darlah entre dans cette catégorie, alors ne venez pas faire les vierges effarouchées à l’écoute de cet EP, qui est déjà le second pour le combo britannique. Porté par le chant de Danni Hicks, la guitare de James Harris et la basse de Chris Horrocks, c’est ce trio qui fait la base solide de Darlah depuis 2023. Et oui, ils sont tout jeunes les minots, mais nous distillent une musique d’une rare modernité qui va allier le metalcore très en vogue en ce moment avec beaucoup d’éléments electro portés à leur paroxysme par moment, mais rudement bien pensé.
Je passe rapidement sur l’intro pour plonger directement sur 143, premier morceau du groupe sur cet EP qui ne va pas aller à l’encontre de ce que je viens de baver juste au dessus. Les lignes electro sont très imposantes, mais elles se marient à merveille avec leur metalcore et le chant de Danni, même si ce dernier tend légèrement sur le côté pop.
Le groupe monte en puissance sur Rain avec une distribution de parpinade bien fouettée, surement le fait d’une frappe plus lourde et massive avec un petit final à la Linkin Park plutôt sympa. Darlah est sur les rails et nous embarque avec eux dans leur univers pour poursuivre sur Smoke and Mirrors qui s’avère être une véritable pépite de cet EP. On retrouve cette alchimie electro et metalcore, les parties synthétiques tirent presque jusqu’à la techno très en vogue dans les années 90 (pour les plus anciens d’entre nous, enfin ceux qui commencent à grisonner sur les temps, même s’ils refusent de l’admettre). Darlah utilise ces artifices toujours à bon escient, ce qui provoque ce son moderne à leur metalcore. C’est bien vu, c’est bien trouvé, et ça envoie.
Avec Lilith le combo poursuit sur sa lancée et nous montre comment passer d’un univers à l’autre en un claquement de doigts, d’une boite de nuit à un concert metal. C’est bluffant, mais jamais emmerdant, la preuve, cet EP passe à une vitesse folle.
The Paradox Of Intimacy s’achève sur un morceau plus calme, How It Ends, pas la plus belle réussite du groupe, car le ralentissement du rythme fait tendre vers le rock alternatif, voire carrément la pop rock. C’est le seul petit accroc de cet EP, et encore, parce que je cherche la petite bête.
En sept titres (dont deux instrumentaux qui sont plutôt des transitions) Darlah nous lâche en pleine face leur univers très original, moderne et résolument jeune. Alors oui ça peut dérouter par moment, et les passages limite techno vont en irriter plus d’un, mais restons ouverts non ? Le groupe nous gratifie d’un EP d’une rare puissance, complet et vraiment original qui frôle le coup de cœur.
Tracklist de The Paradox Of Intimacy : 01. Hello, Are You There 02. 143 03. Rain 04. Smoke & Mirrors 05. The Paradox Of Intimacy 06. Lilith 07. How It Ends