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le 20 avril 2026.

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Groupe:

Onslaught

Date:

12 Octobre 2026

Lieu:

Paris

Chroniqueur:

darklord

C'est avec une joie non simulée que je me dirige ce soir là en direction du Petit Bain, péniche arrimée à proximité de la BNF, pour voir Onslaught, groupe de thrash culte s'il en est. En effet, les anglais ont posé les bases du thrash death au mitan des années 80 avec des albums (comme The force) dont les pochettes font immanquablement penser aux débuts de Venom par leur esthétique satanique ! Par ailleurs, le groupe a annulé leur précédente venue, prévue en début d'année, mais cette fois-ci ils sont au rendez vous !

La soirée commence avec un groupe, britannique lui aussi, dont la musique mêle NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal), power metal et thrash. Le front ceint d'un bandana, le chanteur m'a tout l'air d'un vieux briscard du heavy metal. En effet, le groupe (qui a trois LP's et un EP à son actif) a été formé en 1985 sous le nom de Toranaga avant de se reformer en 2010 non sans avoir changé son nom pour Toranaga UK. Musicalement, cela ressemble à du thrash classique tendance Overkill sans pour autant arriver à la cheville de ce dernier. Les britanniques n'ont rien de très original à proposer même si leur niveau technique est tout à fait à la hauteur de ce que le public attend d'eux. Pour le moment, la salle est encore un peu clairsemée mais se remplit progressivement.

 

Dans la foulée, on passe à quelque chose de plus festif avec les allemands de The Prophecy 23. Fondé en 2002, le groupe joue un style de son invention baptisé le "fresh metal", soit un mélange de death, de punk et de thrash, le tout dans une ambiance bon enfant et dynamique. Néanmoins, tout cela reste très caricatural, ce qui en fait la formation la moins intéressante de la soirée à mon point de vue. Même si le chant est très guttural, la musique se fait parfois entrainante façon crossover voire carrément punk rock. A l'écoute de l'un leurs morceaux, j'ai même cru entendre quelques réminiscences d'un groupe phare du genre, soit Bad Religion ! Au cours de leur set, le groupe affiche ses idées antifascistes, notamment avec leur titre Fresh metal fights fascism, extrait de leur dernier opus sorti en 2025 (Mosh o'clock). Force est de constater que les paroles ne font pas dans la dentelle, privilégiant le côté festif aux grands discours comme le revendique haut et fort le morceau No deep talks, just drink. Dans l'esprit de Suicidal Tendencies, le groupe entonne un hymne à la gloire du skateboard (I wish i could skate). A un autre moment, les teutons jouent un morceau (Kuttenkult) qui rend hommage à une tradition bien ancrée dans le metal old school, à savoir celle des vestes à patchs. Au final, le groupe joue un thrash plutôt efficace inspiré de Tankard mais peine à sortir des clichés. 

 

 

 

 

Après une pause bien méritée, on passe au clou de l'affiche, à savoir les thrashers anglais d'Onslaught. Si le groupe a déjà joué au Hellfest, c'est (à  ma connaissance) la première fois que le groupe joue à Paris. Par conséquent, il y a quelque chose d'historique dans ce concert et force est de constater que le public est au rendez vous ! A l'instar de leurs compatriotes de Venom, les britanniques sont des pionniers du thrash death voire du black metal au sens large du terme. Les musiciens du groupe ont beau avoir passé la soixantaine, ils n'en ont pas moins la niak sur scène ! Dès le début, le décor est planté : Le groupe interprète le titre Onslaught (Power from hell) un morceau tiré de son premier album sorti en 1985 (Power from hell). Le groupe fait d'ailleurs la part belle à cet album en enchainant les morceaux Thermonuclear devastation, Death metal, Angels of death et Steel meets steel. Dans la foulée, le groupe joue les trois premiers morceaux de The force (leur deuxième album sorti en 1986), soit Let there be death, Metal forces et Fight with the beast. On fait alors un bond dans le temps avec les morceaux Destroyer of worlds, Burn et Killing peace, tirés de leur album de 2007 (Killing peace). Puis, le groupe opère un virage à 180 degrés avec une reprise d'un titre parmi les plus connus de Motörhead : Iron fist. Après une courte pause le temps de procéder aux traditionnels rappels, les thrashers font leur retour avec un morceau surgi du passé et tiré de leur album The force (1986) : Demoniac.

 

 

 

Il est alors temps pour le groupe de remballer son matériel et pour le public de regagner la sortie après un concert qui restera sans aucun doute gravé dans les annales du genre !


Setlist Onslaught :
Onslaught (Power from hell)
Thermonuclear devastation
Death metal
Angels of death
Steel meets steel
Let there be death
Metal forces
Fight with the beast
Destroyer of worlds
Killing peace
Iron fist (reprise Motôrhead)
Demoniac
 
 
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