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Vince : Bien décidé à réussir cette seconde journée, me voilà de bon matin, café à la main, pack de survie dans le dos, caméra et téléphone chargés et planning calé aux p'tits oignons, en marche dynamique en direction du lieu de tout les possibles. Je démarre avec une vive recommandation à ne absolument pas rater. L.Red : Après une nuit encore plus courte que prévue au regard de l'attente de la navette, c'est donc un coucher à 4h puis un lever à 9h et ça pique! C'était sans compter sur les autres membres de ma famille qui me font trépigner tandis que je suis en train de louper les concerts de Dragunov et Blackrain. Il est vrai que le Hellfest est matinal avec des premiers sets lancés à 10h30, quand on a un peu de routes et que l'on est tributaire, c'est le drame... J'arrive enfin sur site et après avoir échangé quelques mots dans l'espace VIP avec les Locomuerte, groupe de thrash crossover groovy qui passera en Mainstage le samedi matin, je me dirige vers les Mainstages pour aller écouter Brothers Of Metal. Killus - Temple Vince : Les 4 Espagnols m’ont mis une claque à l’heure du déjeuner ! Dans un superbe Show tant visuel : par leurs costumes, leurs maquillages et leurs énergies ; qu’auditif grâce à un univers mêlant Metal Indus, Groove Metal et Rock plus classique quasi Shock-Rock. Une version très personnelle du Gimme Gimme Gimme ! d’ABBA a autant surpris que plu ! C’est à la fois subversif sombre et déjanté mais aussi très fédérateur. 20 ans et 8 albums déjà à leur compteur, ce n’est, sauf erreur de ma part que leur première expérience en terre Clissonaise. C’est génial en tout point et ils ont toutes les chances de faire partie de mes toutes meilleures découvertes.  Crypta - Altar Vince : Après un premier titre interprété sans micro amplifié, par Fernanda Lira (Bassiste et Chanteuse), faisant réagir le public au point de réclamer « de concert » l’intervention de la régie son, on a senti la différence quand elle a envoyé scream et growl et entre-aperçu l'autre côté de la colère. Ces quatre jeunes Brésiliennes ont fondé Crypta en 2019, et nous proposent un Death Metal très rapide, sont déjà pleines de maturité après seulement deux albums, elles ont retourné l’Altar !!! Circle Pit, Jumps, Slams en pagaille, tout y était, on a même cru que la mort elle-même viendrait nous rendre visite.  Setlist : The Other Side of Anger Lullaby for the Forsaken Stronghold The Outsider Trial of Traitors Under the Black Wings Lord of Ruins From the Ashes Brothers Of Metal - Mainstage 2 L. Red : La transition nécessaire au démarrage du groupe avec celui précédent sur la Mainstage 1 me permet de discuter avec d'autres journalistes présents. Les scènes sont encore peu usitées en ce midi. Arborant des tenues de Viking et débarquant avec un entrain quasi parodiesque, je m'attendais à passer un moment humoristique en compagnie de Brothers Of Metal. Loin s'en faut, c'est avec grand professionnalisme que nous embarque le groupe suédois. Extravagants certes, mais pour le moins de vrais artistes, on assiste à un véritable show orchestré par le groupe. Le power Metal servi par la formation comprend des mélodies vraiment entrainantes. Si la technique est simple, elle fonctionne. Les rythmiques très heavy Metal vont faire headbanger les plus ou moins lève-tôt présents. Malgré un set court de 40min, le chanteur en kilt présente chaque membre de la troupe. Fait étrange, la batterie est ornée d'une peluche du pokemon Ectoplasma. Pourquoi? Comment? Le mystère restera entier. Pendant ce temps, un circle pit s'engage avec les slameurs habituels des Mainstages.

Die Spitz - Warzone Vince : Ce n’est bizarrement que lors de ce deuxième jour que je me décide à fouler la zone de guerre ! Pour entrée en matière quoi de mieux que le phénomène Die Spitz, tant ces quatre américaines ont fait parler d’elles, leur opus Something to consume étant dans de nombreux tops l’an dernier. Sous conseils de nombreux amis, me voilà sous la surveillance lointaine de sa majesté Lemmy (bordel quelle statue !), gentleman émérite et reconnu, en train d’assister à un spectacle sans aucun complexe.  Les filles se lâchent dans un Grunge très Heavy, se connaissant depuis toutes petites, les Texanes faussement nonchalantes, maitrisent leur sujet. La bassiste Kate Halter la plus souriante faisant même une galipette et jouant en quasi poirier, image immortalisée et faisant le tour des réseaux sociaux. Une sérieuse remise au-devant de la scène d’un style qui a explosé dans les 90’s, mais cette fois-ci à destination d’une Gen-Z pas forcément plus optimiste que nous à leur âge. Des filles en mode "Balek" qui nous balancent avec brio ce qu’elles aiment, et bien on en redemande chaque année. Une pensée pour les filles de Pussy Miel (reçues en interview le matin même), qui avaient hâte de les voir et qui comme moi ont dû apprécier leur passage.  Sortilège - Mainstage 1 L.Red : En attendant Sortilège, je rencontre et échange avec Arno, chanteur du groupe The Iron Troopers et photographe ce jour. Le concert de Sortilège fait suite à leur venue en 2022. Les français chantent dans la langue de Molière, ce qui est tout de même relativement rare pour le préciser. Les membres du groupe ont du chemin derrière eux, pour autant le public répond toujours à l'appel. Ils jouent successivement Chasse Le Dragon, Poseidon ainsi que le Poids De l'Âme, titre éponyme de leur dernier album. Si la température est moins élevée qu'hier à cette heure-ci je peux vous dire que ça tape, et pas que sur scène. Les français nous réservent un bon set de heavy Metal comme ils savent bien le faire. Le chanteur prend quelques instants pour rendre hommage à Bruno Ramos, guitariste de Sortilège, décédé il y'a presque un an jour pour jour. Ils terminent le set avec leur morceau phare, Sortilège, évidemment. Les retours que j'entends sont toutefois très variés, les fans auront adoré, tandis que d'autres diront qu'il s'agit d'une formation pour le moins kitsch. 
Setlist: D'ailleurs Progéniture destructrice Vampire Chasse le dragon Poseidon Le Poids De L'âme Mourir pour une princesse Amazone Sortilège TesseracT - Mainstage 2 L.Red : On ne peut que relever que la transition avec Sortilège est extrême. Avec TesseracT, c'est une musique à la fois complexe et efficace qui nous attend. Tels des bandeaux habillant leurs visages, le chanteur arbore un maquillage rouge tandis que la chanteuse porte un maquillage blanc qui contraste avec ses tresses rouges. TesseracT nous joue un djent atmosphérique, très technique mêlant deux voix claires masculine et féminine. Au regard du running order ça nous change de nos dinosaures (qu'on aime toujours autant voir et écouter bien sûr) du Heavy. Le son est lourd, percutant. La basse fait un job incroyable, elle lead totalement le set. La musique est propre tout en étant technique et progressive, le monde s'accumule, succès mérité pour les musiciens venus du Royaume-Uni. 
Setlist : Concealing Fate, Part 1: Acceptance Concealing Fate, Part 2: Deception Juno Natural Disaster Of Mind - Nocturne War of Being Queensrÿche - Mainstage 1 L.Red : Voilà presque 10 ans que les américains de Queensrÿche ne s'étaient pas rendus en enfer pour animer une Mainstage. Un baptême pour moi malgré les années au compteur du groupe. Le son commence très fort, mais l'équipe d'ingénieurs règle cela rapidement. C'est ensuite une voix robotique qui nous accueille avant de laisser place à Todd La Torre, chanteur à la voix très heavy. L'avantage du progressif, c'est que la longueur des chansons permet de prendre plus de photos! J'ai donc le temps de pouvoir analyser les membres sous tous leurs angles, tentant de capturer au mieux l'essence du groupe (n'hésitez pas à faire un tour sur le photo report de notre édition spéciale Hellfest!). Le groupe est haut en couleur, à l'instar de la basse verte fluo de Mike Stone, guitariste du groupe de 2002 à 2009, présent sur scène pour l'occasion. Le public se réveille tandis qu'une cinématique en fond de scène bien heavy et relativement vintage accompagne le show de temps à autre. Je quitte tranquillement les lieux pour entreprendre un petit tour au coin VIP histoire de manger un bout. 
Setlist : Queen of the Reich Operation: Mindcrime Warning NM 156 Screaming in Digital Empire Anarchy-X Revolution Calling Eyes of a Stranger Bloodywood - Mainstage 2 Vince : Les Indiens de Bloodywood, venant pour la troisième fois en 3 ans à Clisson, faisaient parti des concerts à ne surtout pas louper dans mon running order. Je me place donc rapidement le mieux possible sans être trop devant, conscient que le spectacle sera aussi à voir dans un ensemble fond de scène et écrans géants inclus. Initialement formés pour parodier des hits Pop sur Youtube à la sauce Nu Metal, ils ont franchi un cap avec leur version de Heavy de Linkin Park (dédicace à mon poto Meteora89). Chers à mon ami et collègue Fabulous, qui me les a fait découvrir avec Rakshak leur premier album, j’ai pris ma petite claque de forain dans la tronche. Leur Metal qui ne renie pas la tradition des sonorités folkloriques indiennes est un régal de modernité et d’originalité. Les images d’éléphants armés jusqu’aux dents, ou de Tuk-Tuk lancés à grandes vitesses dépeignent cette énergie qu’on retrouve là bas (eh oui j’ai eu le bonheur d’y aller). Leurs prises de position empreintes de colère contre les violeurs dans leur titre Dana Dan qui ouvrent le set, les riffs surpuissants et les rythmes rageurs de Nu Delhi où Gaddaar fédère autant qu’ils font bouger une assistance déployée en masse et réceptive. Le Metal tribal venu des Indes a apporté une touche d'exotisme sur la Mainstage, c'est brutal, rentre-dedans, puissant et les sonorités traditionnelles vous emportent, ceux qui ne connaissaient pas ont, je pense, été conquis. Je profite donc de ce concert avec réjouissance et une grande pinte : faut pas déconner non plus on peut aussi se détendre !  L. Red : Je n'ai vu le début du show que depuis l'écran géant disponible côté vip. Mais d'ici on constate déjà que les Mainstages sont full pour Bloodywood. Observant l'hystérie collective de la foule à travers l'écran, je décide de m'élancer pour rejoindre le pit et vivre l'évènement de plus près. Les indiens instaurent une ambiance de fou. Le groupe est monstrueux, l'énergie est pure et dingue. La fosse est complètement sous l'emprise de Bloodywood. Le groupe peut demander n'importe quoi, les festivaliers les suivent ! La formation performe sur Machi Bhasad pour clore le set. Peut être la meilleure ambiance de cette édition, et ce n'est pas les photographes que je vois se dandiner qui vont vous dire le contraire! Setlist : Dana Dan Aaj New Delhi Gaddaar Bekhauf Hall Bol Machi Bhasad (Expect A Riot) Accept - Mainstage 1 L.Red : Alors que la conférence de presse menée par Alissa (Blue Medusa) et Dirk Verbeuren (Megadeth) au stand de Savage Lands touche à sa fin, le set d'Accept est tout prêt à démarrer. Accept qu'on ne présente plus avec les années et le nombre d'apparitions au Hellfest. La batterie est bien surélevée, pour le bonheur des photographes. Ils ont d'ailleurs une belle machinerie de scène ornant le logo du groupe. Les allemands commencent directement avec leur titre phare Metal Heart, le public entonnant le refrain en chœur. On est témoin d'un petit kiff de fin de chanson avec le solo à la batterie de Christopher Williams, batteur du groupe depuis 2015. Tels les heureux défenseurs du heavy Metal, les allemands nous offrent des hymnes à répétition, et la fosse est bon public! Bruce Willis se serait-il reconverti en guitariste? Je vous laisserai en juger par les photos, la ressemblance avec Wolf Hoffmann m'a particulièrement interpelée. Le concert se poursuit à l'occasion d'un featuring avec Todd La Torre, le chanteur de Queensrÿche sur le morceau Run If You Can. Puis Accept nous joue Princess of a Down et en chœur, une fois n'est pas coutume, le public chante les onomatopées. Une nouvelle collaboration avec Fredrik Åkesson d'Opeth avant que le groupe termine son set avec son fameux Balls to the Wall. Défi rempli, en plein soleil, faire vibrer et danser les festivaliers. 
Setlist : Metal Heart Teutonic Terror Restless and Wild Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man Run If You Can (with Todd La Torre) Princess of the Dawn Fast as a Shark (with Fredrik Åkesson) Balls to the Wall Sepultura - Mainstage 2 Vince : Comme de nombreux groupes, les trasheurs brésiliens tirent leur révérence cette année après plus de 40 ans de carrière, qui, faut bien le dire, aura connu moult remous depuis 84, chiffre arboré partout sur les maillots de foot en Mainstage à leur effigie. C’est donc l’occasion pour moi d’enfin les voir aussi sur scène et de raviver mes années d’adolescent où ma chaine hifi hurlait au moins aussi fort que moi les mythiques Refuse/Resist, ou Roots Bloody Roots et ce au grand désarroi de ma mère ! C’est bien simple c’est une ambiance démentielle qui s’empare du lieu. Après quelques notes et quelques clichés, je me lâche et vis un premier Slam mémorable pendant Kaiowas où de nombreux guests sont venus faire des percussions (Alissa White-Gluz, et des membres de Crypta, Megadeth et Kreator). Puis je reviens aussitôt au milieu des furieux pour vivre le show dans une communion étouffante et dantesque tout contre les barrières, partageant sueur, cris, sauts et chants expiatoires, surpassant même ce que j’avais pu connaitre il y a de nombreuses années devant Slayer lors de leur passage aux Eurockéennes en 1999, je peux vous assurer que ce Live m’a fait un bien fou, quelle ambiance pour cette dernière de l'histoire en France ! Dommage que le concert de Max Cavalera le lendemain ait été annulé, en bon fan j’avais espoir d’une réconciliation.  Setlist : Inner Self All souls rising Kairos Attitude The place Kaiowas Beyound the dream Refuse/Resist Arise Ratamahatta Roots bloody roots Helloween - Mainstage 1 Vince : Helloween eux aussi venaient fêter 4 décennies de carrière dans un Power Metal toujours aussi efficace que plaisant. La Chaleur écrasante et le besoin de récupérer après le show de Sepultura ont certainement été la raison d’un public plus timide. Bien sûr les guitares font toujours headbanger au travers de leurs grands classiques et il faut reconnaitre ces particularités chez les allemands qui ont deux chanteurs complémentaires, quatre guitaristes de grande qualité et tout sourire, et une batterie monumentale en mode mitraillette avec autant de grosses caisses que de 6 cordes ! La scénographie est très belle (voir photos) sur l’écran de fond de scène, les lights magnifiant le tout, les rubans et confettis lâchés en masse, ou dans leurs traditionnelles citrouilles partout reprises. J’attendais avec impatience mon titre favori I Want out qui a clôturé leur set à merveille où le public a enfin été à la hauteur. L. Red : Pour leur 5ème cérémonial, jamais de trop vous dirait Blaster Of Muppets, la formation allemande Helloween nous invite à leur show dantesque. Le groupe débute avec puissance pour fêter ses 40 ans de carrière. Des lights de chaque côté sous forme de bande de LED habillent la scène. On est cueilli par un mini film dévoilant un faucheur sans tête couverte d'une cape rouge à l'instar de la fontaine de sang de l'espace VIP. Le show est assez visuel avec entre autres pour scénographie des images de cathédrale. Comme toujours la Mainstage 01 est pleine à craquer, mais les gens bougent peu, peut-être un peu cassés par les températures, tandis que nos deux chanteurs sont vêtus de grosses vestes en cuir. Les musiciens assurent le show, la guitare rouge est une dinguerie à elle seule. Le set fait la part belle au progressif et met en lumière les capacités techniques des musiciens. On assiste de nouveau à un intermède avec la présence de l'espèce de faucheur filmé. Le groupe s'élance pour jouer une balade avant de laisser la place à un petit solo de batterie qui fait toujours son effet. Jet de confettis, jet de rubans, les artifices enjouent les festivaliers. Pour le dernier morceau, les techniciens envoient d'énormes ballons orange et noir évidemment à l'effigie de la mascotte du groupe avec une sérigraphie spécifique pour leurs 40 ans. En guise de remerciement pour la fidélité du public, les allemands distribuent tout : peau de batterie, baguettes, médiators, la totale. 
Setlist: March of Time The King for a 1000 Years Future World This Is Tokyo We Burn Twilight of the Gods Ride the Sky Into the Sun Hey Lord! Universe (Gravity for Hearts) Hell Was Made in Heaven I Want Out Opeth - Mainstage 2 L.Red : Malgré ses 6 précédentes apparitions au Hellfest, le groupe foulant les planches lors des éditions que j'ai manquées, à croire que c'était fait exprès! Allez, on se rattrape et on profite des Suédois dont l'évolution musicale permet au public à la fois de découvrir leur part de death Metal et de Metal progressif. La formation commence dans une ambiance quasiment religieuse. Puis la guitare et la batterie lancent le set. On est dans la technique à fond, les musiciens sont de vrais performers. Toutefois, le groupe s'excuse étrangement de la longueur de leurs morceaux selon eux peu adaptés à ce type de scène, comme si quelque part ils ressentaient que le public n'était pas dedans. Eh oui car malgré le fort désir de les découvrir, l'émotion a manqué jusqu'aux deux derniers titres. 
Setlist: §1 The Grand Conjuration §7 The Drapery Falls Deliverance Iron Maiden - Mainstage 1 L.Red : J'avais, je vous l'avoue, un peu peur que Bruce nous réitère ses longs monologues en français qui entrecoupaient chaque morceau lors de l'édition de 2023. Début à 21:05 avec le film diffusé, la cinématique absolument identique à celle de la tournée, ce qui annonce donc un show dans la continuité de celle-ci. Ça promet un concert digne des stades ! Iron Maiden de toute façon met tout le monde d'accord. Qui peut vraiment dire "moi Iron Maiden, nan franchement j'aime pas!"? D'ailleurs, si l'on regarde le pourcentage de t-shirts à l'effigie du groupe portés ce jour, c'est incontestablement les maîtres de ce vendredi. Ayant eu le bonheur de les voir à l'Accor Arena de Paris en Juillet 2025 à l'occasion de leur tournée célébrant leurs 50 ans de carrière, la setlist ne m'a donc pas surpris. Bien sûr la scénographie diffère quelque peu, toutefois les éléments de pyrotechnie sont un atout pour le spectacle offert par la Vierge de Fer. Au fil du set, tels des témoins ébahis d'un show toujours aussi bien orchestré, nous observons en liesse Eddie outillé d'une hache sur Killers, Bruce Dickinson arborant un masque sur Powerslave. Chapeau et manteau longs noirs, le chanteur nous transporte sur la lune avec Fear Of The Dark, mon morceau qui m'a franchement mis les poils. Bruce nous parle brièvement en français, quelques mots pas plus et ça me va bien. Les mises en scène sont toujours aussi époustouflantes tandis que les festivaliers, en fervents fans des britanniques, entonnent en chœur chacun des refrains des 2h15 de concert. Moment d'autant plus intense pour moi qu'il était partagé avec mon père qui m'avait déjà emmené les voir comme cadeau pour mon bac en 2010 à Bercy et ma mère les découvrant pour la première fois sur scène. Encore une fois, chapeau bas, 50 ans au compteur mais toujours aussi fédérateurs et puissants les Maiden. Vince : Parfois on se dit qu’on a de la chance, à 40 ans très bien tassés, je n’avais, il y a moins d’un an, jamais vu les icônes absolues de la NWOBHM née il y a plus de 50 ans. En effet après le concert sur la Malsaucy pour l’ouverture de l’édition 2025 des Eurockéennes, j’assiste de nouveau à ce méga Show Run For Your Lives qu’est ce concert des britanniques. Alors oui il y avait moins de surprise, la prestation étant la même, mais quand c’est bien fait on est comblé (pas comme les spectateurs à La Défense quelques jours plus tard…). Bruce Dickinson incarne au chant avec puissance l’identité Maiden, il remplit tous ses rôles en costumes tout au long du set à la manière d’une œuvre cinématographique. Tout y est, Eddie sous toutes les coutures, des images fidèles à l’imagerie des pochettes d’albums ou de singles, un Steve Harris et sa Basse en chef d’orchestre, les 3 gratteux aussi différents qu’essentiels tant Dave Murray le Soliste discret, Adrian Smith l’éternel mauvais garçon, que le fantasque Janick Gers faisant virevolter sa guitare en l’air ou l’écrasant sous ses pieds. Simon Dawson avait la lourde, très lourde tâche de remplacer Nicko Mc Brain derrière les fûts et il a fait le job, mais cela restera un de mes deux regrets, avec l’absence totale de morceaux extraits de Brave New World mon opus préféré signant le retour du Pilote Bruce en Frontman. Plus long concert de l’édition 2026 avec 2h15 de presta au travers de grands classiques des neufs premiers albums : Phantom of The Opera, The Number Of The Beast, Powerslave, Seventh Son Of A Seventh Son, The Trooper, Iron Maiden ou Fear Of The Dark lors du rappel. Le public s’est délecté avec tout le plaisir qu’on peut avoir avec du Maiden dans les oreilles, et il en a bien entendu été de même pour votre serviteur. Setlist : The Murder in the Rue Morgue Wrathchild Killers Phantom of the Opera The Number of the Beast Infinite Dreams Powerslave 2 Minutes to Midnight Rime of the Ancient Mariner Run to the Hills Seventh Son of a Seventh Son The Tropper Hallowed be thy Name Iron Maiden Aces High Fear of the Dark Wasted Years Sabaton - Mainstage 2 L.Red : Les habitués des lieux que sont Sabaton, débarquent une fois de plus pour décoiffer la Mainstage 2. Il y a toujours énormément de monde, les spectateurs sont bien là après le concert des Maiden. Le son est monstrueux, on nous demande même de mettre des boules quies au pit photo devant tant de puissance. Le shooting photo nous a d'ailleurs donné un coup de chaud avec de la pyrotechnie au-devant de la scène. Jocke, le chanteur, est toujours habillé de son plastron gilet pare-balle et de ses fameuses lunettes de soleil. Six choristes accompagnent la formation, le rendu est splendide. La batterie est montée sur un char qui se surélève de la scène selon les morceaux. Les refrains sont toujours autant fédérateurs au rythme de Hannes Van Dahl, batteur gaucher jouant également avec Evergrey. Les guerriers suédois nous offrent une nouvelle fois le meilleur de leur power Metal accompagné d'effets scéniques et pyrotechniques grandiloquents. Un performer francophone monte sur scène grimé en Napoléon Bonaparte invite le public à chanter une énorme Marseillaise dans le pit avant de rejoindre le groupe pour le titre I, Emperor. Le groupe passe en revue les différents moments sombres de l'histoire dans un power plus qu'entrainant et c'est une nouvelle fois un show dantesque ! 
Setlist : Ghost Division Yamato The Red Baron The Last Stand Great War Stormtroopers Christmas Truce Soldier of Heaven Night Witches I, Emperor The Attack of the Dead Men Bismarck Hordes of Khan Templars Primo Victoria Swedish Pagans The First Soldier To Hell and Back The Last Battle (bande enregistrée de fin de concert) Ultra Vomit - Mainstage 1 L.Red : Le groupe serait certainement la seule formation contente si je disais que leur prestation n'avait été nulle à chier, mais comme on pouvait s'y attendre (et on a attendu un an, hein!) c'était tout le contraire. Pour leur 5ème apparition (en tant qu'artistes hein, on sait bien qu'ils sont là tous les ans!), nos UV français ont bien l'intention de se rattraper suite à leur affreux manquement de l'année dernière. Nous sommes fraternellement conviés à un test sonore diffusé sur écrans géants avant que le titre Tikawahukwa démarre. Le groupe parodiesque est accompagné de tambours issus de la troupe Les Bidons de l'Enfer. Associé à des confettis répartis dans la fosse sur le fameux titre Je collectionne des canards, des humains habillés en canards montent sur scène. Les propos diffamatoires de Fœtus précisant au public "Merci à Iron Maiden d'avoir bien voulu faire notre première partie" m'ont tué. Quand on croit qu'ils ont fini de nous surprendre, on se trompe une fois de plus. Et ce n'est pas l'arrivée de Christian Andreu, guitariste de Gojira qui va nous faire dire le contraire. La collaboration qu'on attendait tous a enfin eu lieu, pour notre plus grand bonheur, bonheur qu'on pourra se remémorer puisque le concert est filmé et sortira prochainement en dvd. La bonne humeur continue avec la Minute Manard où ce dernier nous fait une proposition sonore en chantant Crazy Train en hommage à Ozzy Osbourne. Un bonhomme géant à l'instar de la mascotte Eddie déboule sur les planches quand les notes de Dead Robot Zombie Corp Outer Space II retentissent. Liesse totale sur la Mainstage 1, Ultra Vomit termine son concert avec successivement La puissance du pouvoir, Kammthaar pour finir avec A.N.U.S. (qu'on a tous entonné en attendant la navette je dois le préciser !). Ah là là, qu'est-ce qu'on les aime nos UV français! Vivement la prochaine rigolade en leur compagnie. Setlist : Evier metal Le Coq Doigts de Metal Quand j'étais petit Takoyaki Miction: Impossible (Sonde de B!te) Tikawahukwa Ricard Peinard Patatas Bravas Mortal konkass Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) Je collectionne des canards (vivants) (with Andreas Martin) Calojira (with Christian Andreu) Crazy Train (Ozzy Osbourne cover) (Abriged, Manard on vocals) Mouss 2 Mass Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II La puissance du pouvoir Kammthaar A.N.U.S.(With strings and fireworks) Mastodon - Valley Vince : Les géorgiens d'Atlanta peuvent être fiers : après plus de 25 ans à nous proposer un Sludge Progressif et parfois psychédélique au travers de 8 albums dont le mythique Leviathan, ils ont foulé avec la plus grande réussite la scène Clissonaise une quatrième fois après 2015, 2022 et 2024. Un concert où a régné une atmosphère énigmatique, envoûtante et sale. Une chanson hommage à Brent Hinds (disparu l’an dernier dans un accident de moto) et des T-shirts estampillés Ozzy partout ! Mon premier excellent concert en Valley. A noter une séance de dédicace avec Bill Kelliher plus tôt dans l’après-midi où j’étais présent.  Setlist : Thread Lighlty The Motherload Your Ghost Again Crystal Skull Black Tongue Megalodon More Than I Could Chew Crack the Skye Steambreather Blood and Thunder The Gathering - The Temple Vince : Je termine la seconde journée sous la Temple avec une attente curieuse de découvrir The Gathering. Les néerlandais qui sont passés par le Doom et le Metal Gothique sont désormais orientés plus Rock Alternatif tendance progressif, plus accessible au grand public. La Voix magnifique et envoutante d’Anneke Van Giersbergen qui fait son grand retour est leur principal atout. Atmosphérique, lyrique, telle une sirène elle magnifie la musique des frères Rutten et vous hypnotise. Un moment délicieux pour finir dans un mélange de douceur, de noirceur et de puissance cette journée marathon du vendredi.  Setlist : Mandylion Eléanor Fear the Sea In Motion #1 Probably Built in the Fifties Sand and Mercury On Most Surface (Inuït) Leaves Strange Machines Saturnine Bilan de cette journée du Vendredi Vince : Ce vendredi était un vrai marathon, une interview, ma présence sur toutes les scènes, j'ai pris claque sur claque, une ambiance de dingue, des Pits, des Slams, et surtout aucune déception. On est déjà au milieu de la nuit, sachant que je n'étais qu'à la mi-temps de mon Hellfest, je me glisse dans la nuit et le sommeil, la musique résonnant dans la tête.  L.Red : Quelle journée de dingue ! Quel bonheur d'obtenir des clichés de ces groupes que je suis depuis de nombreuses années et qui me font toujours autant vibrer. Et que dire de nos UV français à part que c'est toujours un délire monumental de les retrouver et malgré les 2h du mat' affiché, on a tous la patate après un tel spectacle ! Toutefois vous aurez compris ma frustration ce jour de manquer quelques groupes du matin et Slift. Groupe que j'avais prévu d'aller découvrir sur scène, ce qui m'obligeait à quitter les Maiden. Mais l'engouement du moment, la ferveur du groupe à partager avec les festivaliers m'a finalement retenu. À charge de revanche Slift, je vous découvrirai un jour ! 
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