Aux Portes Du Metal

À venir

BEYOND THE STYX "Divid", CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm", ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset", THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless", VANIR "Wyrd"

Prochaine mise à jour:
le 20 avril 2026.

Nous soutenir

La compil de l'année

Les albums du moment

Tous les coups de cœur

Communautés

Groupe:

Hellfest 2026 - Jeudi

Date:

18 Juin 2026

Lieu:

Clisson

Chroniqueur:

L.Red, Vince Mc Khin

 
C'est parti pour l'édition 2026 du plus grand buffet à volonté des metalleux !
Dans la digne lignée de nos collègues prédécesseurs Kabet et Fabulous, c'est à notre tour de vous conter cette aventure cette année.
Au programme : 4 jours de musique, de photos, de rencontres, qu'on va tenter, nous autres humbles chroniqueurs Vince et L.Red, de vous partager le plus authentiquement possible.
Chaque jour fait la part belle à des styles très divergents du genre metal. Rappelons que la palette comprenant une centaine de sous genres, on y retrouve cela dit une certaine direction artistique selon les jours, le samedi mettant en avant le black, death et hardcore, tandis que le dimanche est plutôt orienté metalcore.

L.Red : Pour cette 7ème édition à mon actif, et une fois n'est pas coutume, j'ai pour mission personnelle en amont du festival d'étudier scrupuleusement chaque groupe présent afin de créer un running order du tonnerre. Là où la plupart aiment à se laisser porter par la vague sonore qui les fait voguer d'une scène à l'autre, tel un capitaine en mer, j'aspire à mener la barque afin d'éviter toute frustration et ne pas manquer LE groupe à ne pas louper. Et au fil des années, je me rends compte de l'évolution de mes goûts musicaux et de l'éclectisme qui en ressort. Je viens donc en terrain conquis, week-end synonyme de bien-être ultime que j'attends toute l'année. J'ai toutefois le privilège pour cette édition de représenter notre webzine et par conséquent de détenir un pass VIP aux nombreux avantages dont je compte bien profiter à minima.

Vince : Je viens traverser la France, en petit nouveau, vierge de toute expérience Hellfestienne plein d'impatience, d'excitation et avec une petite dose de stress me devant d'être à la hauteur de l'évènement, de la confiance portée en moi et voulant vivre cela pleinement, un peu dans l'état où j'étais avant ma première scène en tant que musicien très amateur, mais passionné ! Bien organisé, motivé, sac à dos, casquette, crème solaire et gourde en ma possession, running order parfaitement préparé et matériel chargé. On est jeudi il est midi et je vois Ozzy qui se dresse devant moi me tendant les bras. Y a plus qu'à. Let's Go !!!

Parmi les nouveautés de cette année, on retrouve un Hellfest Coffee avec au programme ristretto, expresso, americano (Ultra Vomit, sponsor officieux ?).
Bien sûr, la fameuse statue d'Ozzy très attendue trône devant l'entrée du festival. Si celle-ci est globalement réussie, elle semble plus cartoonesque que les œuvres auxquelles Philippe Pasqua nous avait habitués.
Mot d'ordre général pour les photographes, une chanson shootée par groupe. C'est court et intense et vous ne le savez peut-être pas, mais chaque photographe doit ensuite faire tout le tour, traverser la fosse tant bien que mal pour revenir au pit photo. Imaginez le nombre d'aller-retour pour photographier les Mainstages!

 

We Came As Romans - Mainstage 1

L.Red : Ayant eu l'occasion de les chroniquer en 2025 lors de la sortie de leur dernier album ALL IS BEAUTIFUL… BECAUSE WE’RE DOOMED, j'étais curieuse de les découvrir sur scène. Après avoir vécu la douloureuse épreuve de perdre leur chanteur Kyle Pavone, les américains résilients remontent sur scène avec Dave Stephens qui mène les vocalisations. Et dès le début la foule est bien présente, enchainant circle pit et autres danses au rythme des sollicitations du groupe. Le chanteur s'avance sur la petite scène pour le titre Where Did You Go, tandis que les canons à eau sont déjà de sortie! Le son est lourd, l'énergie brute propre au metalcore nous embarque. Et dans les derniers sauts entrepris en symbiose, le groupe s'échappe déjà de la scène. Qu'il fait bon de retrouver cette ambiance attendue chaque année. Ce premier concert m'a mis l'eau à la bouche (canicule oblige 🤷‍♀️)!
 
 
Setlist :
ALL IS BEAUTIFUL... 
Bad Luck 
Red Smoke 
Cold Like War 
Lake Of Fire
Lost In The Moment
Culture Wound
Darkbloom 
No Rest For The Dreamer
Where Did You Go?
Black Hole 
BECAUSE WE'RE DOOMED
Daggers 
 

Kristel - Purple House

Vince : Tout droit venu de Madagascar, le trio familial Kristel a rapidement enflammé la fournaise qu’est la Purple House. La chanteuse et leader, qui donne son nom au groupe, est en symbiose avec sa basse et a envoûté un public, qui, malgré l’horaire difficile dans la prog, a adhéré immédiatement et l’a fait savoir en improvisant un circle pit autour de la cage ! C’est donc une proposition sonore faite de lourdeur lancinante et d’énergie bien énervée, mais pleine de groove à laquelle on a assisté. La presta dans une fusion rock est assénée avec cœur et esprit, tel un exutoire viscéral, lance à merveille mon Hellfest comme tombant dans un volcan incandescent.

 

 

Will Barber - Hell City stage 

Vince : Après la chaleur torride de la Purple House, me voilà parti m’aérer avec le Narbonnais Will Barber passé dans sa jeunesse par le Punk Californien ou le Metal, mais également à la TV dans The Voice en 2017. Depuis, en amoureux de Led Zeppelin ou BB King, il a pris un virage plus épuré. Désormais seul avec sa meilleure amie, la Weissenborn chère à Ben Harper, il nous a offert une superbe prestation dans un Blues Heavy Rock, guitare en bois pimpée posée sur les genoux. Malheureusement l’organisation l’ayant fait démarrer plus tôt que prévu, je n’ai pas pu voir le début du set (étant à la séance de signature avec Igorrr). Mais ce que j’ai vu m’a immédiatement conquis avec notamment deux reprises : une version énervée de Another brick in the Wall des Floyd et un iconique Sweet Dreams d’Eurythmics.

                                                                                                                                                                                     

 

Truckfighters - Valley 

Vince : Plus de 10 ans après leur première venue en 2015, les suédois étaient attendus au tournant, ils venaient défendre leur nouvel opus Masterflow que j’avais accueilli, avec mes amis aficionados du genre, dans un sentiment mi-figue mi-raisin en ce début 2026. J’avais pas mal d’attente pour ma première expérience en Valley. Malheureusement quelle déception, entre un son qui n’était pas à la hauteur et le fait que jamais les Scandinaves n’aient réussi à faire décoller le tout….leur Stoner a pris un coup de chaud cet après-midi. Malgré tout les musiciens ont essayé avec cœur et volonté, cependant la mayonnaise n’est jamais montée. Un horaire en début de soirée leur aurait permis, à condition d’un effort de la régie sonore, de me séduire davantage.

                                         

 

Ab Natural - Hellstage

L.Red : Voilà les premiers français écoutés cette année sur les planches du Hellfest. Ab-Natural est un jeune groupe de metalcore que j'ai eu le plaisir d'interviewer après leur passage sur la Hellstage (interview dispo ici). Proposant du nu metalcore 100% chanté dans la langue de Molière, le quintet (sextet avec leur ingé son) n'est pas là pour enfiler des perles et compte bien rallier des gens à sa cause! D'emblée on remarque l'extravagance assumée d'Abigail, la chanteuse, qui porte des énormes chaussures à plateforme rouges. Le groupe partage une belle énergie. Pour cette première journée, on le sait, les festivaliers se ruent à la cathédrale et sont souvent seulement de passage à la Hellcity. Par conséquent, il y a peu de monde devant la Hellstage, les festivaliers glanant également le moindre coin d'ombre, restent néanmoins à l'écoute. On retrouve une bonne ambiance, intimiste avec des initiatives de circle pits. Casper, un des deux guitaristes, sur un morceau très électro nous fait quelques pas de danse. Je dois malheureusement quitter la bande avant la fin du set pour rejoindre Elder.

 

Mickey Dee With Friends - Mainstage 2 

Vince : Première grosse écurie sur la Mainstage 2, l’excellent batteur tout sourire de King Diamond à ses débuts ou de Scorpions depuis 2016 a évidemment proposé à merveille une partie du répertoire de sa longue période Motörhead, qu’il a passée de 1992 à 2016, avec les regrettés Phil Campbell et Lemmy Kilmister (tous deux présents en portrait sur le mur des disparus du Metal dans la zone VIP). À noter un passage avec un guest qui a pris la basse et le chant : Chuck Garric (Bassiste d’Alice Cooper).

                                                                     

Setlist :
Killers
Love Me Like a Reptile
In the Name of Tragedy
Shoot You in  the Back
I Got Mine
Sacrifice
Born to Raise Hell
Killed by Death
Ace of Spades
Overkill
 

Elder - Valley

Vince : Un p’tit tour en Valley avec l’espoir de voir une presta et un son à la hauteur. Et bien me voilà satisfait avec le quatuor de Metal originaire du Massachusetts. Un Metal Progressif qui fait honneur à la scène la plus cérébrale de Clisson. Nick Di Salvo et sa guitare ont saisi l’assistance tout le set, et l’apport de clavier m’étant si cher, les Américains que je découvrais en live après une écoute limitée au préalable me laissent plutôt une bonne impression et me réconcilient avec cette partie du site.

                                                                                     

L.Red : Elder, c'est du rock psyché progressif venant tout droit du Massachusetts. Ils sont bons et assurent de longs titres de progressif. Le son est magnifié sur la place de la Valley. J'y retrouve une vibe assez seventies, avec des sonorités à la sauce Ozzy. La fosse est pleine à craquer, les festivaliers sont en forme! Elder nous aura servi un bon rock psychédélique qui nous fait bader d'emblée, on est transporté dans un autre monde. Associé à un verre de cidre, c'était pour moi le combo parfait.

         

Setlist :
Sigil To Ruin
Capture/Release
Catastasis
Halcyon

 

The Pretty Reckless - Mainstage 2

Vince : Retour en Mainstage 2, avec un set qui a marqué les esprits du public. Dans un rock alternatif porté par leur frontwoman, The Pretty Reckless fait plus que séduire l’assistance. Très carré, efficace et musicalement abouti, les Américains magnifiés par l’indéniable atout charme de l’ancienne actrice Taylor Momsen, qui avec sa présence scénique charismatique, sa voix et son envie, ont marqué l’auditoire tant pour ceux qui les découvraient, que pour moi qui les voyais une troisième fois après les deux premières parties de mon groupe favori AC/DC sur le PWR UP Tour à Stuttgart et Longchamp. Mêlant ses déjà grands classiques tirés de l’ensemble de leur discographie et nous gratifiant de la primeur de chansons qui se verront sortir une semaine plus tard sur le nouvel album Dear God (26 juin 2026). The Pretty Reckless a réussi son premier passage à Clisson.

                                                                                                                                   

Setlist :
Death by Rock and Roll
Since You're Gone
Follow Me Down
For I Am Death
When I Wake Up
Make We Wanna Die
Heaven Knows
Going To Hell

 

Shelter - Warzone

L.Red : Me voilà en route pour la Warzone afin de découvrir Shelter et leur "krishnacore" américain. Groupe fondé en 1990, je peux vous dire qu'ils n'ont pas pris une ride. C'est avec ferveur et dans une très bonne ambiance que le quatuor met le feu à la Warzone. On retrouve une vraie belle énergie à laquelle le public répond malgré la chaleur. La formation joue successivement les morceaux de leur album Mantra de 1995 tels que Message Of The Bhagavat, Appreciation ou encore Empathy. Ils font donc la part belle à leurs vieux titres qui ont fait leur succès, toutefois je suis surprise qu'ils n'en profitent pas pour partager avec les festivaliers présents leur nouveau single Incomplete, sorti en février dernier.

         

Setlist :
Message of the Bhagavat
Civilized Man
Appreciation
Empathy
When 20 Summers Pass
Mantra
Letter to a Friend
Better Way
Here We Go
Shelter 

Au passage pour aller photographier et écouter Breaking Benjamin, je découvre The Pretty Reckless et wow ça envoie du lourd. La chanteuse dégaine toute la hype qu'elle a et le public semble totalement envoûté.

 

Breaking Benjamin - Mainstage 1

L.Red : Découvert en écoutant le line up du Hellfest, et waouh je suis tombée en amour de ce groupe, comme diraient nos cousins québécois. Il s'agit ici de leur tout premier concert en France, véritable évènement donc. Les Américains arrivent d'entrée de jeu à instaurer une bonne ambiance sur scène et dans le pit. Le chanteur Benjamin Burnley prend le temps de nous dire quelques mots, exprimant sa pleine gratitude. Ils jouent leurs classiques comme I Will Not Bow et Breath et le public chante en chœur le refrain. La formation propose un intermède qui fait patienter pour hyper encore un peu plus la foule. Breaking Benjamin poursuit son set avec le titre phare de leur dernier album, Awaken. Ils terminent avec The Diary Of Jane associé à un acte de pyrotechnie qui a soulevé un "Wow" général.

         

Setlist:
I Will Not Bow 
Until the End 
Blow Me Away 
So Cold 
Polyamorous 
Dear Agony 
Something Wicked 
Breath 
Awaken 
Failure 
The Diary of Jane
 

Deep Purple - Mainstage 1

Vince : Enfin !!! Fan depuis tout petit, le Deep fait partie de ces groupes que mon papa m’a transmis en héritage musical et qui m’ont façonné. Je ne voulais pas avoir de regrets comme avec Led Zeppelin ou le Sabbath et ne jamais faire un concert, et cette édition 2026 m’a offert la chance de les voir enfin en Live. Un rêve se réalise donc, et je vous le dis tout de suite c’était une merveille de concert. Malgré l’âge très avancé, les britanniques ont fourni un concert de toute beauté, à coup sûr un groupe que les gens toutes générations confondues venaient voir avec attention tant ils sont mythiques. Avec 3 des 5 membres du Mark 2 (la période la plus marquante), Roger Glover (Basse) tout sourire, Ian Paice (Batterie) en métronome et un Ian Gillian (Chant et Harmonica) emblématique et généreux, les titres comme Highway Star en ouverture ou Smoke on The Water en fin de set étaient d’anthologie. Mon si cher monstre sacré John Lord (Clavier),  a depuis le début des années 2000, été très bien suppléé par Don Airey, qui a été auteur d’envolées techniques et mélodiques sur ces nombreux orgues ce soir. Enfin le « jeune » guitariste Simon Mc Bride arrivé en 2022 et présent sur deux albums fait « plus que le café » à la guitare, même si bien sûr on est loin du maestro Ritchie Blackmore. Alors, oui ils sont âgés, et les titres sont moins tranchants, les rythmes moins rapides, de plus la voix de Ian ne peut plus être poussée comme par le passé, mais pour en avoir parlé avec de très nombreux spectateurs le niveau de ce live est très au-dessus de ce qu’ils ont produit même 10 ans en arrière. La Nostalgie a-t-elle un rôle dans mon analyse, évidemment, mais franchement est-ce si grave ? Je suis de nouveau un enfant et un amoureux de la musique heureux !

                         

L.Red : 4ème passage en terres Clissonaises pour les britanniques de Deep Purple qui avaient annoncé une tournée d'adieu en 2017. Pendant que sur la mainstage 1 monte un haut rideau noir pour garder tout le suspens de la scénographie de Papa Roach, voici que débute le fameux groupe. Fondée en 1968, la formation a de la bouteille, mais assure tout de même le show. Le batteur sur sa Pearl enchaine les rudiments tandis qu'a la guitare on retrouve les riffs iconiques du groupe. Ian Gillian adoptant chemise blanche et lunettes de soleil, vocalise sur une setlist de près d'une heure quinze. Le groupe nous surprend en utilisant un gong et en reprenant une partie de la Marseillaise. Les solos sont toujours bien menés, cependant la force de l'âge commence à se faire sentir et j'ai du mal à rentrer dedans.

         

Setlist:
Highway Star 
A Bit on the Side 
Hard Lovin' Man 
Into the Fire 
Guitar Solo 
Arrogant Boy 
Lazy 
When a Blind Man Cries 
Diablo
Keyboard Solo 
Space Truckin' 
Black Night
Smoke on the Water 
 

The Halo Effect  - Altar 

L.Red : Tous issus à un moment donné de la formation In Flames, les Suédois de Göteborg se réunissent ce jour sous la bannière du groupe The Halo Effect. C'est donc bien cinq compères qui nous convient à leur metal mélodique sur la Altar. Les morceaux sont mélodieux, la guitare me faisant penser à des titres que peut jouer Ghost (encore des Suédois!). J'apprécie les quelques titres entendus au passage pour aller voir le show de Papa Roach.
 
Setlist :
March of the Unheard
Feel What I Believe
The Needless End
Detonate
What We Become
Become Surrender
Gateways
Last of Our Kind
Our Channel to the Darkness
A Truth Worth Lying For
Between Directions
Shadowminds
 

Papa Roach - Mainstage 2

Vince : Premier concert réussi sur la Mainstage 1 de mon côté avec les Américains de Papa Roach. Dans un Metal Alternatif qui se trouve être un de mes styles de prédilection, on a pu apprécier un concert très US justement. Tout est calé à merveille, le leader Jacoby Saddix est un Showman remarquable, une bête de scène et il se donne à fond. Doté d’un capital sympathie immense il signe une guitare pour un gosse dans le public, et fait le duo qui a mis la claque à tout le monde avec son fils Brixton ! Le Show était aussi sur les écrans transformant aussi bien le groupe que le public avec un effet « dessin animé » sur un titre. Avant de conclure avec leur hit Last Resort sorti sur leur album Infest, ils ont fait un medley Metal du plus bel effet (Deftones, System Of A Down…). Les quarantenaires comme moi en ont eu pour leurs yeux et leurs oreilles et se sont bien imaginés en fin d’études le son à fond dans l’autoradio, potes et bières en pack dans la bagnole. 

L.Red : Si l'on compte leur participation au Knotfest, les californiens de Papa Roach foulent les terres clissonnaises pour la 5ème fois cette année. Pas de photo prioritaire je n'ai donc que mes observations à vous fournir. La foule est en feu, tout comme la scène et les décors du Hellfest qui s'animent d'artifices pyrotechniques tout du long. Le chanteur Jacoby demande au public de reculer de 4 pas en arrière en vue d'un moshpit. Puis... Put your hands up! Le son est plutôt bon, les ingénieurs sons font un sacré boulot. Les mainstages sont pleines à craquer! Le chanteur porte un veston où est noté Roach 1993. Les hellfestiens encensent le groupe. Telle une mise en abyme, Papa Jacoby accueille son fils sur la scène pour pousser la chansonnette en duo. Et le petit semble prometteur. S'ensuit un court entracte représentant un extrait de clip vidéo diffusé en noir et blanc. New Metal Time Machine annoncé par le leader : le groupe enchaine des morceaux de plusieurs reprises comme My Own Summer de Deftones ou Wake Up de System Of A Down, reprises qui mettent tout le monde d'accord.

Setlist:
Even If It Kills Me
Blood Brothers
Dead Cell
...To Be Loved
Kill the Noise
Getting Away With Murder
California Love (cover de 2Pac)
Liar
Falling Apart
Leave a Light On (Talk Away the Dark)
Scars
Help
Born for Greatness
Between Angels and Insects
Forever
Last Resort

 

Alice Cooper - Mainstage 1

Vince : Quand mon parcours musical Hard Rock et Metal s’étend sur près de 60 ans, je ne pouvais pas ne jamais assister à un concert de ce cher Vincent (quel doux prénom !). On m’avait dit ne loupe pas Alice Cooper c’est génial, et mets-toi au plus près. Chose faite, me voilà en train d’assister en effet à un show dantesque, une scénographie de dingue, un public fou. Occupé à capter pour l’éternité ce moment pour notre Webzine, je prends le bâton du frontman sur la caméra et mon voisin se charge de le saisir, bien heureux qu’il fût tout autant que moi surpris…Tout y est passé: la camisole, la lutte électrique, l’amour démoniaque avec son épouse et même la fameuse guillotine ! Au-delà du visuel et de la qualité des musiciens, dont la très charmante Anna Cara récemment intégrée à la guitare, les titres emblématiques School’s out, Poison ou Hey Stoopid étaient également au rendez-vous. Un moment qui restera dans les mémoires.

                    

L.Red : Si certains amis chroniqueurs (qui se reconnaitront je ne fais pas de délation!) voudraient bien mettre au placard nos dinosaures du Metal, quel plaisir pour moi d'avoir la chance de voir de nouveau Alice Cooper se produire cette année sur les planches du Hellfest. À 78 ans, c'est avec une forme olympique qu'Alice nous offre son freakshow. Et ça commence avec Feed My Frankenstein, enchainé par un solo ou l'on sent que le batteur s'amuse sur ses toms Evans. Alice arrive ensuite dans une camisole tâchée de sang avec un performer arborant quant à lui une cagoule. Ce dernier plante une énorme arme blanche dans le frontman avant qu'il puisse se libérer et assassiner à son tour son bourreau. Sur le prochain titre, Alice tient une poupée dans ses bras avant qu'une vraie perforeuse débarque sur scène. Avec Alice Cooper, ce n'est pas juste un concert que vous allez voir, mais une véritable pièce de théâtre avec des mises en scène toutes plus horrifiques les unes que les autres. On retrouve la fameuse guillotine où le leader va perdre la tête sur I Love The Dead. Show horrifique, mais toujours très classe, Alice revient dans un élégant costume blanc tandis que les riffs tranchants jouent Schools Out. Des énormes ballons bleus et rouges sont envoyés dans le pit avant que le groupe reprenne Another Break In The Wall des Pink Floyd puis Smells Like Teen Spirit de Nirvana. Jets de rubans de papier pour finir le concert. J'aurais aimé que le groupe joue Hell Is Living Without You, mais set d'1h oblige, il faut faire des choix. Quid de reprendre des titres d'autres groupes quand on a une telle discographie?

         

Setlist :
Hello, Hooray (Judy Collins cover) (Snippet)
Who Do You Think We Are (Snippet / I’m Alice and Welcome to the Show references at the end)
No More Mr. Nice Guy
I'm Eighteen
Feed My Frankenstein
Dirty Diamonds
Hey Stoopid
Poison
Guitar Solo
Brutal Planet (Band solos)
Ballad of Dwight Fry
Cold Ethyl
Only Women Bleed
Second Coming (Snippet / Guillotine)
Going Home (Snippet / With « Feel so strong » from Hello Hooray at the end)
School's Out / Another Brick in the Wall, Part 2
Smells Like Teen Spirit (Nirvana cover)
I'm Always Chasing Rainbows
 

Hommage à Ozzy :

Vince : Moins d’un an après la disparition du Prince des Ténèbres, il était inimaginable que le Hellfest ne rende pas hommage à cette icône du Metal, pierre angulaire avec Black Sabbath de notre musique et père fondateur des futurs mouvements Metal, Stoner, Doom entre autres. Au-delà de la grande statue à l’entrée du site, peut-être un peu trop « gentille » entre nous soit dit, Clisson a donc célébré à sa juste valeur Ozzy sur les écrans géants. Entre images d’archives, extraits de concerts et témoignages l’émotion était palpable, et la communion de tous les spectateurs amassés, retenant autant leurs mots que leurs larmes, était non seulement belle à voir, mais également un privilège à vivre. Le tout sera appuyé par un superbe feu d’artifice en son honneur, le seul du week-end d’ailleurs suite à l’annulation de celui de clôture pour des raisons de trop fortes chaleurs. Des applaudissements et des « Ozzy » peuvent donc retentir sur les Mainstages sans pudeur.

                                                                                     

 

Bring Me The Horizon - Mainstage 1

L.Red : Après une participation en 2016 puis en 2022, les anglais de Sheffield (à l'instar de Def Leppard, fallait bien que je le place!) sont de retour au Hellfest et pas pour enfiler des perles! Bring Me The Horizon démarre le show en trombe avec des jets de confettis blancs. Le son est puissant, aussi puissant que les hurlements de la fosse qui acclame l'arrivée du groupe. Sur le second morceau The House Of Wolves, le groupe lance une invitation à un circle pit aux festivaliers présents à perte de vue. Les Mainstages sont pleines comme un œuf à deux jaunes pour honorer la présence de la tête d'affiche emblématique du metalcore de ce premier soir. Pour parfaire le spectacle donné, le groupe adjoints quelques effets de pyrotechnie. Des beaux screams comme Olyver Sykes assurant le chant depuis 2004, sait si bien faire. Le son est tout aussi violent qu'enivrant, aux abords des barrières, on entend presque davantage les chants des fans que le frontman. Je quitte alors les Mainstages pour me préparer à photographier Feuerschwanz (je ne vous explique pas le nombre de pas réalisés à courir entre les stages!). Et là, c'est le drame pour moi quand j'apprends que Will Ramos, le chanteur de Lorna Shore, rejoint en invité surprise BMTH pour performer ensemble sur leur morceau heavy Antivist. Est-ce que les photos de Feuerschwanz valaient le coût? Je vous en laisse juge.

Setlist :
(Interlude) Press Start
DArkSide
The House of Wolves
MANTRA
Happy Song
Teardrops
AmEN!
(Interlude) Project Angel Dust
Kool-Aid
Shadow Moses
[ost] dreamseeker
YOUtopia
Itch for the Cure (When Will We Be Free?)
Kingslayer
Antivist (avec Will Ramos)
Can You Feel My Heart
Throne

 

Igorrr - Altar

Vince : Plus qu’un musicien, Gautier Serre le porteur du projet atypique Igorrr est un véritable compositeur et un adepte de l’imagerie. Il faut comprendre son dernier projet Amen sorti en 2025 comme un concept artistique dans une globalité. Découvert grâce à un ami j’étais impatient de voir ce que cela donnait sur scène. Dans un genre impossible à classer mêlant Black, Death, sonorité baroque et chant tant screamé que parlé, voir Igorrr est une expérience immersive très intéressante. Deux petits bémols en revanche: le premier est qu’il manque le côté visuel très marquant dans les clips mais ça on s’en serait douté sous l’Altar ne bénéficiant pas de telle possibilité en fond de scène. Le Second, et c’est plus embêtant, est que lorsque l'Altar est bondé comme c’était le cas (c’est mérité au vu du spectacle), on se retrouve dehors avec le son de la Mainstage 1 qui supplante la tente dédiée aux musiques extrêmes…obligé donc de se rabattre en Temple pour mieux entendre, mais malheureusement aussi moins voir et se retrouver dans une autre ambiance. Ceci clôturera ma déjà très belle première journée en enfer.

                                                 

Setlist :
Daemoni
Spaghetti Forever
Nervous Waltz
Blastbeat Falafel
Downgrade Desert
ADHD
ieuD
Polyphonic Rust
Headbutt
Infestis
Pure Disproportionate Black and White Nihilism
Silence
Viande
Himalaya Massive Ritual
Very Noise
Camel Dancefloor
Opus Brain
 

Feuerschwanz - Temple 

L.Red : Découvert l'été dernier lors du Plane'R Fest en remplacement d'Ultra Vomit, je vous avoue que j'attendais d'être convaincue. Et quelle ne fut pas ma surprise de me laisser totalement conquérir par la fougue et l'humour servis par Feuerschwanz. Impossible donc pour moi de louper leur passage à la Temple, même si pour l'occasion, une Mainstage n'aurait pas été de trop. L'énergie sur scène est explosive avec un lancement pourtant à 1h du matin. Le groupe enchaine Memento Mori qu'on chante tous à tue-tête puis Knightclub où les allemands demandent au public de s'agenouiller. A l'image du groupe, on retrouve une pointe d'humour dans le discours "Je m'appelle Ben mon Français est nul". Les festivaliers sont conviés à allumer "les lights of the stars" sur Name Der Rose, la ballade du set avant d'enchainer en demandant deux armées : une à droite et une à gauche évidemment. Un jeu entre les deux chanteurs et le public avec des Oooh à droite et Aaah à gauche, la Temple s'en donne à coeur joie! Difficile de départager les teams, on poursuit avec une bataille entre les deux armées à l'occasion d'un moshpit. Les festivaliers sont encore bien réveillés, de même que sur scène où les performeuses utilisent des rubans et dansent au fil du concert, amenant une scénographie bien ficelée. La formation de folk Metal reprendra leur fameux cover d'O-Zone Dragostea Din Tei, qui ferait sourire les plus perméables à leur show parodiesque. Clap de fin avec Das Elfte Gebot, on en redemanderait encore, mais après une première journée, il faut raison garder!

           

Setlist:
Drunken Dragon
Memento Mori
Untot im Drachenboot
Knightclub
Bastard von Asgard
Name der Rose
Ultima Nocte
Schubsetanz
Testament
Berzerkermode
Dragostea din tei (O‐Zone cover)
Das Elfte Gebot


Bilan de cette journée du jeudi

Vince : Pour résumer ma première journée, je dirais qu'elle était placée sous le signe de la nostalgie et de l'émotion. Cette programmation du jeudi m'a permis de prendre mes marques en terrain connu musicalement me laissant tout le loisir d'appréhender le site et prendre mes repères. Il faut désormais dormir un peu pour permettre de tenir ces 4 jours.

L.Red : Qu'il est bon de retrouver le temps d'un week-end qui passe comme un éclair les terres clissonnaises et ce petit écosystème qui découle du Hellfest. Comme chaque année, un pied sur le site, et je me déconnecte du quotidien pour être dans le moment présent. Une belle première journée où j'ai pu découvrir les nouveautés, l'espace VIP, les pits photo au rythme des concerts. Fin du set de Feuerschwanz à 2h, l'heure de plier bagage pour entreprendre une courte nuit avant d'attaquer le second jour de festival. 

 

         

Venez donc discuter de ce live report sur notre forum !