 
C'est parti pour l'édition 2026 du plus grand buffet à
volonté des metalleux ! Dans la digne lignée de nos collègues
prédécesseurs Kabet et Fabulous, c'est à notre
tour de vous conter cette aventure cette année. Au programme : 4 jours de musique, de
photos, de rencontres, qu'on va tenter, nous autres humbles chroniqueurs Vince
et L.Red, de vous partager le plus authentiquement possible. Chaque jour
fait la part belle à des styles très divergents du genre metal. Rappelons que la palette
comprenant une centaine de sous genres, on y retrouve cela dit une certaine direction artistique selon
les jours, le samedi mettant en avant le black, death et hardcore, tandis que le dimanche est
plutôt orienté metalcore.
L.Red : Pour cette 7ème
édition à mon actif, et une fois n'est pas coutume, j'ai pour mission personnelle en amont
du festival d'étudier scrupuleusement chaque groupe présent afin de créer un
running order du tonnerre. Là où la plupart aiment à se laisser porter par la vague
sonore qui les fait voguer d'une scène à l'autre, tel un capitaine en mer, j'aspire
à mener la barque afin d'éviter toute frustration et ne pas manquer LE groupe à ne
pas louper. Et au fil des années, je me rends compte de l'évolution de mes goûts
musicaux et de l'éclectisme qui en ressort. Je viens donc en terrain conquis, week-end synonyme
de bien-être ultime que j'attends toute l'année. J'ai toutefois le privilège pour
cette édition de représenter notre webzine et par conséquent de détenir un
pass VIP aux nombreux avantages dont je compte bien profiter à
minima.
Vince : Je viens traverser la France, en petit nouveau, vierge de
toute expérience Hellfestienne plein d'impatience, d'excitation et avec une petite dose de stress
me devant d'être à la hauteur de l'évènement, de la confiance portée
en moi et voulant vivre cela pleinement, un peu dans l'état où j'étais avant ma
première scène en tant que musicien très amateur, mais passionné ! Bien
organisé, motivé, sac à dos, casquette, crème solaire et gourde en ma
possession, running order parfaitement préparé et matériel chargé. On est
jeudi il est midi et je vois Ozzy qui se dresse devant moi me tendant les bras. Y a plus qu'à.
Let's Go !!!
Parmi les nouveautés de cette année, on retrouve un
Hellfest Coffee avec au programme ristretto, expresso, americano (Ultra Vomit, sponsor
officieux ?).
Bien sûr, la fameuse statue d'Ozzy très
attendue trône devant l'entrée du festival. Si celle-ci est globalement réussie,
elle semble plus cartoonesque que les œuvres auxquelles Philippe Pasqua nous avait
habitués. Mot d'ordre général pour les photographes, une chanson
shootée par groupe. C'est court et intense et vous ne le savez peut-être pas, mais chaque
photographe doit ensuite faire tout le tour, traverser la fosse tant bien que mal pour revenir au pit
photo. Imaginez le nombre d'aller-retour pour photographier les Mainstages!
We Came As
Romans - Mainstage 1
L.Red : Ayant eu l'occasion de les chroniquer en 2025
lors de la sortie de leur dernier album ALL IS BEAUTIFUL… BECAUSE WE’RE DOOMED, j'étais
curieuse de les découvrir sur scène. Après avoir vécu la douloureuse
épreuve de perdre leur chanteur Kyle Pavone, les américains
résilients remontent sur scène avec Dave Stephens qui mène les
vocalisations. Et dès le début la foule est bien présente, enchainant circle pit et
autres danses au rythme des sollicitations du groupe. Le chanteur s'avance sur la petite scène
pour le titre Where Did You Go, tandis que les canons à eau sont déjà de
sortie! Le son est lourd, l'énergie brute propre au metalcore nous embarque. Et dans les derniers
sauts entrepris en symbiose, le groupe s'échappe déjà de la scène. Qu'il
fait bon de retrouver cette ambiance attendue chaque année. Ce premier concert m'a mis l'eau
à la bouche (canicule oblige 🤷♀️)!
Setlist :
ALL IS BEAUTIFUL...
Bad Luck
Red Smoke
Cold Like War
Lake Of Fire
Lost In The Moment
Culture Wound
Darkbloom
No Rest For The Dreamer
Where Did You Go?
Black Hole
BECAUSE WE'RE DOOMED
Daggers
Kristel
- Purple House
Vince : Tout droit venu de
Madagascar, le trio familial Kristel a rapidement enflammé la fournaise
qu’est la Purple House. La chanteuse et leader, qui donne son nom au groupe, est en symbiose avec
sa basse et a envoûté un public, qui, malgré l’horaire difficile dans la prog,
a adhéré immédiatement et l’a fait savoir en improvisant un circle pit autour
de la cage ! C’est donc une proposition sonore faite de lourdeur lancinante et
d’énergie bien énervée, mais pleine de groove à laquelle on a
assisté. La presta dans une fusion rock est assénée avec cœur et esprit, tel
un exutoire viscéral, lance à merveille mon Hellfest comme tombant dans un volcan
incandescent.
 
Will
Barber - Hell City stage
Vince : Après la chaleur
torride de la Purple House, me voilà parti m’aérer avec le Narbonnais Will
Barber passé dans sa jeunesse par le Punk Californien ou le Metal, mais
également à la TV dans The Voice en 2017. Depuis, en amoureux de Led Zeppelin ou BB King, il a pris un virage plus
épuré. Désormais seul avec sa meilleure amie, la Weissenborn chère à
Ben Harper, il nous a offert une superbe prestation dans un Blues Heavy Rock, guitare
en bois pimpée posée sur les genoux. Malheureusement l’organisation l’ayant
fait démarrer plus tôt que prévu, je n’ai pas pu voir le début du set
(étant à la séance de signature avec Igorrr). Mais ce que j’ai vu m’a immédiatement
conquis avec notamment deux reprises : une version énervée de Another brick in the
Wall des Floyd et un iconique Sweet Dreams
d’Eurythmics.
Truckfighters - Valley
Vince : Plus de 10 ans après leur première
venue en 2015, les suédois étaient attendus au tournant, ils venaient défendre leur
nouvel opus Masterflow que j’avais accueilli, avec mes amis aficionados du genre, dans un
sentiment mi-figue mi-raisin en ce début 2026. J’avais pas mal d’attente pour ma
première expérience en Valley. Malheureusement quelle déception, entre un son qui
n’était pas à la hauteur et le fait que jamais les Scandinaves n’aient
réussi à faire décoller le tout….leur Stoner a pris un coup de chaud cet
après-midi. Malgré tout les musiciens ont essayé avec cœur et volonté,
cependant la mayonnaise n’est jamais montée. Un horaire en début de soirée
leur aurait permis, à condition d’un effort de la régie sonore, de me séduire
davantage.
Ab
Natural - Hellstage
L.Red : Voilà les premiers français
écoutés cette année sur les planches du Hellfest. Ab-Natural est
un jeune groupe de metalcore que j'ai eu le plaisir d'interviewer après leur passage sur la
Hellstage (interview dispo ici). Proposant du nu metalcore 100% chanté dans la langue de
Molière, le quintet (sextet avec leur ingé son) n'est pas là pour enfiler des
perles et compte bien rallier des gens à sa cause! D'emblée on remarque l'extravagance
assumée d'Abigail, la chanteuse, qui porte des énormes chaussures
à plateforme rouges. Le groupe partage une belle énergie. Pour cette première
journée, on le sait, les festivaliers se ruent à la cathédrale et sont souvent
seulement de passage à la Hellcity. Par conséquent, il y a peu de monde devant la
Hellstage, les festivaliers glanant également le moindre coin d'ombre, restent néanmoins
à l'écoute. On retrouve une bonne ambiance, intimiste avec des initiatives de circle
pits. Casper, un des deux guitaristes, sur un morceau très électro nous
fait quelques pas de danse. Je dois malheureusement quitter la bande avant la fin du set pour rejoindre
Elder.

Mickey Dee With
Friends - Mainstage 2
Vince : Première grosse écurie sur la
Mainstage 2, l’excellent batteur tout sourire de King Diamond à ses débuts ou de Scorpions depuis 2016 a évidemment proposé à
merveille une partie du répertoire de sa longue période Motörhead, qu’il a passée de 1992 à 2016,
avec les regrettés Phil Campbell et Lemmy Kilmister (tous deux
présents en portrait sur le mur des disparus du Metal dans la zone VIP). À noter un passage avec un guest qui a pris la basse et le chant
: Chuck Garric (Bassiste d’Alice Cooper).

Setlist :
Killers
Love Me Like a Reptile
In the Name of Tragedy
Shoot You in the Back
I Got Mine
Sacrifice
Born to Raise Hell
Killed by Death
Ace of Spades
Overkill
Elder - Valley
Vince : Un p’tit tour en
Valley avec l’espoir de voir une presta et un son à la hauteur. Et bien me voilà
satisfait avec le quatuor de Metal originaire du Massachusetts. Un Metal Progressif qui fait honneur
à la scène la plus cérébrale de Clisson. Nick Di Salvo et
sa guitare ont saisi l’assistance tout le set, et l’apport de clavier m’étant
si cher, les Américains que je découvrais en live après une écoute
limitée au préalable me laissent plutôt une bonne impression et me
réconcilient avec cette partie du site.

L.Red : Elder, c'est du rock
psyché progressif venant tout droit du Massachusetts. Ils sont bons et assurent de longs titres
de progressif. Le son est magnifié sur la place de la Valley. J'y retrouve une vibe assez
seventies, avec des sonorités à la sauce Ozzy. La fosse est pleine à craquer, les festivaliers sont
en forme! Elder nous aura servi un bon rock psychédélique qui nous fait
bader d'emblée, on est transporté dans un autre monde. Associé à un verre de
cidre, c'était pour moi le combo parfait.

Setlist : Sigil
To Ruin Capture/Release Catastasis Halcyon
The Pretty
Reckless - Mainstage 2
Vince : Retour en Mainstage 2,
avec un set qui a marqué les esprits du public. Dans un rock alternatif porté par leur
frontwoman, The Pretty Reckless fait plus que séduire l’assistance.
Très carré, efficace et musicalement abouti, les Américains magnifiés par
l’indéniable atout charme de l’ancienne actrice Taylor Momsen, qui
avec sa présence scénique charismatique, sa voix et son envie, ont marqué
l’auditoire tant pour ceux qui les découvraient, que pour moi qui les voyais une
troisième fois après les deux premières parties de mon groupe favori AC/DC sur le PWR UP Tour à Stuttgart et Longchamp.
Mêlant ses déjà grands classiques tirés de l’ensemble de leur
discographie et nous gratifiant de la primeur de chansons qui se verront sortir une semaine plus tard
sur le nouvel album Dear God (26 juin 2026). The Pretty Reckless a
réussi son premier passage à Clisson.


Setlist :
Death by Rock and Roll
Since You're Gone
Follow Me Down
For I Am Death
When I Wake Up
Make We Wanna Die
Heaven Knows
Going To Hell
Shelter -
Warzone
L.Red : Me voilà en route pour la Warzone afin de
découvrir Shelter et leur "krishnacore" américain. Groupe fondé en
1990, je peux vous dire qu'ils n'ont pas pris une ride. C'est avec ferveur et dans une très bonne
ambiance que le quatuor met le feu à la Warzone. On retrouve une vraie belle énergie
à laquelle le public répond malgré la chaleur. La formation joue successivement les
morceaux de leur album Mantra de 1995 tels que Message Of The Bhagavat,
Appreciation ou encore Empathy. Ils font donc la part belle à leurs vieux
titres qui ont fait leur succès, toutefois je suis surprise qu'ils n'en profitent pas pour
partager avec les festivaliers présents leur nouveau single Incomplete, sorti en
février dernier.

Setlist : Message
of the Bhagavat Civilized
Man Appreciation Empathy When 20 Summers
Pass Mantra Letter to a Friend Better Way Here
We Go Shelter
Au passage pour aller photographier et écouter Breaking
Benjamin, je découvre The Pretty Reckless et wow ça envoie du
lourd. La chanteuse dégaine toute la hype qu'elle a et le public semble totalement
envoûté.
Breaking
Benjamin - Mainstage 1
L.Red : Découvert en écoutant le line up du
Hellfest, et waouh je suis tombée en amour de ce groupe, comme diraient nos cousins
québécois. Il s'agit ici de leur tout premier concert en France, véritable
évènement donc. Les Américains arrivent d'entrée de jeu à instaurer
une bonne ambiance sur scène et dans le pit. Le chanteur Benjamin Burnley prend
le temps de nous dire quelques mots, exprimant sa pleine gratitude. Ils jouent leurs classiques comme
I Will Not Bow et Breath et le public chante en chœur le refrain. La formation
propose un intermède qui fait patienter pour hyper encore un peu plus la foule. Breaking
Benjamin poursuit son set avec le titre phare de leur dernier album, Awaken. Ils
terminent avec The Diary Of Jane associé à un acte de pyrotechnie qui a
soulevé un "Wow" général.

Setlist:
I Will Not Bow
Until the End
Blow Me Away
So Cold
Polyamorous
Dear Agony
Something Wicked
Breath
Awaken
Failure
The Diary of Jane
Deep Purple -
Mainstage 1
Vince : Enfin !!! Fan depuis
tout petit, le Deep fait partie de ces groupes que mon papa m’a transmis en
héritage musical et qui m’ont façonné. Je ne voulais pas avoir de regrets
comme avec Led Zeppelin ou le Sabbath et ne jamais faire un concert, et cette édition
2026 m’a offert la chance de les voir enfin en Live. Un rêve se réalise donc, et je
vous le dis tout de suite c’était une merveille de concert. Malgré l’âge
très avancé, les britanniques ont fourni un concert de toute beauté, à coup
sûr un groupe que les gens toutes générations confondues venaient voir avec
attention tant ils sont mythiques. Avec 3 des 5 membres du Mark 2 (la période la plus
marquante), Roger Glover (Basse) tout sourire, Ian Paice (Batterie) en
métronome et un Ian Gillian (Chant et Harmonica) emblématique et
généreux, les titres comme Highway Star en ouverture ou Smoke on The
Water en fin de set étaient d’anthologie. Mon si cher monstre sacré
John Lord (Clavier), a depuis le début des années 2000, été
très bien suppléé par Don Airey, qui a été auteur
d’envolées techniques et mélodiques sur ces nombreux orgues ce soir. Enfin le
« jeune » guitariste Simon Mc Bride arrivé en 2022 et présent
sur deux albums fait « plus que le café » à la guitare, même si bien
sûr on est loin du maestro Ritchie Blackmore. Alors, oui ils sont
âgés, et les titres sont moins tranchants, les rythmes moins rapides, de plus la voix
de Ian ne peut plus être poussée comme par le passé, mais pour en
avoir parlé avec de très nombreux spectateurs le niveau de ce live est très
au-dessus de ce qu’ils ont produit même 10 ans en arrière. La Nostalgie a-t-elle un
rôle dans mon analyse, évidemment, mais franchement est-ce si grave ? Je suis de nouveau un
enfant et un amoureux de la musique heureux !

L.Red : 4ème passage en terres Clissonaises pour
les britanniques de Deep Purple qui avaient annoncé une tournée d'adieu
en 2017. Pendant que sur la mainstage 1 monte un haut rideau noir pour garder tout le suspens de la
scénographie de Papa Roach, voici que débute le fameux groupe.
Fondée en 1968, la formation a de la bouteille, mais assure tout de même le show. Le
batteur sur sa Pearl enchaine les rudiments tandis qu'a la guitare on retrouve les riffs iconiques du
groupe. Ian Gillian adoptant chemise blanche et lunettes de soleil, vocalise sur une
setlist de près d'une heure quinze. Le groupe nous surprend en utilisant un gong et en reprenant
une partie de la Marseillaise. Les solos sont toujours bien menés, cependant la force de
l'âge commence à se faire sentir et j'ai du mal à rentrer dedans.

Setlist:
Highway Star
A Bit on the Side
Hard Lovin' Man
Into the Fire
Guitar Solo
Arrogant Boy
Lazy
When a Blind Man Cries
Diablo
Keyboard Solo
Space Truckin'
Black Night
Smoke on the Water
L.Red : Tous issus à un moment donné de la formation In Flames, les Suédois de Göteborg se
réunissent ce jour sous la bannière du groupe The Halo Effect. C'est
donc bien cinq compères qui nous convient à leur metal mélodique sur la Altar.
Les morceaux sont mélodieux, la guitare me faisant penser à des titres que peut
jouer Ghost (encore des Suédois!). J'apprécie les quelques
titres entendus au passage pour aller voir le show de Papa Roach.
Setlist :
March of the Unheard
Feel What I Believe
The Needless End
Detonate
What We Become
Become Surrender
Gateways
Last of Our Kind
Our Channel to the Darkness
A Truth Worth Lying For
Between Directions
Shadowminds
Papa Roach -
Mainstage 2
Vince : Premier concert
réussi sur la Mainstage 1 de mon côté avec les Américains de Papa
Roach. Dans un Metal Alternatif qui se trouve être un de mes styles de
prédilection, on a pu apprécier un concert très US justement. Tout est calé
à merveille, le leader Jacoby Saddix est un Showman remarquable, une bête
de scène et il se donne à fond. Doté d’un capital sympathie immense il signe
une guitare pour un gosse dans le public, et fait le duo qui a mis la claque à tout le monde avec
son fils Brixton ! Le Show était aussi sur les écrans transformant aussi
bien le groupe que le public avec un effet « dessin animé » sur un titre. Avant de
conclure avec leur hit Last Resort sorti sur leur album Infest, ils ont fait un medley Metal du
plus bel effet (Deftones, System Of A Down…). Les quarantenaires comme moi
en ont eu pour leurs yeux et leurs oreilles et se sont bien imaginés en fin d’études
le son à fond dans l’autoradio, potes et bières en pack dans la bagnole.
L.Red : Si l'on compte leur participation au Knotfest,
les californiens de Papa Roach foulent les terres clissonnaises pour la 5ème
fois cette année. Pas de photo prioritaire je n'ai donc que mes observations à vous
fournir. La foule est en feu, tout comme la scène et les décors du Hellfest qui s'animent
d'artifices pyrotechniques tout du long. Le chanteur Jacoby demande au public de
reculer de 4 pas en arrière en vue d'un moshpit. Puis... Put your hands up! Le son est
plutôt bon, les ingénieurs sons font un sacré boulot. Les mainstages sont pleines
à craquer! Le chanteur porte un veston où est noté Roach 1993. Les hellfestiens
encensent le groupe. Telle une mise en abyme, Papa Jacoby accueille son fils sur la
scène pour pousser la chansonnette en duo. Et le petit semble prometteur. S'ensuit un court
entracte représentant un extrait de clip vidéo diffusé en noir et blanc. New
Metal Time Machine annoncé par le leader : le groupe enchaine des morceaux de plusieurs
reprises comme My Own Summer de Deftones ou Wake Up de System
Of A Down, reprises qui mettent tout le monde d'accord.
Setlist: Even If
It Kills Me Blood Brothers Dead Cell ...To Be
Loved Kill the Noise Getting Away With Murder California
Love (cover de 2Pac) Liar Falling Apart Leave a Light On
(Talk Away the Dark) Scars Help Born for
Greatness Between Angels and Insects Forever Last
Resort
Alice
Cooper - Mainstage 1
Vince : Quand mon parcours musical Hard Rock et Metal
s’étend sur près de 60 ans, je ne pouvais pas ne jamais assister à un concert
de ce cher Vincent (quel doux prénom !). On m’avait dit ne loupe pas
Alice Cooper c’est génial, et mets-toi au plus près. Chose faite,
me voilà en train d’assister en effet à un show dantesque, une scénographie
de dingue, un public fou. Occupé à capter pour l’éternité ce moment
pour notre Webzine, je prends le bâton du frontman sur la caméra et mon voisin se charge de
le saisir, bien heureux qu’il fût tout autant que moi surpris…Tout y est
passé: la camisole, la lutte électrique, l’amour démoniaque avec son
épouse et même la fameuse guillotine ! Au-delà du visuel et de la qualité des
musiciens, dont la très charmante Anna Cara récemment
intégrée à la guitare, les titres emblématiques School’s out,
Poison ou Hey Stoopid étaient également au rendez-vous. Un moment qui
restera dans les mémoires.

L.Red : Si certains amis chroniqueurs (qui se
reconnaitront je ne fais pas de délation!) voudraient bien mettre au placard nos dinosaures du
Metal, quel plaisir pour moi d'avoir la chance de voir de nouveau Alice Cooper se
produire cette année sur les planches du Hellfest. À 78 ans, c'est avec une forme
olympique qu'Alice nous offre son freakshow. Et ça commence avec Feed My
Frankenstein, enchainé par un solo ou l'on sent que le batteur s'amuse sur ses toms Evans.
Alice arrive ensuite dans une camisole tâchée de sang avec un performer
arborant quant à lui une cagoule. Ce dernier plante une énorme arme blanche dans le
frontman avant qu'il puisse se libérer et assassiner à son tour son bourreau. Sur le
prochain titre, Alice tient une poupée dans ses bras avant qu'une vraie
perforeuse débarque sur scène. Avec Alice Cooper, ce n'est pas juste un
concert que vous allez voir, mais une véritable pièce de théâtre avec des
mises en scène toutes plus horrifiques les unes que les autres. On retrouve la fameuse guillotine
où le leader va perdre la tête sur I Love The Dead. Show horrifique, mais toujours
très classe, Alice revient dans un élégant costume blanc tandis
que les riffs tranchants jouent Schools Out. Des énormes ballons bleus et rouges sont
envoyés dans le pit avant que le groupe reprenne Another Break In The Wall des
Pink Floyd puis Smells Like Teen Spirit de Nirvana. Jets de rubans de papier pour finir le concert. J'aurais
aimé que le groupe joue Hell Is Living Without You, mais set d'1h oblige, il faut faire
des choix. Quid de reprendre des titres d'autres groupes quand on a une telle discographie?

Setlist :
Hello, Hooray (Judy Collins cover) (Snippet)
Who Do You Think We Are (Snippet / I’m Alice and Welcome to the
Show references at the end)
No More Mr. Nice Guy
I'm Eighteen
Feed My Frankenstein
Dirty Diamonds
Hey Stoopid
Poison
Guitar Solo
Brutal Planet (Band solos)
Ballad of Dwight Fry
Cold Ethyl
Only Women Bleed
Second Coming (Snippet / Guillotine)
Going Home (Snippet / With « Feel so strong » from Hello
Hooray at the end)
School's Out / Another Brick in the Wall, Part 2
Smells Like Teen Spirit (Nirvana cover)
I'm Always Chasing Rainbows
Hommage à
Ozzy :
Vince : Moins d’un an après la disparition
du Prince des Ténèbres, il était inimaginable que le Hellfest ne rende pas hommage
à cette icône du Metal, pierre angulaire avec Black Sabbath de notre
musique et père fondateur des futurs mouvements Metal, Stoner, Doom entre autres. Au-delà
de la grande statue à l’entrée du site, peut-être un peu trop « gentille
» entre nous soit dit, Clisson a donc célébré à sa juste valeur
Ozzy sur les écrans géants. Entre images d’archives, extraits de
concerts et témoignages l’émotion était palpable, et la communion de tous les
spectateurs amassés, retenant autant leurs mots que leurs larmes, était non seulement
belle à voir, mais également un privilège à vivre. Le tout sera
appuyé par un superbe feu d’artifice en son honneur, le seul du week-end d’ailleurs
suite à l’annulation de celui de clôture pour des raisons de trop fortes chaleurs.
Des applaudissements et des « Ozzy » peuvent donc retentir sur les
Mainstages sans pudeur.

Bring Me The
Horizon - Mainstage 1
L.Red : Après une participation en 2016 puis en
2022, les anglais de Sheffield (à l'instar de Def Leppard, fallait bien que je le place!) sont de retour au
Hellfest et pas pour enfiler des perles! Bring Me The Horizon démarre le show en
trombe avec des jets de confettis blancs. Le son est puissant, aussi puissant que les hurlements de la
fosse qui acclame l'arrivée du groupe. Sur le second morceau The House Of Wolves, le
groupe lance une invitation à un circle pit aux festivaliers présents à perte de
vue. Les Mainstages sont pleines comme un œuf à deux jaunes pour honorer la présence
de la tête d'affiche emblématique du metalcore de ce premier soir. Pour parfaire le
spectacle donné, le groupe adjoints quelques effets de pyrotechnie. Des beaux screams comme
Olyver Sykes assurant le chant depuis 2004, sait si bien faire. Le son est tout aussi
violent qu'enivrant, aux abords des barrières, on entend presque davantage les chants des fans
que le frontman. Je quitte alors les Mainstages pour me préparer à photographier Feuerschwanz (je ne vous explique pas le nombre de pas
réalisés à courir entre les stages!). Et là, c'est le drame pour moi quand
j'apprends que Will Ramos, le chanteur de Lorna Shore, rejoint en invité surprise
BMTH pour performer ensemble sur leur morceau heavy Antivist. Est-ce que les photos
de Feuerschwanz valaient le coût? Je vous en laisse juge.
Setlist
: (Interlude) Press Start DArkSide The House of
Wolves MANTRA Happy
Song Teardrops AmEN! (Interlude) Project Angel
Dust Kool-Aid Shadow Moses [ost]
dreamseeker YOUtopia Itch for the Cure (When Will We Be
Free?) Kingslayer Antivist (avec Will Ramos) Can You Feel My
Heart Throne
Igorrr - Altar
Vince : Plus qu’un
musicien, Gautier Serre le porteur du projet atypique Igorrr est un
véritable compositeur et un adepte de l’imagerie. Il faut comprendre son dernier projet
Amen sorti en 2025 comme un concept artistique dans une globalité. Découvert
grâce à un ami j’étais impatient de voir ce que cela donnait sur scène.
Dans un genre impossible à classer mêlant Black, Death, sonorité baroque et chant
tant screamé que parlé, voir Igorrr est une expérience immersive très
intéressante. Deux petits bémols en revanche: le premier est qu’il manque le
côté visuel très marquant dans les clips mais ça on s’en serait
douté sous l’Altar ne bénéficiant pas de telle possibilité en fond de
scène. Le Second, et c’est plus embêtant, est que lorsque l'Altar est bondé
comme c’était le cas (c’est mérité au vu du spectacle), on se retrouve
dehors avec le son de la Mainstage 1 qui supplante la tente dédiée aux musiques
extrêmes…obligé donc de se rabattre en Temple pour mieux entendre, mais
malheureusement aussi moins voir et se retrouver dans une autre ambiance. Ceci clôturera ma
déjà très belle première journée en enfer.

Setlist :
Daemoni
Spaghetti Forever
Nervous Waltz
Blastbeat Falafel
Downgrade Desert
ADHD
ieuD
Polyphonic Rust
Headbutt
Infestis
Pure Disproportionate Black and White Nihilism
Silence
Viande
Himalaya Massive Ritual
Very Noise
Camel Dancefloor
Opus Brain
Feuerschwanz - Temple
L.Red : Découvert l'été dernier lors
du Plane'R Fest en remplacement d'Ultra Vomit, je vous avoue que j'attendais d'être
convaincue. Et quelle ne fut pas ma surprise de me laisser totalement conquérir par la fougue et
l'humour servis par Feuerschwanz. Impossible donc pour moi de louper leur passage
à la Temple, même si pour l'occasion, une Mainstage n'aurait pas été de trop.
L'énergie sur scène est explosive avec un lancement pourtant à 1h du matin. Le
groupe enchaine Memento Mori qu'on chante tous à tue-tête puis Knightclub
où les allemands demandent au public de s'agenouiller. A l'image du groupe, on retrouve une
pointe d'humour dans le discours "Je m'appelle Ben mon Français est nul". Les festivaliers sont
conviés à allumer "les lights of the stars" sur Name Der Rose, la ballade du set
avant d'enchainer en demandant deux armées : une à droite et une à gauche
évidemment. Un jeu entre les deux chanteurs et le public avec des Oooh à droite et Aaah
à gauche, la Temple s'en donne à coeur joie! Difficile de départager les teams, on
poursuit avec une bataille entre les deux armées à l'occasion d'un moshpit. Les
festivaliers sont encore bien réveillés, de même que sur scène où les
performeuses utilisent des rubans et dansent au fil du concert, amenant une scénographie bien
ficelée. La formation de folk Metal reprendra leur fameux cover d'O-Zone
Dragostea Din Tei, qui ferait sourire les plus perméables à leur show
parodiesque. Clap de fin avec Das Elfte Gebot, on en redemanderait encore, mais après
une première journée, il faut raison garder!

Setlist: Drunken
Dragon Memento Mori Untot im
Drachenboot Knightclub Bastard von Asgard Name der
Rose Ultima
Nocte Schubsetanz Testament Berzerkermode Dragostea
din tei (O‐Zone cover) Das Elfte Gebot
Bilan de cette
journée du jeudi
Vince : Pour résumer ma première
journée, je dirais qu'elle était placée sous le signe de la nostalgie et de
l'émotion. Cette programmation du jeudi m'a permis de prendre mes marques en terrain connu
musicalement me laissant tout le loisir d'appréhender le site et prendre mes repères. Il
faut désormais dormir un peu pour permettre de tenir ces 4 jours.
L.Red : Qu'il est bon de retrouver le temps d'un week-end
qui passe comme un éclair les terres clissonnaises et ce petit écosystème qui
découle du Hellfest. Comme chaque année, un pied sur le site, et je me déconnecte
du quotidien pour être dans le moment présent. Une belle première journée
où j'ai pu découvrir les nouveautés, l'espace VIP, les pits photo au rythme des
concerts. Fin du set de Feuerschwanz à 2h, l'heure de plier bagage pour
entreprendre une courte nuit avant d'attaquer le second jour de festival.

|