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Hellfest 2026 - Dimanche

Date:

21 Juin 2026

Lieu:

Clisson

Chroniqueur:

L.Red, Vince Mc Khin

         

Vince : Comme dans une nouvelle relation, c'est finalement quand on est rodé et à l'aise qu'on prend conscience qu'il faut vivre chaque moment ! Profitons donc à fond et avec curiosité de ce dimanche et son programme délicieux.

L.Red : Dernier jour, déjà... Mais qu'est-ce-que cela passe vite ! Heureusement on peut compter sur nos chers confrères d'Arte, de magazines et nous autres webzines pour nous permettre de conserver des bribes de ces journées et ainsi renforcer notre nostalgie tout au long de l'année. Mais attendez, attendez ce n'est pas encore fini, car aujourd'hui au programme, alternance entre les Mainstages et la Temple par laquelle je débute ce dimanche.

 

Silhouette - Temple 

L.Red : Dans une atmosphère très aérienne, le chanteur et guitariste du groupe Silhouette débute le concert avant d'être rapidement rejoint par la chanteuse. La formation française propose un genre de black Metal atmosphérique dans une Temple peu remplie, mais horaire et chaleur (pas moins de 39°C annoncés) gagnent le match en ce dernier jour de festival. Après le shooting du premier titre, je suis déjà trempée de sueur, hmmm sympa pour la suite. La voix claire avec des envolées lyriques de la chanteuse se complète magnifiquement avec le chanteur qui assure les screams. Cette voix féminine enchanteresse adoucit la brutalité instrumentale, rendant les mélodies présentées accessibles à tous. Difficile de trop se mobiliser, le groupe sollicite néanmoins le public à les encourager par des applaudissements, bien mérités! Un show qui nous permet de bien démarrer plus ou moins en douceur cette rude journée du dimanche.

                                           

 

Revnoir - Mainstage 2

L.Red : On enchaine avec Revnoir que je retrouverai ensuite en interview plus tard dans la journée. On rappelle pour ceux qui ne sont pas encore au courant qu'il s'agit rien de moins que des gagnants de la première édition de la cérémonie des Foudres. Le groupe débarque dans une énergie folle, demandant un moshpit. Les festivaliers répondent présents, en anticipation peut-être de la chaleur de l'après-midi, ils profitent des Mainstages directement.  D'emblée, je remarque la scénographie de Bad Omens avec les écrans en pointes de triangle déjà installés en vue du show de ce soir. Le quatuor assure la prestation de 30 minutes, faisant bouger en un rien de temps toute la foule. Telle une machine à tubes, Revnoir enchaine les morceaux de leur répertoire tous plus entrainants et fédérateurs les uns que les autres tels que Revenge ou Into Quiet. Le groupe donne tout sur scène et ça se voit. Sur The Sandman, la fameuse lance à incendie de Pascal, notre challenger star de ces plaines, est déjà de sortie à 12h avec 33°C au compteur. Pour parfaire la scénographie, le groupe affiche les paroles de leurs musiques et quelques images de clips. Sur In Limbo, Maxime le chanteur invite à un moshpit. Vient déjà la fin, le groupe jouant alors leur dernier single nommé Alchemised qui n'est autre qu'un featuring avec Carpenter Brut (si ça ce n'est pas un combo gagnant?!).

           

En aparté, nous découvrons avec sourire qu'une distribution de chapeaux a eu lieu pour le set de Gnome au regard de la horde de festivaliers portant le couvre-chef rouge, symbole de la direction artistique du groupe.

 

Midnight Odyssey - Temple 

L.Red : Retour à la Temple pour découvrir les australiens de Midnight Odyssey qui avait piqué ma curiosité lors de l'écoute studio de leur musique. Le groupe arrive en tenue de moines arborant capuches et maquillage noir et blanc, comme le veut la tradition du black me direz-vous. Les premières notes s'élancent et on découvre dans une ambiance atmosphérique, un black Metal en effet plutôt spatial. Les morceaux sont assez planants adjoints d'une voix gutturale apportant une nuance très appréciable. On retrouve des chœurs avec voix claire et ténor qui amènent une émotion certaine pour ceux qui rentrent dans l'univers du groupe. Venu tout droit des abysses, le trio nous sert un concert sombre, lugubre. Statique sur scène, chacun tient son poste. La batterie est jouée par MAO, ce qui enlève une certaine forme de dynamisme sur les planches de la Temple. Il me semble que la formation termine le set plus tôt que l'heure prévue, celui de l'Altar commençant je ne sais pourquoi à 12h41.

           

 

Maid Of Ace - Warzone

VinceLe Hellfest c’est aussi se permettre de sortir de ce qui est prévu quand on a des « trous » dans son planning. Quoi de mieux donc pour moi que de commencer la journée avec ces 4 nénettes, étant plus que très sensible à la présence féminine dans le Metal, je suis servi avec les britanniques, loin d'être des p'tites nouvelles puisqu'elles ont tenu les premières parties de Green Day en 2016. Particularité d’être 4 frangines dont chaque prénom commence par un A, les Elliot assènent un Punk Rock-Grunge efficace, plein de rage et de colère, distribution de baffes tout le set. Alison tient un chant merveilleusement crié avec une conviction rare tout le long tout en jouant de sa 6 cordes, pendant qu’Amy et Aby rythment le tout derrière Fûts et basse, enfin Anna derrière la seconde guitare balance ses riffs acides. Ce n’est pas révolutionnaire, mais qu’est-ce que c’est jouissif, et efficace en guise de réveil, assurément une de mes plus belles découvertes.

                                   

 

The Dwarves - Mainstage 1 

Vince : Journée placée sous le signe des découvertes, arrive un moment beaucoup moins subtil ! En effet, arrivé en Mainstage je me pose devant The Dwarves tout droit venu de Chicago. Un bon Punk bien débile, scato, humoristico-sexuel. Habitués au subversif tout autant qu’au mauvais goût, drôle et efficace, ils ont amusé une Mainstage un peu clairsemée. Sans prise de tête et sans réfléchir, on a eu droit à une grande dose de Punk avec tous les codes habituels : morceaux ultra-courts aux intitulés sans équivoque balancés avec ferveur et sans concession pour la technique. Au-delà de l’emblématique Blag Dhalia au chant, je me rends compte de la présence de Nick Oliveiri à la basse (Queens Of The Stone Age et Mondo Generator). C’était finalement un moment délicieux de récréation en spectateur privilégié aux abords des barrières me permettant d’obtenir la baguette du batteur me l’ayant gentiment offerte en fin de set.

                                                                 

Setlist:
Way Out
It's a Wonderful Life of Sign
Sluts at The USA
Devil's Level
We Only Came to Get High
Back Seat of my Car
Let's Fuck
Take Back the Night
You Gotta Burn
Dominator
I Will Deny
Everybodies Girl
Get Up & Get High
Like You Want
Astro Boy
The Dwarves are Still the Best Band Ever
Unrepentant
We Must Have Blood
 

Resolve - Mainstage 2 

Vince :  Metalcore français lyonnais, Resolve mené par l’excellent chanteur Anthony Diliberto, est parfaitement en phase avec son époque. Ayant travaillé avec Landmvrks notamment pendant la période Covid sur un projet de Live sur Youtube, le quatuor n’a qu’une idée en tête : satisfaire son public et en prendre soin.  A l’aise et taillé pour la scène, ils ont arpenté nombreux festivals de renom comme un premier passage à Clisson en 2023 ou au Cabaret Vert et au Motocultor en 2024. Sincère et sans retenue Resolve a réussi son passage en secouant la Mainstage 2, mais pouvait-il, en être autrement pour ceux qui ont fait, en 2024, la première partie d’un groupe qui déménage aussi et que j’adore : While She Sleeps.  Enfin j’adore l’idée, de la particularité d’avoir un concert signé par une interprète déchainé sur scène et retransmis sur les écrans pour les sourds et malentendants. Encore une belle surprise !

                                

L.Red : Après un intermède avec Rien de rien d'Édith Piaf, les français de Resolve s'élancent. Seul concert signé du festival par le collectif 10 doigts en cavale, l'initiative est appréciable. Ça commence lourd avec de la pyrotechnie en accompagnement. La batterie singulière du metalcore, la voix à la tessiture très large et les riffs cinglants, tout fonctionne. Rapidement, le groupe remercie le public, le chanteur Anthony Diliberto expliquant qu'ils ont la chance de pouvoir vivre de leur métier malgré les difficultés qui y sont associées. On passe un très bon moment. Le chanteur invite la foule à pratiquer le crowd surfing, après avoir demandé à plusieurs reprises si tout le monde va bien. On passe tous visiblement un très bon moment, ce qui amène Anthony Diliberto à solliciter les festivaliers pour spilter la fosse en deux pour une jolie étreinte au doux parfum de sueur. Pour enchainer le set, les Lyonnais enchainent avec Smile dont les riffs font inévitablement headbanger. Une dernière sollicitation à faire un maximum de bruit, pour Dust In The Rain qui viendra clore cette rapide prestation.

           

Setlist:
Forever Yours
Death Awaits
Smile
Molotov
Older Days
 

Drain - Warzone

Vince : Drain, à ne pas confondre avec le groupe féminin de Metal Alternatif suédois, nous vient de Californie, et incarne complètement l’archétype de la Warzone. À la frontière entre Punk Hardcore et Crossover Trash Metal les musiciens dont le line up est très stable (excepté à la basse) assurent avec aisance. Cody Chavez et son look de gratteux mexicain, le fondateur Tim Flegal à la batterie et le déchainé Sammy Ciaramitaro au micro invite en permanence la zone de guerre à s’ouvrir en deux, tourner sur elle-même et chanter à tue-tête. Il en ressort une bonne humeur, une boule de feu sans concession, qui prône le « Aimez-vous bordel, et rentrez-vous dedans ».

                                         

Setlist:
Feel the Pressure
Nights Like These
Stealing Happiness From Tomorow
FTS (KYS)
Who's Having Fun
Loudest in The Room
Good Good Things
Army of One
Sick One
Intermission
California Crused
 

 

Thy Light - Temple

L.Red : C'est dans une ambiance sombre dont les bougeoirs de leds sont les seules lueurs qui se manifestent sur les planches les musiciens de Thy Light. Le groupe brésilien de black Metal dépressif nous convie à un cérémonial poignant. Les membres sont grimés et restent asthéniques sur scène. Les riffs de guitares lents et émouvants sont très appréciables, les solos n'enlèvent rien. Les rythmiques sont assez addictives, les cris déchirants, l'émotion est à son climax. Je quitte à regret la Temple sous laquelle il est difficile de capturer l'air (et ce n'est pas qu'à cause de l'agonie partagée du groupe), mais il faut bien se rendre à l'évidence que pour tenir le rythme de cette journée, il faut aussi penser à aller se sustenter.

           

 

President - Mainstage 2

L.Red : Pas de photos malheureusement pour le groupe President, restrictions obligent. Quelque part une aubaine me permettant de profiter pleinement du concert des anglais dont la venue est un événement depuis l'annonce du line up par le festival. Le groupe arrive dans leur tenue de scène, masque et cagoules intégrales noires. L'assemblée attend de pied ferme de découvrir leur metalcore aux frontières du Metal alternatif. Batterie rouge vif ouvragée du logo du groupe, son instrumentiste Vice enchaine les rudiments. La voix du President offre une palette étendue : screams, vocalisations claires, il assure de bout en bout. Protest à la basse et Heist à la guitare mènent également le show malgré les 38°C affichés. Les anglais complètent la mise en scène en associant une voix off. Le public en nombre un peu réduit réalise toutefois spontanément des circle pits et autres danses métalliques avant un dernier adieu au President.

 

Black Veil Brides - Mainstage 2 

L.Red : Je manque le début du set puisque je réalise l'interview avec Julien et Maxime de Revnoir. Premier passage au Hellfest pour Black Veil Brides, groupe de metalcore américain qui tourne depuis 2006. Chewing gum à la bouche, Andy Biersack assure le chant et les screams. La batterie est percutante, les riffs sont tout aussi tranchants que techniques, tandis que les morceaux s'enchaînent au rythme des belting et screams du frontman. Le chanteur relève à quel point le public est présent malgré les températures avoisinant les 40 degrés. Le metalcore est puissant, les mélodies assez fédératrices. Aujourd'hui, il n'y a pas que le soleil qui fait tourner des têtes. Le beau gosse de Black Veil Brides fait visiblement l'unanimité au regard de la proportion de la gent féminine dans le pit. Une déception peut-être? L'absence de mise en scène et tenues accessoirisées comme ils en sont habituellement l'étendard.

Setlist:
Knives and Pens 
Bleeders 
Hallelujah 
Vindicate 
Certainty 
Revenger 
Faithless 
Rebel Love Song 
The Legacy 
In the End

 

Gehenna -Temple

L.Red : Les norvégiens de Gehenna viennent fouler la Temple espérant rallier à leur cause glaciale de nouveaux adeptes dans un rythme d'entrée de jeu assez lent et mélancolique. Malgré la froideur de leur musique, la Temple reste le lieu le plus Hot du festival! Maquillage black and white, les musiciens jouent avec les photographes, pour mon plus grand plaisir. J'avais hâte de constater de mes yeux et de mes oreilles leur proposition scénique, le groupe étant immanquable tant leur présence dans l'hexagone est rare. Pas déçue, j'assiste avec bonheur aux sonorités de l'orgue jouées via le clavier de la figure féminine du groupe. La musicalité me fait penser à du Ghost par moment. Le public reste assez statique, à l'instar des norvégiens. L'ensemble du set est très mélodieux, je dirai même presque dansant sur certains titres. Une superbe prestation avec son lot d'émotions.

           

 

Ain't No Fucking Artist - Purple House 

Vince Les trois potes de Ain't No Fucking Artist avaient la lourde tâche de fermer la Purple House pour cette édition de juin 2026. Un Clin d’œil sympa pour moi car après avoir débuté le jeudi avec Kristel, je profitais une dernière fois de la fournaise de la Bête avec un autre groupe français. Qui il faut le souligner sont présents en masse dans la programmation effectuée par Ben Barbaud et son équipe, et traduit la dynamique et la richesse de la scène hexagonale. Mais revenons-en à ANFA comme il est plus simple de les nommer. Un Rock Alternatif très ancré dans les années 90 joué dans la cage par le power trio passé par le conservatoire. En à peine 3 ans ils ont déjà l’expérience de la scène arborant plus de 100 live à leur actif. Tout est DIY, production comprise, ils y tiennent et cela correspond à l’esprit du lieu où il s’exprime cet après-midi. La fraicheur des groupes amateurs complétée par une justesse des mélodies, le plaisir des riffs rock vitaminés, le tout au travers de textes qui ne trichent pas non plus et sans édulcorant. On y parle avec résilience des thématiques universelles et intemporelles qui procurent émotion et doute : l’amour, la mort ou l’échec. Un moment très sympa.

                          

 

Three Days Grace - Mainstage 2 

L.Red : S'il y a bien un groupe d'adolescence, c'est celui là ! Après onze ans d'absence voilà le retour tant attendu d'Adam Gontier, le chanteur originel du groupe. Et quelles retrouvailles il nous offre! Les canadiens entament leur set avec Animal I Have Become, LE tube que tout le monde ou quasiment tout le monde connait. Nostalgie quand tu nous tiens, me voilà instantanément replongée dans les années 2000. La formation nous sert le meilleur de son Metal alternatif tout en prenant le temps de discuter et de présenter chaque membre du groupe. Le blondinet assurant en duo les vocalisations, Matt Walst enchaine les bières pendant le set. Clisson se réveille, les mainstages sont désormais pleines. Les canadiens font monter la tension en demandant au public de chanter Riot en chœur avec eux pour animer de plus belle la mainstage 2. Mes morceaux favoris interprétés, je m'éclipse pour aller me ravitailler avant de m'enjailler pour la dernière soirée de l'édition 2026.

           

Vince : Une fois de plus je vais à l’aveugle me poster devant une formation m’étant inconnue. Les Canadiens de Three Days Grace ne sont pourtant pas les perdreaux de l’année, voilà près de 3 décennies que ces musiciens font prendre conscience de l’urgence de la vie autour de leur idée centrale «Si tu avais 3 jours pour tout changer dans ta vie, pourrais-tu le faire ?» Les spectateurs attendaient également avec impatience l’association des deux chanteurs en les personnes de Matt Walst (depuis 2014) et le frontman originel Adam Gontier de retour depuis 2023, chacun trouve sa place parfaitement. Ce sera une super surprise que cette proposition Metal Alternatif teintée post Grunge, assez grand public, mais très intéressante et fédératrice, j’ai beaucoup aimé.

                           

Setlist :
Animal I Have Become
Painkiller
I Hate Everything About You
Mayday
The Mountain
So Called Life
Never Too Late
Time of Dying
Riot
Dominate
The Good Life
I Am Machine

Rise Against - Mainstage 1

L.Red : Le groupe Rise Against, venu tout droit des USA, compte bien remuer le public avec son punk rock. Et ça prend plutôt bien, quelques danses spontanées émergent comme on peut les retrouver habituellement en Mainstage. Se revendiquant comme activistes américains, le groupe porte ses convictions jusque dans les paroles. Les mélodies sont assez entrainantes, les refrains feront naturellement battre du pied. J'écoute un peu d'une oreille le groupe, échangeant avec d'autres photographes en attendant de pouvoir aller shooter Architects.

Setlist:
Re-Education (Through Labor)
Under the Knife
Satellite
Give It All
Help Is on the Way
Ready to Fall
The Good Left Undone
Prayer of the Refugee
Swing Life Away
Chamber the Cartridge
Savior 

 

 Wolves in the Throne Room - Temple

Vince :   Seul concert de Black Metal effectué lors de mon week-end, vous me direz pas étonnant n’étant absolument pas fan du genre, de l’imagerie comme des polémiques y étant rattachées. Même si ces derniers temps j’essaie de m’y ouvrir un peu grâce à des recommandations de mes abonnés ou proches. J’espère d’ailleurs un jour voir Splendidula groupe belge découvert cette année. Bref, mon analyse sur WITTR ? Ben : Brutal, rapide, technique du Black Atmosphérique sans fioritures. Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire mais j’ai aimé et c’est déjà pas mal.

                                   

 

Architects - Mainstage 2  

Vince : De nouveau du Metalcore lors de ce dimanche bien fourni dans le genre, on est ici dans le haut du panier avec the Architects. Mais que ce fut éprouvant, la moitié du concert à porter les vagues de slameurs tout en se faisant écraser sans arrêt les orteils en guise d’entrée de soirée après 4 jours de Fest, cela a eu raison de moi et de ma capacité à apprécier à sa juste valeur ces britanniques. Les aimant pourtant beaucoup en studio, notamment leur album sorti en 2021 For Those That Wish You Exist, c’est donc heureusement avec une joie non dissimulée que je me suis éclaté sur Black Lungs, Impermence et surtout Animals en clôture de set !

                                    

L.Red : Vu de loin en 2019, j'ai appris depuis à connaître et vraiment apprécier le groupe, c'est donc avec une hâte non dissimulée que j'attends le show du groupe britannique. 1h d'attente pour pouvoir photographier le groupe disponible uniquement pour 3 titres. Architects jouent leurs titres phares tels que Blackhole, Broken Mirror ou encore Everythings Ends, morceaux tous plus fédérateurs les uns que les autres. La foule est tout aussi présente que les précédents jours. Le son est bien lourd, les festivaliers sont là pour en découdre sur le pit après s'être relativement protégés sur la journée, les derniers concerts vont constituer un exutoire. Le groupe terminera son set en beauté avec leur tube Animals.

           

Setlist:
Elegy
Whiplash
Doomsday
Black Lungs
Blackhole
Impermanence
Broken Mirror
Brain Dead
When We Were Young
Everythings Ends
Seeing Red
Animals
 

The Hives - Mainstage 1 

Vince : Après l’usante expérience the Architects j’arrive à me glisser tout devant en Mainstage 1. Tous les éléments sont là, j’adore le groupe, je vais les voir pour la première fois sur scène et cela m’a été plus que chaudement recommandé. Notons aussi, et la tâche n'était pas simple, des amis festivaliers encore plus bienveillants et souriants que d’habitude. Je sens que je vais vivre un truc d’ici peu, les suédois arrivent en costumes noir et blanc classe et souriants. Et dès le début ça part : humour sophistiqué, qualité des musiciens, énergie débordante, la folie s’empare de l’espace, les micros tournent, les retours sont renversés, les frères Almqvist font le show arpentant toute la scène, venant dans le public pour chanter (Per) ou jouer de la guitare (Niklas). Une fausse arrogance sympathique, ils sont attachants et p..... quel bonheur de voir du Garage Rock sur une grande scène du plus grand Festival de France ! On enchaîne tous leurs tubes Hate to Say I Told You So, Countdown to Shutdown, Come On !, Tick Tick Boom il n’y a rien à jeter, je termine avec The Hives Forever Forever The Hives tenant la main d’Howlin Pell Almqvist (Per), le chanteur leader, venu debout vers nous. Ils sont vraiment déglingos, j’adore leur univers et leurs humeurs tout autant que leur musique. Une cascade de positivisme, de lâcher-prises et de bonheur musical. Ce concert est tout simplement INOUBLIABLE.

                                                                                 

Setlist:
Enough Is Enough
Main Offender
Hooray Hoortay Hooray
Paint a Picture
Bogus Operandi
Hate to Say I Told You So
Countdown to Shutdown
Come On !
Tick Tick Boom
Legalize Living
Walk Idiot Walk
The Hives Forever Forever The Hives
 

Bad Omens - Mainstage 

L.Red : Ahhh Bad Omens... LE groupe dont l'annulation en 2024 pour dépression du leader Noah Sebastian avait noirci l'édition. Vu en Décembre pour leur show à La Villette, c'est avec impatience que je voulais les revoir en territoire hellfestien. Les lumières s’éteignent, les écrans latéraux s’allument tandis qu'un petit film d’introduction dévoilant notamment un lecteur de cassette portable vintage (qu'on retrouvera à chaque entracte vidéo pendant le set) plonge la Mainstage 2 dans une ambiance dark cinématographique. Specter se lance avec l'arrivée du charismatique frontman Noah Sebastian. L'instrumentation est aussi intense que les effets scénographiques. L'ambiance au plus prêt des barrières est à son maximum en cette fin de festival. S'enchaine les iconiques morceaux THE DEATH OF PIECE OF MIND, Dying To Love et CONCRETE JUNGLE. Noah semble en forme, sollicitant les troupes clissonnaises pour des circles pit et autres moshpits. La setlist reprend la grande majorité des titres joués lors de la tournée, pour le plus grand plaisir des fans. Ma frangine m'accompagnant au plus près des barrières et dont la garde-robe contient la totalité du merch du groupe ne vous dira pas le contraire! Néanmoins, je constate que bon nombre de festivaliers ne connaissaient pas ou peu le groupe jusqu'alors et à en entendre les retours, chacun a été conquis. La scènographie tirée à 4 épingles, la sublime tessiture de Noah aussi sensationnelle qu'en studio auront à coup sûr rallié de nouveaux adeptes. Merci aux gardes du corps qui se reconnaîtront, et qui ont pu me préserver de mouvements de foule et autres slameurs et surtout protéger mon matériel photo porté pendant ces 4 jours pour vos beaux yeux, Messieurs Dames.

Setlist :
Specter
Glass Houses
THE DEATH OF PIECE OF MIND
Dying To Love
CONCRETE JUNGLE
Nowhere To Go
Limits
ARTIFICIAL SUICIDE
V.A.N
Left For Good
What It Cost
Like A Vilain
Just Pretend
Impose
Rappel : Dethrone
 

Napalm Death - Altar

Vince : Avant-dernier concert pour moi, je décide de fouler une dernière fois l’Altar pour me régaler d’un classique brutal du Grindcore-Death Metal. Considéré comme les pionniers du genre, Napalm Death est une référence absolue, ils envoient encore du steak ! La recette c’est simple la batterie de Danny Herrera qui blast à mort calée avec les lignes de basse de Shane Embury, ajouté à cela les riffs pleins de disto de John Cooke, le tout sur un tempo ultra rapide et porté par le chant guttural de Barney Greenway aux textes engagés politiquement. Un rouleau compresseur aussi destructif que jouissif !

                                                                         

Setlist:
Instinct of Survival
Strong Arm
Continuing War on Stupidity
Everyday Pox
Contagion
Plague Rages
Narcissus
Throes of The Joy in the Jaws of Defeatism
When All is Said and Done
Amoral
I Abstain
Practice What You Preach
Mentally Murderer
Dead
Suffer the Children
Greed Killing
Incinerator
Scum
Nazi Punks Fuck Off
You Suffer
 
 

The OffspringMainstage 1

Vince : On y est c’est déjà la fin, et pour clôturer cette édition, première pour moi, le Hellfest avait décidé de programmer The Offspring. Je ne vais pas vous mentir j’avais quelques doutes dans la pertinence de ce choix. Non pas que j’estimais qu’ils n’avaient pas leur place ou que je n’aime pas le groupe (je ne les avais jamais vus et j’étais ravi de pouvoir le faire), mais j’avais cet avis assez tranché qu’un groupe qui fermait les portes de l’enfer devait être un peu plus emblématique et ronflant. Passé cette interrogation et ayant été obligé avec difficultés de renoncer à voir Down en Valley, je me place au plus près avec des amis pour espérer avec nostalgie retomber dans les années fin collègue début de lycée (ah les années 90). Et je dois dire que ça commence à merveille avec Come Out and Play ! Je suis ravi il y a des titres de Smash (Bad Habit, Gotta Get Away, Self Esteem), je suis conquis, l’ambiance est excellente. Ajoutez à cela des covers de Sabbath (Paranoid) ou d’Ozzy (Crazy Train) bien placés en milieu de set on est bien !!! Les deux chanteurs Dexter et Noodles échangent avec le public en permanence, la fête est complète et la presta est une réussite, je range donc mes doutes et profite tout sourire de ce dernier bon moment, épuisé mais des images et des souvenirs plein la tête.

L.Red : Je reviens voir sur scène le groupe après une édition 2024 qui m'avait laissé un peu sur ma fin, la ferveur des écoutes adolescentes d'Americana s'était alors un peu ternie. Allez The Offspring on se rattrape pour 2026? Le set se lance et j'ai comme une impression d'être seule au monde, la stage de Bad Omens s'est littéralement vidée, je suis devant avec les derniers fêtards qui dansent comme des fous autour de moi, dans une dernière euphorie collective. Bonheur, bonne humeur, bonne ambiance, avec ces joyeux lurons qui m'entourent, une vraie liesse qui a le goût d'un dernier repas partagé avant la fin. Deux gigantesques bustes de squelette gonflable crachant de la fumée ornent chaque côté de la scène. Un hommage est rendu en cours de concert au groupe venant de se produire sur la Warzone, j'ai nommé les maitres du punk anglais, The Addicts. Le groupe enchaîne ses tubes ainsi qu'un bout de Paranoïd, en hommage à notre feu Ozzy. Ils continuent avec une reprise de Crazy Train, morceau joué en entier ce coup-ci. Les showmens poursuivent avec "A Taylor Swift music". Euh... What ? Sur ce titre le chanteur demande le plus grand moshpit ever, le public donne tout. Un solo du batteur met tout le monde d'accord. Vous imaginez bien que les américains ne pourraient pas monter sur les planches sans jouer les tubes Why Don't You Get a Job? Pretty Fly et The Kids Aren't Alright. Le groupe enchaine alors les trois morceaux, nous n'avons même pas le temps de reprendre notre respiration. Alors dans cette euphorie, je m'élance dans mon premier slam (oui, oui, mon premier slam). Le guitariste continue à ambiancer le public avec You're Gonna Go Far, Kid avant de terminer avec Self Esteem

Setlist :
Come Out and Play
All I Want
Want You Bad
Staring at the Sun
Hammerhead
Bad Habit
Paranoid (Black Sabbath cover)
Crazy Train (Ozzy Osbourne cover)
In the Hall of the Mountain King (Edvard Grieg cover)
Love Story (Taylor Swift cover)
Hit That / Original Prankster
Gotta Get Away
Why Don't You Get a Job?
Pretty Fly (for a White Guy)
The Kids Aren't Alright
You're Gonna Go Far, Kid
Self Esteem

 

Bilan de cette journée du Dimanche
 

Vince : Cette 4ème journée, était celle des découvertes quasi permanentes, et c'est aussi ça l'intérêt des festivals et permet de ne pas penser qu'on approche de la fin de notre voyage en enfer. La dernière note vient d'être jouée, c'est tout sourire, honnêtement un peu épuisé, et le sentiment d'avoir réussi mon baptême du feu dans la tête que je visionne les écrans des Mainstage. Après un résumé en image qui nous plonge déjà dans la nostalgie, le temps se fige et les souffles s'interrompent, on se projette vite, on a droit à l'annonce tant attendue...

L.Red : Wow, c'était une journée marathon avec pas moins de 14 concerts et une interview ! La moindre énergie a été dépensée pour ce dernier jour. La poussière des Mainstages n'est pas encore retombée que le Hellfest clôt son festival avec l'annonce vidéo de la XXème édition du Hellfest pour l'année 2027. Et quelle annonce ! Pas moins de 300 groupes se répartiront sur les 10 scènes annoncées. C'est donc 4 nouvelles stages qui vont voir le jour pour la date anniversaire, à savoir Riot, Abyss, Forge, Crypt, malheureusement le prix du pass augmente pour frôler les 400€ ce qui ne manquera pas de générer des commentaires. La rançon du succès ...

           

 

Venez donc discuter de ce live report sur notre forum !