Encore une vieillerie sortie du grenier en farfouillant dans la discothèque. Pourtant c’est justement la vieillerie qu’on aimerait oublier, celle dont on a presque honte rien qu’en regardant cette pochette, l’album dont on se demande même pourquoi on l’a acheté tant il est étrange, à côté de la plaque, concept, ça c’est sur, mais presque trop concept. Ce disque qui nous rappelle qu’on aurait dû foutre les quinze balles ailleurs, dans un truc plus metal, forcément, mais alors qu’est-ce que ça vient foutre là ? Et d’ailleurs qu’est-ce que ça fout dans ma discothèque ? La réponse est pourtant assez évidente, il suffit de se pencher sur ce qu’il y a dedans, c’est tout.
Alors oui il s’agit bien d’un concept album, dans le genre rock psychédélique biberonné au LSD, ça ne fait aucun doute. Il aurait pu faire la bande son d’Orange Mecanique par exemple. Ok mais tout ça n’explique toujours pas la chronique dans nos augustes pages. Patience, patience, j’y viens. Donc le créateur de cet ovni n’est autre que Roger Glover, l’immense bassiste de Deep Purple (ahhh ! Enfin des noms qui rassurent) qui, surement sous l’effet de drogues ou autres psychotropes, a créé cet album plus qu’étrange. Et pour cela il a fait appel à David Coverdale (Rainbow), Glenn Hughes (Black Country Communion) et surtout Ronnie Dio (Black Sabbath) qui vient porter sa voix ici. Bon maintenant chacun peut comprendre pourquoi on a cet album dans la discothèque non ?
Alors ok, à écouter c’est étrange, forcément, mais au milieu de tout ça on va trouver le hit ultime que tout le monde connait : Love Is All. Chanté par Ronnie Dio, écrit par Glover, ce titre est secondé par un clip sublime qui montre une ballade des animaux version dessin animé. Une mélodie à tomber et une orchestration au cordeau. Si à cela on peut ajouter que ce clip servait de lien sur les chaines de télévision française dans les années 80, on tient un truc que tout le monde connait. Ce n’est pas metal pour deux thunes, on a même presque du mal à se demander ce que Dio fout là-dedans, et pourtant ça fonctionne et, à chaque écoute, c’est la banane qui revient. Au moins le grand public peut se targuer d’avoir au moins une fois entendu la voix de ce chanteur. Voici d’ailleurs le titre en question pour se le remettre en tête:
Donc un concept album bizarre de rock progressif avec un line up à faire pâlir tous les meilleurs groupes de metal. Glover s’est fait un petit plaisir personnel, l’album ne fera pas une grande percée dans les charts. Et pourtant il n’en reste qu’une chanson, mondialement connue, la seule qui reste de cet album dont le reste n’est pas extraordinaire, et ne pouvait même pas sortir en singles.
Tracklist de The Butterfly Ball And The Grasshopper’s Feast : 01. Dawn 02. Get Ready 03. Saffron Dormouse And Lizzy Bee 04. Harlequin Hare 05. Old Blind Mole 06. Magician Moth 07. No Solution 08. Behind The Smile 09. Fly Away 10. Aranea 11. Sitting In A Dream 12. Waiting 13. Sir Maximus Mouse 14. Dreams Of Sir Bediviere 15. Together Again 16. Watch Out For The Bat 17. Little Chalk Blue 18. The Feast 19. Love Is All 20. Homeward