Formé en 2022, le groupe de power metal allemand Dominum réussit à monter en puissance en l’espace de quatre années. Si l’on suit la direction artistique induite par la pochette de l’album, on peut légitimement s’attendre à une ambiance sombre, horrifique, zombiesque si je puis dire avec ce nouvel opus Night Is Calling où l’on perçoit une main tendue d’un machabée partiellement décharné attrapant par le bout des doigts la lune. Rien d’étonnant lorsque l’on connaît leur leader et chanteur Dr. Dead et ses zombies : Tommy Kemp à la guitare, Patient 0 à la basse et Victor Hilltop à la batterie.
Le lancement semble bien plus freakshow quand le groupe démarre sur un ton clownesque assumé avec l’intro du morceau The Circus Is In Town qui lance l’album. Le morceau bouge, est assez entrainant, une belle et curieuse introduction qui nous donne envie d’en découvrir davantage.
Le second morceau Doctor, Doctor m’aura fait penser à du Crashdïet, dans les rythmiques, les riffs, les vocalisations principales mais surtout les chœurs. Un titre résolument glam rock, avec des vocalisations de plus en plus claires, tout pour me plaire!
Sur Children Of The Night, je retrouve des similitudes encore une fois, non pour me déplaire, de Beast In Black, du power à fond donc avec une instrumentation entraînante ainsi que des refrains fédérateurs.
Le morceau Nosferatu coïncide bien pour le coup avec la direction artistique visuelle. Ambiance Gloryhammer, dynamique, entrainant, on imagine aisément un circle pit avec de joyeux lurons.
Dark Melodies résonne davantage comme une balade, mais on ne s’endort pas! Elle laisse simplement la possibilité d’apprécier quasiment a capella la voix du chanteur et leader Felix Heldt. Les chœurs encore une fois sont grisants.
Sur le morceau éponyme, Night Is Calling, le groupe assure un featuring avec les non moins power Battle Beastavec qui d’ailleurs ils se sont produits sur scène en tournée.
La voix de Marina La Torraca, nouvelle chanteuse de Battle Beast intégrée en décembre 2025, se complète merveilleusement avec celle de Felix Heldt.
Jack The Ripper est tout autant dansant et fédérateur, le power à son apogée sans sombrer dans le kitsch apportant dans l’instrumentalisation des touches très modernes.
Les références sont nombreuses autour des tueurs en série, Dracula, Thriller de Michael Jackson dont la reprise est plutôt réussie mais impossible de battre le maître vous en conviendrez. En grande fan de MJ, je dois dire qu’il s’agit plus d’un hommage que d’un massacre.
Un intermède mettant en lumière une voix lugubre et sombre sur le morceau Devil’s Son et c’est un riff de guitare qui nous accueille pour I Don’t DrinkWine pour toujours nous emmener vers des contrées où il fait bon danser et entonner en chœur.
Endzeit vient trancher avec la dynamique jusqu’alors avec des riffs de guitares plus lourds et des rythmes plus heavy, voire trash.
Retour au calme avec deux de leurs morceaux phares repris en version acoustique : Don’t Get Bitten By The Wrong Ones et Hell Living People. Une jolie façon de venir clore l’opus et qui tranche relativement avec les titres très rythmés et énergiques qui ont ouvert la danse.
L’identité sonore de Dominum est toujours bien présente et se développe sur cet album avec des singularités sur chacun des treize titres constituant la galette. L’album m’a totalement convaincu, un vrai aboutissement de leur constitution musicale. Pas une seule chanson à jeter, c’est assurément leur meilleur opus. Et si les allemands ont réussi à sortir trois albums en quatre années d’activité, on peut bien espérer des suites aussi prolifiques.
Une note haute mais bien méritée. Si vous aimez le power, ne passez surtout pas à côté!