Il est vrai qu’on ne s’était pas quitté en très bons termes Metalite et moi, ça sentait le divorce à plein pif, chacun repartant de son côté avec tout plein de reproches entre les dents. Et puis vous savez ce que c’est, avec le temps, on commence à pardonner, on se dit qu’on a parfois été un peu dur, pas exempt de tout reproches etc… On s’attendrit et on reprend contact, et ça tombe bien car Metalite ressort un album. Le timing est parfait pour me rabibocher avec le groupe de metal mélodique suédois, je suis tendre comme un ourson en guimauve. Ouais je sais le soleil a frappé fort sur ma caboche, l’est à l’ouest le Kabet.
Rien de nouveau sur le line up, si ce n’est le changement de Lea Larsson par Erik Juntilla derrière les futs, le reste de la bande est la même que pour l’album précédent Expedition One. Je passerai aussi très vite sur l’hideuse pochette dont le groupe s’est fait une spécialité. A chaque fois c’est surprenant de mauvais gout, et pour une première approche de l’album y’a mieux. Et pourtant quand on lit çà et là « album ambitieux », « riffs percutants » ou encore « mélodies puissantes », pas de doute, Metalite a pris un virage, celui qu’on attendait depuis un moment. Ben c’est pas gagné…
Dès le premier titre Our Time As Come, aucun doute on est bien sur du Metalite. C’est bourré de claviers, les effets sont très pop rock (trop ?), on a bien sur les Who-ho obligatoires qui introduisent le refrain, et le timbre vocal d’Erica Ohlsson s’il est plutôt agréable, ne ressort pas du lot. Quelques effets de guitares sur le solo, ma foi pas si dégueu, ce qui sera le seul motif de satisfaction ici. Le reste est long, pas terrible du tout, loin de là, le groupe reprend la recette de son précédent album.
La suite ? pour comprendre la suite de cet album, Metalite, il faut faire comme à chaque fois, contrôle C / contrôle V. Les titres s’enchainent sans aucune originalité avec l’impression d’entendre toujours la même chose, et vu le commentaire du premier morceau juste au-dessus, je peux vous assurer que c’est long au final. Après il est fort probable que le groupe sait ce qu’il fait pour rester dans les clous de son univers qui doit, j’imagine, trouver son public (dont je ne fais pas partie, y’a rien à faire). Au moins en live avec Metalite, on ne risque pas la surprise, les titres doivent s’enchainer à qui mieux mieux, et l’avantage c’est qu’on peut faire une pause pour boire une bière sans avoir le sentiment de louper grand chose, et c’est déjà pas mal.
Non y’a rien à faire, Metalite est certes un bon groupe de metal mélodique (correct plutôt), mais le choix de ne pas se mettre en danger finit par lasser car les albums se suivent et se ressemblent, et je ne parle même pas des morceaux au sein de chaque albums qui illustrent également cette expression. Discovery est un album à laisser aux fans du groupe, les autres risquent d’avoir le même sentiment que ce que je viens de décrire.
Tracklist de Discovery : 01. Our Time Has Come 02. In Case Of Emergency 03. Into The Maze 04. Cyberspace 05. The Metal Elite 06. Neon Rain 07. Echoes Of You 08. Starchild 09. Wings Of Fire 10. Captive In The Past 11. Supremacy Of One 12. Triforce