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Volcanic Fest 2026 - Jour 2

Date:

24 JUillet 2026

Lieu:

Andrézieux Bouthéon

Chroniqueur:

L.Red

Volcanic Fest 2026 - Jour 2 - Samedi

Top départ pour apprécier cette seconde journée de festival qui s'annonce tout aussi riche que la première. Je profite de l'attente du lancement du premier groupe de la journée pour aller faire un tour au village d'artisans et découvrir la zone de tatouages. En termes d'animation, là aussi l'organisation a mis les bouchées doubles : Conférences sur le metal, cartonnades, spectacles de feu, déambulations sur des échasses ou paré de dragons (oui oui de dragons!). A découvrir plus amplement dans les albums photos!
 
 

Crystal Throne
Crystal Throne investit la scène avec une formation composée de Max Waynn à la guitare bien connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Max Yme, Terry DeFire au chant, John L à la guitare, Jefferson Brand à la basse et Guillaume Remilh à la batterie.
Deux flammes de chaque côté de la scène encadrent le groupe, dévoilant des anges en armure qui viennent habiller le décor.
Avec humour, Max confie au public que le groupe est ravi d'avoir parcouru 11 heures de route... pour seulement 30 minutes de set. Une remarque qui fait sourire, mais qui ne les empêche pas de livrer une prestation bien énergique. Le quintette déroule un heavy metal aussi technique qu'accrocheur, flirtant par moments avec le power metal. Les rythmes sont entraînants et les morceaux s'enchaînent avec une belle intensité. Visuellement, les musiciens affichent un look résolument heavy, notamment grâce à leurs gilets particulièrement singuliers, qui semblent avoir été confectionnés spécialement pour la scène.
Les membres du groupe prennent également plaisir à jouer avec les photographes, multipliant les poses et les interactions pour notre plus grand bonheur.
Quand on apprend qu'ils n'ont dormi qu'une quarantaine de minutes avant de monter sur scène, la qualité de leur prestation n'en est que plus impressionnante.
Après le concert, direction le stand de merchandising pour échanger quelques mots avec Max qui se montre particulièrement amical et m'offre son médiator (on attend d'ailleurs les plectres à l'effigie du groupe!). Et pour les passionnés de guitare, ses réseaux sociaux valent clairement le détour (@maxymemusic).
 
Setlist:
Intro
Children Of The Ruins
Foreshadowed Sands
Tides Of Ages
Steelbirds
 
 

Wedingoth
Changement de registre avec Wedingoth, quatuor lyonnais qui œuvre pour transmettre un rock metal progressif soigné. Aux commandes, une chanteuse en position de leader, une touche de sororité bienvenue qui ne fait clairement pas de mal sur l'affiche du jour.
Vocalement, Céline Nephtys impose une voix claire, grimace, joue avec le public, tandis que le son général reste puissant, porté par des ambiances atmosphériques qui collent parfaitement à l'étiquette progressive du groupe.
Le line-up est complété par Steeven Segarra aux guitares, arrangements et production, Manon Fortin à la basse, et Stéphane Rochas à la batterie. Un projet solide et mature puisque le groupe est actif depuis 2007, fort de quatre albums.
La formation évolue quasiment à domicile puisqu'ils viennent de Lyon, et ça se sent dans l'énergie dégagée sur scène. Sur le troisième titre, une balade, la demande est lancée aux festivaliers de balancer les bras. Le public est encore clairsemé à ce moment du festival, mais ceux présents dans le pit s'ambiancent volontiers.
La fin du set sonne déjà à 13h15 laissant la place aux Amon Sethis, que je me réjouis de revoir une fois encore.
 


Amon Sethis
Avec Amon Sethis, le voyage vers l'Égypte Antique fonctionne toujours aussi bien. Le groupe déploie une nouvelle fois son univers power metal théâtral avec un show aussi immersif qu'efficace.
Cette fois, la formation est au complet. Julien Tournoud est bien présent au chant, dont la voix, toujours aussi juste et maîtrisée, porte parfaitement les compositions du groupe. Sa présence est d'autant plus remarquable qu'il est également très investi tout au long du week-end dans l'organisation du Volcanic Fest à travers sa société Booking Kâ Management.
Le spectacle gagne encore en intensité avec le retour sur scène de la performeuse Inès, qui accompagne plusieurs morceaux avec ses chorégraphies de feu, rappelant sa prestation remarquée au Plane'R Fest 2025.
À la basse, Laëtitia Bertrand impressionne une nouvelle fois. Sa maîtrise de la basse fretless est tout simplement bluffante et sa présence scénique capte inévitablement les regards. Les habitués souriront peut-être en constatant qu'aucune mèche de cheveux ne semble cette fois s'être coincée dans son instrument.
À la guitare, Andrea Ricci déroule des riffs impeccables, tandis que Benjamin Naire, derrière les claviers, participe pleinement à cette atmosphère épique. À noter que ce dernier développe également un projet solo, à retrouver sur les réseaux sous le nom ben_clavieriste.
On sent un groupe heureux d'être sur scène, une énergie largement partagée par un public qui ne ménage pas ses applaudissements tout au long du concert et qui le feront paraître par leur présence en masse au stand de merchandising.
Au-delà de la prestation, Amon Sethis reste aussi un groupe particulièrement attachant humainement. En dehors de la scène, chacun prend le temps d'échanger avec le public, partageant avec simplicité sa reconnaissance, son expérience et sa passion. Une qualité qui fait autant la force du groupe que ses performances scéniques.
 
Setlist :
Intro
Dawn Of An Apocalyptic World
Lamentations
The Rise Of The Tyrant
The Blood Red Temple
Kubatalawa
The Rise Of Aoutef's Army
Osiris God Of The Dead
From Dust To The Stars
 
 

Naraka
Wouah, Naraka fait partie de ces groupes qui t'envoient au tapis dès les premières secondes. Le quatuor déboule avec une énergie de dingue et balance un son massif qui ne laisse aucun répit.
Originaire de Paris et de Marseille, la formation mêle death metal moderne, thrash et black metal, le tout relevé d'arrangements symphoniques aux accents dramatiques. Le groupe réunit Théodore Rondeau au chant, Jean-Philippe "JP" Porteux à la guitare (fondateur du groupe et ancien membre de Chabtan), Pierre-André Krauzer à la basse (également musicien de Vestige), tandis que Franky Costanza, connu notamment pour son parcours avec Dagoba et Les Tambours du Bronx, est exceptionnellement remplacé sur cette date par une batteuse de session.
La batterie se montre particulièrement percutante et constitue l'un des moteurs du concert, tandis que Théodore Rondeau headbangue presque sans interruption, physiquement c'est aussi intense que le son.
Sur le morceau The Mother of Shadows, le spectacle est d'autant plus théâtral avec l'entrée de la performeuse Inès qu'on retrouve après sa performance avec Amon Sethis. D'abord vêtue d'une longue robe noire, elle s'en défait progressivement avant de se grimer le corps manuellement d'une substance noire. Coiffée de cornes évoquant la reine Maléfique, elle vient étaler sa composition noire sur les membres du groupe avant d'entrer en scène avec des artifices de feu, renforçant l'atmosphère sombre et rituelle du morceau. Le public n'est pas en reste, acclamant les artistes.
Entre puissance, précision et mise en scène, Naraka nous aura livré une sacré prestation.
 


Emerald Moon
Belle respiration sur la scène du Volcanic Fest avec Emerald Moon, et une complicité évidente entre les membres. En effet chaque artiste joue avec les autres, se répond, se cherche du regard. La charismatique chanteuse le dit elle-même avec humour, il s'agit peut-être du groupe le moins violent du festival. Un constat somme toute logique sur une affiche largement dédiée au rock alternatif et au metal, mais qui n'empêche absolument pas les musiciens de déborder de pêche.
Le quintet réunit cinq musiciens expérimentés, à savoir Vanessa Di Mauro au chant, Fabrice Dutour (Backroads/United Guitars) et Michaal Benjelloun (Gael Buswell/United Guitars) aux guitares, François C. Delacoudre (ex Laura Cox/United Guitars) à la basse, et Laurent Falso (ex Jack Bon) à la batterie.
Musicalement, Emerald Moon se distingue par un style résolument tourné vers le classic rock des années 1970, mêlant des influences variées pour un son dynamique et énergique. Tantôt ça swingue, tantôt c'est blues, tantôt c'est carrément dansant. Les harmonies de guitares sont puissantes, le chant expressif. C'est un quintet haut en couleurs qui n'est pas sans rappeler des artistes comme Janis Joplin ou Led Zeppelin.
Cerise sur le gâteau, un nouvel album est d'ores et déjà annoncé pour 2027.
 
Setlist :
When There's A Wrill, There's A Way
What You're Told
Bad Mood
On & On
Worry
Devil Woman
Rock'n Roll Soul
The Sky's The Limit
 
 

Charcoal
Après l'atmosphère envoûtante servie par Vanessa d'Emerald Moon, changement radical d'ambiance. Les Franciliens de Charcoal investissent la scène avec leur hard rock teinté de sleazy rock et insufflent directement une bonne dose de peps à cette deuxième journée du Volcanic Fest.
Le quatuor, dont le premier EP est paru en 2024, est composé de Cyrille Hawlicki au chant et à la basse, Stéphane Labas à la guitare rythmique, Damien Leboucher à la guitare ainsi que Fabrice Trovato à la batterie.
Les influences des années 80 et 90 sautent rapidement aux esgourdes, avec une empreinte Motörhead bien assumée. C'est blues, c'est rock, c'est direct, et cela suffit à réveiller un public encore bercé quelques instants plus tôt par les sonorités plus éthérées d'Emerald Moon.
Charcoal déclenche alors le tout premier circle pit du samedi.
Très à l'aise sur scène, Cyrille Hawlicki multiplie les interactions avec les festivaliers, les invitant à donner de la voix. Le public, de plus en plus nombreux devant la scène, reprend alors en chœur le refrain fédérateur de One Night Rock'n'Roll, dans une ambiance aussi festive qu'efficace.
Défi relevé pour la formation française avec ses riffs accrocheurs et leur rock à l'odeur de la madeleine de Proust.
 
Setlist :
Eat My Fist
Hey Doc
Back To The 80'S
Thin Lady Lizzy
Fat Bottom Girl
Mexico
Rebound
Summer Shine
One Night Of Rock'n Roll
 
 
 
Waking The Sleeping Bear
Le quatuor français de Waking The Sleeping Bear est constitué d'Adrien Pate (chant et samples), d'Edwin Blanc (guitare), de Simon Bellot (basse) et d'Arthur Galtier (batterie). La formation propose un nu metal efficace mêlant chant clair, scream et rap. Un savant mélange qui fait mouche, d'autant que l'ensemble du répertoire est interprété en français.
Le groupe ouvre son set avec son titre phare, Le Goût de la peur du ventre, ce qui lance d'emblée une vibration dans le pit. Dès le troisième morceau, afin d'accompagner l'ambiance, le groupe demande des lights au public. Dans le pit, ça bouge déjà bien. La pluie et l'orage venant d'éclater, les festivaliers se réfugient sous la scène, densifiant naturellement la fosse, qui répond avec enthousiasme aux sollicitations du groupe.
Entre deux morceaux, Adrien remercie également le public de soutenir la scène indépendante, un message salué par les applaudissements des festivaliers.
Un set énergique qui confirme la capacité de Waking The Sleeping Bear à embarquer son public dès les premières notes.
 


Feat The Sun
Originaire de Grenoble, Feat The Sun propose un rock moderne porté par deux voix complémentaires, mêlant des influences metal et des mélodies plus pop. La formation réunit Farès Mezdour et Lucile Bosch au chant, Nicolas Anspach à la guitare, Esteban Catté à la guitare, Quentin Silvestre à la basse et Célia Bertin à la batterie.
Le groupe s'appuie sur un duo vocal féminin et masculin qui matche vraiment bien. Farès, qui alterne également avec la guitare, répond aux lignes de chant de Lucile dans un répertoire majoritairement interprété en français.
Sur scène, ça bouge sans arrêt. Pendant ce temps le festival fait face aux intempéries avec un orage important sévissent depuis plusieurs minutes créant plusieurs flaques d'eau dans cette énorme salle. 
Au fil du concert, les deux vocalistes revêtent des tenues pailletées violettes qui apportent une touche visuelle supplémentaire au concert.
L'une des belles surprises du set vient de Lucile, qui lâche plusieurs screams particulièrement puissants, contrastant avec ses lignes de chant plus claires et mélodiques. Un ballon gonflable finit par rejoindre les festivaliers, ajoutant encore un peu plus de fun au set qui se voulait déjà bien fédérateur.
Malgré les intempéries, Feat The Sun parvient à maintenir une excellente ambiance, un bel avenir pour la scène rock française.
 


Heavylution
Avec Heavylution, comme son nom l'indique, le quintette français fait honneur au heavy metal traditionnel. Fondé en 2005 dans la région stéphanoise, le groupe est composé d'Olivier Dupont (guitare), Paul Eyssette (chant), Laurent Descours (batterie), Benjamin Vidal (basse) et Loïc Chalindar (guitare).
Dès les premiers morceaux, les codes du heavy sont parfaitement respectés avec des riffs accrocheurs, des rythmiques efficaces et bien sûr des refrains fédérateurs. Laurent Descours impressionne par la vitesse de son jeu, tandis que les guitares donnent irrésistiblement envie de battre la mesure du pied.
La voix de Paul Eyssette semble parfois un peu mise à rude épreuve, sans doute aidée par les importantes variations de météo qui auront accompagné une bonne partie du festival. Cela ne l'empêche pas de solliciter régulièrement le public, multipliant les « oh oh oh » repris par les festivaliers.
Pour introduire Dreams Paranoïa, le chanteur invite le public à l'accompagner sur les chœurs, une demande à laquelle les premiers rangs répondent volontiers.
Le groupe conclut son set avec Balls Of Steel, déclenchant un mosh pit qui embarque définitivement les festivaliers.
 
Setlist:
Children
Obsession
Rain
Deadly
Earth 
Spirit
Dream Paranoïa
Balls Of Steel
 
 

Eight Sins
Avec Eight Sins, il faut s'attendre à ce que le Volcanic Fest bascule dans un joyeux chaos. Le groupe français de thrash hardcore se constitue de Loïc "Loï" Pouillon au chant, Arnaud "Arno" Groby à la guitare, Mikael "Mike" Loran à la basse et Julien Alves à la batterie.
Dès le premier morceau, le ton est donné avec un circle pit immédiatement réclamé. Très vite, le groupe en demande davantage, invitant les festivaliers à slamer tout en continuant de tourner. Des frites de piscine sont alors lancées dans la fosse pour permettre au public de « se mettre gentiment sur la tronche », dans une ambiance des plus bon enfant.
Loï enchaîne les provocations avec humour, lançant un « Montrez-leur ce que veulent dire les menstruations, je veux voir plein de sang ! », avant de lancer un circle pit réservé aux femmes dans lequel je m'insère volontiers. Dans la foulée, un performeur cracheur de feu devient lui-même le centre d'un circle pit improvisé.
Le délire continue avec une démonstration de « cartonnade », puis le chanteur sépare la fosse en deux équipes qui s'élancent l'une contre l'autre au signal.
« Il vous reste deux chances de tout raser, deux chances de faire tomber la pluie dans la salle ! » hurle-t-il ensuite. Les festivaliers répondent présents en improvisant un immense circle pit autour de la régie.
Pour conclure, Loï se jette à son tour dans le public. Comme Locomuerte la veille, Eight Sins s'impose comme l'un des groupes les plus fédérateurs et déjantés du festival. Bon, pari tenu, c'était un joyeux bordel!
 


Silver Dust
C’est au tour des Suisses de Silver Dust d’investir la scène du Volcanic Fest. Une première fois pour moi de les voir sur les planches, je les attends alors avec impatience. Visuellement, le groupe en jette d'entrée de jeu arrivant grimés, tirés à quatre épingles, arborant de superbes attirails (masques, chapeau haut de forme). La classe à l'état pur. Le line-up est composé de Lord Campbell (chant, guitare, synthés et programmation, Neiros) (guitare), Kurghan (basse) et Mr. Killjoy (batterie).
Dès le début du show, la dynamique scénique s'installe, de vrais performeurs. On assiste même à des jeux de réponses à la guitare entre Lord Campbell et Neiros. Derrière les fûts, Mike (Mr. Killjoy) est ultra expressif, grimaçant à chaque coup de baguette ! Les micros sont ornés de fausses roses noires, peignant un décor résolument gothique. Sur le plan vocal, la prestation de Lord Campbell m'évoque directement feu le groupe HIM.
Même lorsqu'un petit souci technique pointe le bout de son nez, le frontman gère la situation d'une main de maître et meuble parfaitement l'intermède le temps de régler le problème. Les Suisses n'hésitent pas non plus à secouer le public et sollicitent un bon circle pit.
Côté setlist, le groupe nous offre une reprise de Bette Davis Eyes, agrémentée des voix sur bande de leurs copains de Lordi avec qui ils ont réalisé le featuring studio. Un peu plus tard, à la faveur d’un morceau instrumental, Lord Campbell s'éclipse discrètement avant de réapparaître drapé dans une cape de velours rouge et arborant un masque d'or à long bec. Une fois la cape tombée, un cracheur de feu vient le rejoindre sur scène pour amplifier le spectacle, sur un titre d'une belle inspiration gothique.
Pour la petite histoire, les musiciens n'ont pas hésité à enchaîner 5 heures de route pour venir jouer ce soir au festival. Une belle mise en bouche avant leur grande tournée européenne prévue pour début 2027, et comptez sur moi pour les revoir.
Le concert se clôture en beauté sur l'épique Symphony of Chaos. Une prestation théâtrale et maîtrisée du début à la fin. Ils ne m'ont clairement pas déçus, et les échanges et signatures au merchandising ne viennent pas noircir le tableau. 
 
Setlist :
Intro - Ghost Song
Fire!
I'm Flying
Devil's Dance
The Masters Of Fright
Duo Guitares (Neiros + Lord Campbell)
Bette Davis Eyes
Down
Salve Regina
Drum Solo (Mr. Killjoy)
Lucifer's Maze
I Saw Your Light
Follow Me
No Matter How Far Away
Symphony Of Chaos
 
 
 
Klone
A-t-on encore besoin de présenter le groupe Klone? Bon pour les retardataires, la formation originaire de Poitiers propose un metal progressif pour le moins introspectif. Le groupe se compose de Guillaume Bernard (guitare), Matthieu Metzger (samples, contrôleur MIDI, claviers et saxophone), Yann Ligner (chant), Jean-Étienne Maillard (basse), Aldrick Guadagnino (guitare) et enfin Morgan Berthet (batterie).
Avec Klone, pas de démonstration de force permanente. Le groupe préfère installer des ambiances profondes, faites de lenteurs assumées, de montées en puissance et de textures sonores qui prennent le temps de s'installer. La voix claire et immédiatement reconnaissable de Yann Ligner vient parfaire le tout. C'est une musique puissante qui ne vous percute pas : elle vous attrape, vous enveloppe et vous berce. Une musique qui pousse presque à fermer les yeux tant elle fait naître des images de notre propre monde intérieur.
Au milieu du public, des performeurs manient des artifices enflammés le temps d'un morceau, ce qui nous sort un peu de l'introspection mais quelle expérience immersive tout de même! Les jeux de lumières, que je n'ai finalement que peu évoqués tout au long de ce live report, méritent ici une mention particulière car ils accompagnent magnifiquement les compositions et renforcent encore la dimension émotionnelle du set.
Les bruitages d'orage et de pluie résonnent dans la salle. Une coïncidence presque parfaite avec la météo qui aura rythmé une bonne partie de la journée.
Le concert est aussi l'occasion de souhaiter un joyeux anniversaire à Morgan Berthet, batteur du groupe, célébré en ce jour.
Avec cette prestation singulière et introspective de Klone, c'est une autre manière de vivre le festival, presque les yeux fermés, avant que le groupe ne quitte la scène une dizaine de minutes avant l'horaire prévu.
 
Setlist :
The Unseen
Magnetic
After The Sun
Blink Of An Eye
Bystander
Immersion
Danse Macabre
Drifter
Meanwhile
Nebulous
Yonder
 
 
 
SickMind
Initialement formé sous le nom de Silicium, SickMind est un groupe bordelais de death groove metal qui vient clore cette seconde journée. Leur line-up actuel compte notamment Téo, impressionnant derrière les fûts du haut de ses 18 ans, ainsi que Damien, 35 ans, accompagné du reste de la formation.
Passer juste après Klone relevait presque du défi. Après une heure quinze de metal progressif introspectif invitant à se laisser porter dans les bras de Morphée, il fallait réussir à re-réveiller les festivaliers. Et c'est mission accomplie, le groupe envoyant un set à la fois puissant et sans temps mort. Au fil des morceaux, le bassiste quitte la scène pour aller jouer directement au milieu des festivaliers, traversant la foule tout en headbanguant avec ses longues dreadlocks. Une proximité qui renforce encore l'énergie déjà bien présente dans le pit.
À noter également que SickMind s'apprête à sortir un nouvel album, de quoi confirmer la belle dynamique dans laquelle évolue actuellement la formation.
Un set relativement court de trente minutes il fallait donc être efficace et intense et c'était clairement le mood pour finir parfaitement la programmation du jour.
 
Setlist :
Intro
Shedding Skin
Dark Code
The Chaos Beneath Our Feet
Dead End
Dry Earth
New God
 
 
 
Encore une belle journée qui s'achève après SickMind. La nuit va être courte, pourvu qu'il ne pleuve pas, en tente ça ne pardonne pas.
 
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