Le succès incroyable (et mérité vu le job abattu) de Landmvrks n’est que la face émergée de l’iceberg. Les scènes core se portent à merveille, sont hyper créatives. Certains (moi le premier) les sentaient à bout de souffle. Pour le coup tout faux car tout ce petit monde se porte bien et c’est bien heureux pour eux. Et cerise sur le gâteau, les groupes français sont en dans une dynamique incroyable. Landmvrks je l’ai dit, Novelists mérite d’être cité (même si je n’adhère pas plus que ça), Resolveaussi commence à se faire une place au soleil. Et dans un rayon plus musclé, Ten56. qui s’était fait remarquer à la sortie de la crise sanitaire se porte bien.
En 2022 & 2023, le groupe avait multiplié les singles dans une démarche ultra moderne pour aboutir à leur premier disque Downer en 2023. Présence massive en Fest, nombreux concerts, Ten56. fondé sur les cendres de Betraying The Martyrs a très bien géré ce premier cycle. On attendait le second et le voici avec IO qui nous arrive finalement assez vite. On ne chôme pas et c’est cool. Le résultat, c’est une grosse demi-heure de deathcore hyper intense, des breakdowns incessants, un chant bien nerveux bref du deathcore mais du bon. Il y a même une ouverture (qui est en fait une régression) où on retrouve un esprit très néo metal sur Snapped Neck. Gros refrain qui fonctionne très bien, je me croirai revenu dans les années 90’s. Bon le son des guitares, la brutalité du breakdown vous rappelle qu’on est bien en 2025 (ce que la course à pied du midi m’avait déjà signalé perfidement !!). J’ai beaucoup aimé le petit interlude d’une petite minute en mode fausse pub mais message positif sur la résilience avant une relance bien vénère sur I Know Where You Sleep.
Ten56. continue de battre le fer tant qu’il est chaud, ils ont bien raison et le résultat est au niveau de ce qu’on pouvait espérer d’eux. C’est solide, dense, ça élargit un peu le spectre du groupe. Désormais c’est sur scène que la deuxième lame va se présenter à nous. En attendant de probables Fest 2026. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de Ten56. et tout de même, chapeau à nos groupes français qui tirent vraiment leur épingle du jeu. Le travail paie, le talent aussi. Il y a quelque chose de rassurant là-dedans.