Nous sommes en 2009 et Europe est en pleine période ascendante, on pourrait même dire en pleine bourre depuis leur retour avec Start From The Dark suivi de Secret Society. Et il faut reconnaitre que ce n’est plus le groupe de chevelus permanentés et peroxydés, même s’ils ne renient absolument pas cette période (et nous non plus d’ailleurs). Europe c’est le groupe capable du meilleur comme du moins bon, mais en 2009 ils ont déjà 30 ans de carrière derrière eux, on pardonne forcément quelques écarts, pas si mauvais non plus, faut pas exagérer.
C’est donc vers un retour aux sources que le groupe nous plonge dans cet album, un hard rock plus classique, limite stoner par moment, roots et prog, en un mot une galette complète (pardon pour ce jeu de mot foireux), et toujours effectué par le band de la gloire, celui qui existe toujours aujourd’hui. L’album démarre sur les chapeaux de roues avec le titre éponyme, puissant à souhait et marqué par le jeu de John Norum et cette mélodie à tomber. C’est bien simple rien qu’avec ce titre cet album est une franche réussite, et d’ailleurs ce dernier tient toujours le pavé dans les setlist du groupe, même encore aujourd’hui.
Mais loin de moi de résumer de cet album à un seul titre (le premier en plus, certains vont croire que je ne l’ai pas écouté), puisqu’il renferme des monstrueuses tueries de morceaux. J’invite d’ailleurs nos lecteurs à se plonger (ou replonger) sur No Stone Unturned que, personnellement, je peux me passer en boucle un nombre incalculable de fois. Ici les claviers sont sublimes et ne font pas datés, et surtout ô grand surtout, l’enchainement solo de clavier suivi du solo de guitare est à tomber.
On retrouve des morceaux plus rentre dedans avec The Beast qui envoie bien, John Norum nous gratifiant d’effets de pédale Wha-Wha, et même s’il en abuse parfois sur cet album, vu qu’il maitrise le sujet, tout passe crème. Les riffs de The Beast sont bien heavy et tout est maitrisé à la perfection. D’ailleurs ce titre aussi revient régulièrement dans les setlists du groupe. Bien sur, cet opus renferme aussi les traditionnelles et obligatoires ballades (ben oui les gars c’est Europe je rappelle !) avec New Love In Town et In My Time. Si en tant normal je suis plutôt friand des critiques de ce type de chanson, je ne critiquerai rien du tout ici. En effet Europe maitrise le sujet comme personne, In My Time me tirerait presque une larme tant elle déchire. Quant à New Love In Town elle est un peu plus punchy, mais là aussi le groupe frappe dans le mille.
L’album sera assez bien reçu avec un succès correct partout en Europe (sauf en Suède où il sera numéro 1, une fois de plus), mais il aura surtout permis au groupe de s’ouvrir les portes des plus grands festivals du monde, en tête d’affiche ou presque un peu partout. 2009, et les suivantes sont des années Europe, le groupe a retrouvé un nouveau souffle depuis quelques années et repart depuis tutoyer les sommets.
Tracklist de Last Look At Eden :
01. Prelude 02. Last Look At Eden 03. Gonna Get Ready 04. Catch That Plane 05. New Love In Town 06. The Beast 07. Mojito Girl 08. No Stone Unturned 09. Only Young Twice 10. U Devil U 11. Run With The Angels 12. In My Time