L’exercice a ses détracteurs, il est parfois un peu roboratif, mais les bilans annuels a de vraies vertus et ceux des "confrères" permettent aussi parfois de faire de belles découvertes. Il suffit pour cela de repérer des « spécialistes » des genres qui ont notre préférence et ensuite de fouiner. Ici je remercie l’expert death mélo de nos camarades Horns Up dont les trouvailles dans le metal extrême mélodique déçoivent rarement. Buried Realm m’avait échappé et quel bonheur. Projetons-nous outre-Atlantique, pas le premier endroit auquel on pense lorsqu’on parle de death mélodique. Dans le Colorado plus précisément, pas très scandinave (quoique les hivers y sont réputés rudes). Aux affaires Josh Dummer. Le garçon s’occupe de tout ici. C’est donc un One-man band que nous avons là. Sans que j’en sache la raison, j’ai pensé à Andy Gillion avec ses guitares hyper véloces mais incroyablement mélodiques. Checkez moi A Futile Endeavor, on pense (avec nostalgie) au Mors Principium Est (période Seven). C’est dément, hyper velu, du death mélo hyper incisif comme on l’aime.
Projet solo monté en 2007 mais productif depuis 2017, The Dormant Darkness est déjà la quatrième œuvre de notre champion. Josh Dummer doit avoir un joli carnet d’adresses car il cumule les invités et pas des moindres. Björn Speed Strid (Soilwork) n’est pas des moindres avec deux featurings (Human Code & Where The Armless Phantoms Glide Pt II). Référence absolue du death mélo, sa présence est impériale vocalement. Sa puissance vocale fait un parfait contre-poids à la vélocité des guitares. Ça envoie et pas qu’un peu. Autre guest de choix : Christopher Amott sur Futuristic Hollow Nation très solide. Gus G déroule sur le morceau-titre, de sacrées pointures se relaient pour nous offrir cette pépite death mélo qui, bien arrangée, nous renvoie un disque impérial du style. Quelques refrains bien mélo se posent là. Celui de Futuristic Hollow Nation se pose là !
N’en jetez plus, ce Buried Realm est une pépite, un joyau. Hyper bien produit (pour qui aime les productions modernes), truffé de morceaux impactants, Buried Realm est un régal. Typiquement le projet qu’on aura jamais le plaisir de voir en live mais œuvre d’un (probable) geek qui gère tout de chez lui (merci la modernité !). Un régal d’écoute dans une époque qui privilégie le live, ce projet en mode solo ne répond à aucune logique commerciale, juste une volonté (besoin ?) de créer. Buried Realm ce sont juste des albums incroyables, des purs plaisirs d’écoute. Fans de death mélo, foncez !!!