Artiste/Groupe:

Ayron Jones

CD:

Chronicles Of The Kid

Date de sortie:

Juin 2023

Label:

Big Machine Records

Style:

Hard Rock

Chroniqueur:

ced12

Note:

16.5/20

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Enfant malheureux de la région de Seattle, Ayron Jones renvoie automatiquement au rock et à son histoire récente, faisant d’emblée du guitariste chanteur une star du rock. Jusqu’à en incarner un espoir immense de retour à la mode ? N’allons pas jusque-là tant la scène rock semble à l’arrêt sur le plan médiatique. Pourtant, dès la parution du génial clip Take Me Away, il ne fallait pas être un grand spécialiste pour savoir que le rock tenait un phénomène. Riff Hendrixien, vocalises blues, Ayron Jones parlait de sa mère qui l’avait abandonné (père absent, mère sujette à des problèmes de drogue, le jeune Ayron Jones fut adoptée par sa tante) et nous pondait au passage un riff dantesque, le tout avec un groove (ces lignes de basse) absolument dévastateur. L’album Child Of The State transformait l’essai avec trois autres singles dont l’excellente Mercy, mais encore Supercharged et Hot Friends. On aurait pu croire à un décollage artistique mais le destin s’accroche parfois et la crise sanitaire empêcha le phénomène d’aller sur les routes. Etonnant de voir le garçon expliquer qu’alors qu’il procrastinait dans son canapé, on lui apprenait qu’il était numéro 1 des ventes. Drôle de découverte de la célébrité. 

C’est cette période qu’Ayron Jones a souhaité raconté / chroniqué sur ce nouvel effort. Et d’entrée, sur l’excellente Strawman, Ayron Jones envoie du gros riff de guitare, dans la continuité d’un Take Me Away. Le guitariste rappelle qu’avec son instrument, il sait envoyer la sauce et ça attaque très fort. Le son est monstrueux, celui de la guitare, gras, épais, hendrixien. Les fans de classic-rock peuvent y aller, ils y retrouveront un esprit qui leur plaira. Les accroches vocales m’ont étonnamment rappelé un certain Steven Tyler ce qui est un sentiment délicieux. La ballade Blood In The Water est un joyau après un démarrage en douceur avant une excellente intervention des guitares. Et toujours ce groove remarquable qui porte un artiste surdoué. Par la suite, je coince un peu sur des mid-tempos que je trouve ennuyeux (Otherside). My America est sympathique mais sans plus. En fait, je retrouve les mêmes limites que celles du précédent disque avec des singles incroyables, d’une qualité folle et terriblement accrocheuse puis des pistes plus neutres. On retrouve vraiment l’esprit 90’s avec des disques à single même si j’y insiste, ces derniers sont excellents. 

Portant l’héritage d’une ville qui a tant donné à la scène rock avec ses héros maudits (Nirvana, Soundgarden, Alice in Chains), Ayron Jones continue de bluffer son monde et de redonner du souffle à une scène rock moribonde. Si je n’aime pas tout, n’appréciant notamment pas ses morceaux trop lents où il ne se repose que sur son chant alors que c’est la combinaison guitare – chant qui fait merveille chez lui, le résultat est certes inconstant, mais les grands moments le sont tant que ces quelques pépites justifient l’écoute. Un artiste remarquable au succès mérité. 

Tracklist de Chronicles Of The Kid :

01. Strawman
02. Blood In The Water
03. The Title
04. Otherside
05. My America
06. Living For The Fall
07. Filthy
08. Get High
09. The Sky Is Crying
10. On Two Feet I Stand

 

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