Bientôt les chroniques de
SILENT FORCE "Rising From Ashes",
EPICA "Retrospect",
EMERGENCY GATE "Remembrance",
EXHALE "When Worlds Collide",
ROYAL HUNT "A Life To Die For",
UNICORN "The Legend Returns " ainsi que les interviews de
MAGOA, AIRBOURNE, MUSTASCH, UGLY KID JOE, SKID ROW, MONKEY3
et bien d'autres...
Un excellent reportage diffusé par France 4 samedi dernier, dans l'émission "Monte le son", intitulé "Metal, à mort les clichés !" mérite le coup d'oeil.
Après le reportage bidon de M6 cet été sur le Hellfest, il fait du bien. Il en ressort que si le Metal en France est à ce point dénigré, c'est tout simplement qu'il manque de médiatisation. Les gros médias ne veulent pas de nous ! Un exemple frappant : Yann de Mass Hysteria explique que son groupe avait été invité par Nicolas Sirkis dans le Taratata d'Indochine pour jouer un morceau mais Nagui a tout simplement refusé qu'ils jouent : c'était trop "méchant" selon lui... A cela s'ajoutent évidemment tous les reportages habituels où le metalleux passe pour l'abruti de service... encore une chose démontée dans ce petit reportage très bien fait. C'est
là
pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu.
Ma visite éclair à Londres commençait mal. Le concert mythique de Motörhead + Saxon venait d’être annulé, pour laisser le temps à Lemmy de recouvrer un brin de santé. Bummer ! comme on dit outre-manche. C’était sans compter la richesse de la culture rock de la ville. Car en lieu et place du concert, je suis allé trainer vers le quartier de Camden, rock par essence, et même s’il ne reste plus grand-chose d’authentique, on trouve quand même des vendeurs de vinyles et de fringues décalés. Ensuite, direction le Hobgoblin, un pub heavy metal, sur Kentish Town, blindé de hardos en tout genre et de tout âge écoutant, buvant et chantant à tue-tête sur des grands classiques de thrash ou de heavy. Le lendemain, direction Denmark Street, la rue des magasins de guitare. Juste hallucinant ! Quel choix, et quel accueil de pro dans chacun d’eux. Tiens donc, tous sont ouverts le dimanche et tout le monde à l’air d’y trouver son compte. Mais il est déjà l’heure de reprendre le « tube », en passant devant le théâtre où a lieu le spectacle sur Queen : We Will Rock You. Décidément il n’y a pas photo : Londres est bien LA ville du rock !
Attention : événement. Si je vous dis : "Paul Masvidal, Steve DiGiorgio et Sean Reinert", vous pensez à quoi ? Au trio de musiciens qui accompagnait le regretté Chuck Schuldiner sur le quatrième et excellent album de Death, le fameux Human, sorti en 1991 ? Bonne réponse. Maintenant, si je vous dis que ces trois musiciens renommés seront le 20 novembre prochain à Colmar et le 25 novembre à Paris (au Trabendo), accompagnés de Max Phelps (Cynic), afin de rendre hommage à la musique du grand Chuck... Intéressant, n'est-ce pas ? Quand on aime le death metal, le terme "immanquable" serait sans doute plus approprié. Au programme : des chansons de tous les albums de Death (la tournée américaine était surtout axée sur les quatre premiers opus du groupe mais les Européens auront le droit à quelques morceaux extraits des albums suivants). Oui, mesdames et messieurs, vous ne rêvez pas, vous allez pouvoir assister à un concert de Death (ou presque, mais bon, difficile de faire mieux vu le contexte). Dépêchez-vous, il reste encore des places !
Dites, les Parisiens ou banlieusards pas trop éloignés de la capitale, Vous faites quoi mercredi soir ? Ce mercredi-là, le 6 novembre 2013.
Je pose la question parce que si vous êtes amateurs de bon power metal mélodique, il me semble que l'affiche proposée au Gibus Café devrait vous intéresser.
Les Italiens de Secret Sphere et les Brésiliens d'Almah unissent leurs forces pour ce qu'ils ont appelé le Brazitalian tour. Pour rappel, c'est la première fois qu'Almah se produit en France. Quant à Secret Sphere, ils sont déjà venus, en première partie de Gamma Ray il y a plus de trois ans de cela notamment... mais ils se font plutôt rares par chez nous. Question : peut-on raisonnablement louper une telle occasion ? Sachant qu'en plus, il s'agit d'une co-tête d'affiche ? Quand le prix de la soirée, dans une salle intimiste, est fixé à 10 euros ?? Oui, vous avez bien lu : 10 EUROS ! Alors oui, je sais, les temps sont durs, il y a plein d'autres concerts, il commence à faire un peu froid, et il pleut... On arrête les jérémiades, on se mobilise, on se bouge !! A une époque où certaines tournées nous évitent régulièrement et où les concerts proposés sont parfois bien chers, il faut saluer l'opportunité offerte ici et se motiver à aller passer une bonne soirée. Alors, on ne s'écoute pas trop, on zappe le programme tv probablement assez peu appétissant du mercredi soir, et on se retrouve au Gibus, histoire ne pas réitérer l'épisode honteux de mai dernier quand Circle II Circle s'est produit dans une Maroquinerie à moitié vide (et je suis gentil). OK ? Allez, une petite
bande-annonce pour vous motiver !
Vous connaissez certainement le terme crowdfunding, littéralement "financé par la foule", c'est à dire cette nouvelle tendance d'essayer de faire financer un projet, quel qu'il soit, par la foule, des amateurs, des fans, en échange de remerciements ou parfois même de cadeaux, quand le projet voit le jour. Dans le monde de la musique où les temps sont durs, la méthode s'utilise pour financer des albums ou des tournées. Mais aujourd'hui, je vous en parle dans le contexte d'un projet cinématographique qui me semble digne d’intérêt car le thème en est le groupe culte Tool. Le film s'appelle
"The Holy Gift" et il manque soixante mille euros à son réalisateur, Stéphane Kazadi, pour mener à bien le projet. Le film utilise le groupe Tool comme trame mais traite plus précisément de la musique, de pourquoi on aime la musique et comment elle nous bouleverse, nous émeut ou nous inspire dans nos vies quotidiennes. Voilà un projet ambitieux et prometteur que j'aimerais bien pouvoir aller un jour mater dans une salle de cinoche, pas vous ?
Un p'tit don Mesdames et Messieurs ?
Vous voulez rire ? Ou pas !
Rue89 révélait l'existence d'une très sérieuse étude du journal américain
Pediatrics, selon laquelle les enfants écoutant des musiques non conventionelles seraient des délinquants en puissance et des futurs utilisateurs de substances illicites. Et bien sûr, je vous le donne en mille, la définition de musiques non conventionnelles inclut : le metal, le rap, et grosso modo tout sauf le jazz, la pop et la musique classique. Les "mauvaises musiques" y sont qualifiées, entre autres, de "rebelles" ou de "déviantes", et mèneraient forcément à la petite délinquance. Trop fort ! Alors que faire pour nous autres parents, n'avons nous plus que l'option de forcer nos gamins à écouter Justin Bieber ? Oh my god!
Comme sans doute un certain nombre d'entre vous, je me faisais une joie d'aller voir sur grand écran, et en 3D s'il vous plait, le film de Metallica, Through The Never (sorti depuis mercredi). Et aussi comme un certain nombre d'entre vous je pense, je me suis aperçu que le multiplex local ne le programmait pas. Ni cette semaine, ni la prochaine. Nada, rien, il n’existe pas ! Merci donc aux quelques décideurs qui ne pensent certainement qu'aux seules pépètes qu’ils vont se faire de priver ainsi une partie des fans de l'opportunité de voir leur groupe préféré en 3D sur grand écran. Ou quand la rentabilité supposée l'emporte sur la liberté de tous les spectateurs potentiels d'accéder à un produit culturel... Heureusement qu’on nous avait dit, lors de leur mise en place, que les multiplex, ces palais du septième art avec leurs dizaines de salles, étaient faits pour accueillir tous les cinémas, du film d’auteur au blockbuster. Encore une fois, je suis dégoûté par cette façon de gérer la culture comme une pompe à fric et non comme une ouverture pour tous à toutes les tendances.