Mars 2025 sera stoner grec sur Toulouse ou ne sera pas. Hasard ou coïncidence, deux formations majeures de cette scène débarquent dans la ville Rose. Planet Of Zeus dans un premier temps puis ce sera 1000Mods dans une grosse dizaine de jours au Metronum non loin. Autre point commun entre ces deux groupes, celui de s'être fait remarquer très positivement sur la Valley lors du dernier Hellfest. Intelligent donc de surfer sur cette bonne dynamique et de proposer ces tournées en tête d'affiche. L'association Noiser, comme souvent dans les (très) bons coups, propose donc les deux groupes et pour Planet Of Zeus a conservé ses bonnes habitudes en faisant venir un groupe local pour ouvrir cette soirée certifiée 100% rock n'roll.
Muffdiver
Le quintette toulousain ouvre donc pour Planet Of Zeus et c'est peu dire que les musiciens en sont fiers. Ils le répèteront à plusieurs reprises et on les comprend. Le créneau est sympa pour eux, ils jouent devant un public intéressé par leur heavy rock et sont donc très bien reçus. Très vite, on découvre un heavy rock très influencé 90's, c'est un régal avec une musique se présentant comme "l'âme autant imprégnée des suburbs de Seattle que des bayous de Lousiane".
Alice In Chains n'est jamais bien loin et le chant est assez caractéristique de la mythique scène de Seattle. Il y a trois guitares sur scène (Fanch, Manu & Marc) mais on entend beaucoup Julien dont le son de basse est incroyablement bien mixé. La rondeur de son jeu fonctionne très bien et appuie très bien l'ensemble. Tommy derrière cogne comme il se doit pour appuyer ce heavy rock posé et inspiré. C'est gorgé de feeling, les vocaux de Fanch sont impeccables pour le style avec un vrai registre grunge c'est plaisant. Le show de trois quarts d'heure passe très bien, c'est agréable, ça met dans l'ambiance et l'accueil est très bon. Il y aura bien eu quelques petits moments de latence, une communication pas toujours impeccablement maîtrisée mais suintant la sincérité, la simplicité et le plaisir d'être là. Des petits détails pas bien problématiques tant on était dans l'ambiance. Un chouette début et un groupe qui gagne à être découvert.
Planet Of Zeus
Une petite demi-heure d'interlude et les grecs arrivent. Première remarque, point de backdrop mais l'utilisation de l'écran vidéo qui projette le logo du groupe. La scène est épurée à l'excès, c'est parti pour une heure trente de bon heavy rock relevé à la sauce classic rock. D'entrée, les musiciens paraissent très impliqués, énergiques mais concentrés. Ça joue serré, c'est propre mais ce n'est pas un rock n'roll débridé mais très carré. La section rythmique Serafim Giannakopoulos (batterie) - Giannis Vrazos (basse) est très solide. Les deux guitaristes sont très complémentaires avec Stelios Provis mais surtout Babis Papanikolaou qui capte l'attention d'entrée. Solide et bien tanqué, le chanteur - guitariste dégage un certain charisme. Son crâne chauve, le style du groupe font forcément penser au leader de Danko Jones mais Babis est moins dans le second degré. Son jeu très physique, très ancré peut rappeler un certain Hetfield.
Vocalement, il oscille entre un certain classicisme et une agressivité qui lui permettent de bien varier le propos et surtout donnent du coffre aux morceaux. Le rendu est impeccable, l'énergie très présente mais dans un show on l'a dit, très carré. Alternant français et anglais, le frontman communique bien. C'est vraiment professionnel et devant un tel rendu, on se dit que Planet Of Zeus peut regarder l'avenir avec gourmandise. Et ce d'autant plus que le très bon dernier album les met dans d'excellentes dispositions, dernier effort très bien représenté ce soir. Très bon show des grecs qui ont délivré un concert hyper qualitatif et proposent un heavy - rock stoner de très bonne facture. Vivement la seconde salve avec 1000Mods !