Groupe:

Organisateur VindHell Fest

Date:

28 Mars 2025

Interviewer:

JeanMichHell

Interview Cassandre et Laurent

Bonjour à toute l'équipe, je vois qu’il y a des nouveaux visages autour de cette table, une petite présentation ?

Je suis Cassandre Meriet, étudiante en troisième année de BUT MMI (Métiers du Multimédia et de l'Internet) à l'IUT d'Angoulême. (https://www.cassandremeriet.com/) Je m'occupe de tout ce qui est parties réseaux sociaux et communication plus généralement, et aussi de tout ce qui est direction artistique. J’ai fait l'affiche. Et ensuite, je tends à harmoniser l’ensemble des visuels. Ce n'est pas exactement une charte graphique, mais c’est dans l'idée. Le but est que maintenant, du premier coup d'œil, on repère que c'est le Vind’Hell Fest. Laurent, président de l'association et chargé de la négociation avec les groupes, et également de la partie partenariat et des relations extérieures. Et puis, avec Patrice et Patrick, nous chapeautons du mieux que nous pouvons l'association du festival en essayant de faire grandir toujours un peu plus chaque année.

Vous présentez la quatrième édition et on sent qu'il y a une montée en puissance. C'est quoi l'histoire qui vous a amené à voir cette affiche-là ?

Effectivement, la progression fait partie de notre ADN. L'objectif de l'asso, c'est d'arriver à monter un festival open air. On verra dans le temps quand le pas sera franchi. Et puis, effectivement, d'année en année, on essaye de monter en puissance et de tenter d'accueillir de belles têtes d'affiche et de jolis noms pour proposer au public une affiche toujours plus qualitative et de grossir en termes de fréquentation. Notre souhait profond, c'est d'arriver à blinder la salle !

Comment se présentent les préventes ? Vous avez commencé ?

Nous avons déjà dépassé l'année dernière en prévente et il nous reste encore à peu près une quarantaine de jours avant le jour J. Donc, je pense qu'on devrait faire un joli score en termes de prévente. Nous sommes très contents de cette progression.

Vous êtes toujours sur la triple formule, village des exposants, tremplin à l'extérieur, plus soirée en intérieur, c’est une formule qui vous satisfait ?

On reconduit effectivement l'organisation qu'on a lancée l'an passé avec le village et une dizaine d'exposants. On a des animations avec le béhourd (NDLR : Sport de combat médiéval avec de vraies armes, très spectaculaire !) qui revient cette année, avec une petite évolution intéressante, mais ça, nous l’annoncerons le jour J.  Nous reconduisons également le cracheur de feu, mais en nocturne uniquement, parce que l'an passé, le petit numéro en diurne, c'est moins sympa visuellement. Et puis, il y aura une surprise, une animation supplémentaire qui nous a été proposée par un bénévole lors de notre réunion d’organisation. Nous allons intégrer cette nouvelle proposition pour 2025.

Sur le tremplin, il y aura combien de groupes ? Vous gardez l’esprit de la promotion locale ?

Il y aura quatre groupes cette année. Du fait que cette année, pour la soirée, nous accueillons six groupes. Et, en termes de programmation, il y a du local, du moins local, et même de toute la France. Nous avons reçu une vingtaine de candidatures. Nous allons travailler sur la sélection des quatre candidats qui vont pouvoir se concourir pour décrocher l'ouverture d'édition 2026. (NDLR : Ont été sélectionnés : Spirit War (Heavy) – Malebeste (Black) – Emprise (Hardcore) – Ice Chemicals (Metal Alternatif)). Il y aura une affiche aussi pour le tremplin. Il y aura une affiche dédiée, comme l'an passé, avec présentation des groupes aussi, comme l'an passé également. On garde la même organisation, la même structure. Ce qui est important, c'est de présenter à des groupes qui soient locaux ou bien nationaux. Beaucoup de groupes veulent concourir et, malgré la distance, malgré les frais que ça engendre, ils sont très enthousiastes à l’idée de participer au tremplin, chapeau !

Qu’est-ce que ça veut dire, « très sollicité » en chiffres ?

Cette année, nous avons reçu une centaine de groupes pour la soirée et une vingtaine pour le tremplin. Pour la soirée, on a eu une quinzaine de groupes étrangers : des Scandinaves, des groupes d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Suisse, d'Allemagne, d'Angleterre... Nous avions eu un ou deux groupes de l’étranger l'an passé, mais là, cette année, ça a été effectivement très significatif. Ce qui nous conduit à envisager très sérieusement, pour l'année prochaine, d'accueillir des groupes étrangers. On ne peut pas rester sourd à tant de sollicitation. C'est inimaginable de faire l’impasse sur tant de groupes qui nous sollicitent, notamment à l'étranger. C'est important.

Cette affiche-là, elle s'est montée comment ? En termes de style, c'est toujours assez éclectique. Mais il y a quand même deux groupes de hardcore. C’est une volonté de mettre un petit coup de collier sur ce style ?

Effectivement, on reste dans la genèse du festival, c'est une programmation éclectique. Le but, c'est de rassembler le maximum de publics, tous styles confondus. Ça, c'est fondamental. Et après, effectivement, il y a différents styles de métal et il y a deux styles issus du Core : du Thrashcore et du Hardcore. Nous avions déjà fait une première incursion avec All Messed Up, un groupe rochelais de Metalcore. C’était il y a deux ans, ils avaient bien marché, et nous ont amené un public plus jeune. Ce qui est très intéressant aussi à observer, c'est d'avoir un maximum de tranches d'âge, tout public confondu. On s'est dit pour cette année qu'il fallait garder cet éclectisme qui fait partie de nos fondamentaux. La preuve avec les autres groupes présents.

En termes de partenariat aussi, ça a quand même assez bien évolué, il y a un partenaire local et un peu plus élargi. Je sais que PEP, c'est une association de Vind’Hell qui vous accompagne depuis le début 

C'est ça, ils nous donnent un coup de main plus que précieux au niveau de l'équipe bénévole et principalement sur la partie restauration. Depuis la première édition, ils nous suivent, ils nous filent un sérieux coup de main. Ils font partie des piliers d'associations également au niveau des bénévoles. Et puis, la recherche continue de sponsors qui nous accompagnent pour beaucoup aussi depuis le départ. Et puis, de façon également à nous solidifier sur le plan financier, de façon à pouvoir nous permettre d'envisager de faire venir des groupes de notoriété toujours supérieurs. Et c'est aussi un signe de confiance que ces partenariats nous donnent, que ça nous conforte dans notre projet et que ça nous rend encore plus crédibles. Le fait que des noms, comme c'est un nom, nous rejoignent en termes de crédibilité, ça nous conforte, ça nous solidifie, c'est très important. Là, on continue également les négociations, notamment avec le département. Et puis, on espère un peu plus tard avec la région.

Il y a donc beaucoup de signaux très positifs, on est d'accord. Il y a bien eu quand même bien des nœuds ? Où est-ce que c'est un petit peu plus compliqué à l'heure actuelle ?

Tout va bien. On a beau chercher... Notre souhait, c'est de faire plaisir à notre public, c’est motivant. On souhaite attirer toujours des nouveaux, voire de nouvelles têtes, garder nos actuels, nos fidèles, nos festivaliers de la première heure, c'est aussi très important, et puis continuer à progresser.

Cassandre, comment as-tu intégré l'aventure ?

Assez simplement, parce que comme je suis encore en études de MMI, donc métier du multimédia Internet, donc tout ce qui est centré sur web design et design, je cherchais un peu à développer mon expérience. J’étais festivalière et j'ai pris contact avec eux pour savoir si je pouvais les épauler de ce côté. J'ai commencé simplement pour aider à poster ceci, cela. Et au fur et à mesure, on s'est lié d’amitié et ils ont commencé à avoir confiance en moi. Et maintenant, je m'occupe de tout ce qui est partie communication.

Cela va faire bientôt un an, et ça se passe super bien. C'est fluide, très interactif, nous sommes super contents de cette collaboration. Je pense qu'on est partis pour un moment et elle m'a fait sourire, Cassandre, il y a quelques mois, en disant : « Je veux que le Vind’Hell Fest grossisse ! » Ne t'inquiète pas, on y va !

Nous n’avons pas encore parlé des locaux de l'étape : Les énervés de Rytual :

Rytual, ce sont les vainqueurs du deuxième tremplin et qui ouvrent l'édition 2025. Ce groupe Angoumoisin pratique un Death Old School très rapide et ils ont la responsabilité d’ouvrir la soirée. Le groupe qui ouvre va tout de suite donner le ton. Et à nos yeux, c'est une grande responsabilité.

Nous sommes en contact avec eux régulièrement. Ils ont le couteau, les baguettes, tout entre les dents et ils sont prêts à envoyer du très, très lourd ! Ils sont très pressés et excités. Nous avons lancé le tremplin il y a deux ans et on ne le regrette pas, et on va faire évoluer le dispositif pour le rendre de plus en plus professionnel dans le sens capacité technique. On a commencé avec, effectivement, des moyens qui étaient ceux qu'on a pu proposer. C'est également une volonté fondamentale de promouvoir la scène locale qui en a vraiment besoin, avec malheureusement beaucoup trop de fermeture de lieux, à la fois pour jouer en concert ou même pour répéter.

Pour conclure, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter  ?

Continuer sur notre lancée, continuer à progresser, gagner en visibilité, en notoriété, être capables d'accueillir de jolis noms, mais tout en apportant un pied local. Ça, c'est notre travail de pouvoir monter une affiche qui permet effectivement de recevoir de jolis noms, mais de pouvoir accueillir également des groupes locaux. Et avec aussi l'idée de pouvoir monter un open air.

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