Groupe:

VindHell Fest soirée

Date:

01 Juin 2024

Lieu:

Vindelle

Chroniqueur:

JeanMichHell

Vind’Hell Fest Soirée :

Après un accueil par l'équipe d’organisation du Vind’Hell Fest qui remercie chaleureusement les groupes qui ont déjà participé avec le tremplin et ceux qui vont investir la scène ce soir, les bénévoles et le public répondent présents. Il va y avoir du sport ce soir avec cinq groupes remontés comme des pendules et prêt à nous en mettre plein les yeux.

 

Gorgeous : 

Ce sont les Angevins de Gorgeous qui s’installent, tout d’abord dos au public avec des light contre fond, et c’est avec le sourire aux lèvres que le groupe va entamer une leçon de Heavy – Hard FM fédérateur à souhait comme le fait si bien un Bon Jovi par exemple. Mais restreindre Gorgeous à une pâle copie des américains, serait bien réducteur, car malgré beaucoup de cheveux au mètre carré, le groupe joue avec les ruptures de rythme et maitrise l’art de la rythmique chaloupée.

Le chanteur Tim Saberianni a un faux air de Sébastien Bach et sait manifestement tenir une scène, met l’ambiance et sait aussi communiquer ce qui n’est pas donné à tout le monde. Au bout du troisième titre, il annonce le dernier morceau de leur set, devant un public hébété… Mais l’animal s’amuse avec nous et voulait nous chauffer à avoir une réaction adaptée lorsque ce sera réellement le dernier titre…  

Les autres musiciens ne sont pas en reste puisque les deux guitaristes que sont Tom Hartlova et Matt Hartlova enchaînent rythmiques aussi solides qu’efficaces et des solos chiadés. Romain Goulon derrière sa batterie va me scotcher car il sait mettre des coups de butoirs malgré un genre musical assez classique, il est très bien soutenu par Ian Faella à la basse. Le concert passe vite et moi qui ne suis pas le plus grand fan de heavy, le groupe a un vrai truc, une identité singulière, et aura ouvert de belle manière cette soirée qui le sera également. 

Wildfire :

Second groupe de la soirée, Wildfire qui se compose de Florian Chazarain à la basse, Paul Travers à la guitare rythmique et au chant, de Alexis Delva à la guitare solo et au chœur, et de Simon Pereira à la batterie. Le groupe va nous éclater la face à grand coup de Hard Rock qui font écho à des grands noms comme AC/DC ou bien encore Airbourne. Le show sera tout en énergie ou ne sera pas !

Je vais également souligner le pied terrible que transmet le frontman Paul qui s’amuse comme un fou sur la scène. Il nous précise que Wildfire est le seul bon groupe de la soirée et chambre à tour de bras à l’instar d’un Foetus d’Ultra Vomit. D’ailleurs il est heureux de voir enfin le public, et surtout en HD suite à une opération des yeux… Anecdote certes mais qui vous donne le ton on ne peut plus Rock’n Roll de sa prestation. 

Et ce joyeux bordel sur scène va durer tout au long de la prestation, haute en couleur, avec un vrac « Pas de merch à vendre, on a oublié », « Il nous reste 38 morceaux à jouer » donc s'il y a bien une chose c’est qu’on ne peut pas leur enlever leur côté Rock’n Roll ! Et même lorsqu’un petit souci technique arrive, le groupe reprend un air de Bossa Nova pour faire passer le temps… Une prestation de haute volée, accompagnée d’une plaisir évident à partager, un véritable groupe de scène !

Kingcrown :

Et on enchaîne avec les Marseillais Kingcrown et leur Power Metal extravagant. Le groupe se compose de Jo Amore au chant, David Amore à la batterie, de Ced Legger à la guitare, de Bob Saliba également à la guitare, et Séb Chabot à la basse. Le groupe propose une Heavy assez classique, ballade incluse, mais diablement bien écrit.

Jo le chanteur est assez proche de Dio, non seulement dans ses vocaux mais il a également un faux air physiquement. Et musicalement on s'en rapproche aussi, tous les standards du genre vont y passer, les chœurs sont très présents, solos en mode guitares croisées, un pied de micro qui vole au dessus de la tête, bref un groupe qui prend son pied sur scène et est véritablement à l’unisson y compris dans sa tenue de scène blanche !

Et cerise sur le pompom, Jo, à l’image de « Némo avec ses plumes à l’Eurovision », va chercher lunettes et boas, pour une reprise de I'm Steel Standing d’Elton John hyper jouissif et le public est aux anges ! Il se dégage une bonne humeur et une cohésion de groupe assez remarquable et qui ne peut laisser indifférent. Un chouette moment. 

 

Darken :

Changement radical d’ambiance avec l’arrivée de Darken qui à l’image du nom du groupe va nous proposer une prestation bien plus sombre. Les plus anciens et fervents amateurs de Metal made in France seront ravis du retour de Darken. Formé à la fin des années 80, le quintet a remis le bleu de chauffe pour un sacré retour, puisqu’ils feront également partie de l’aventure Hellfest dans quelques jours… Darken se compose de Laurent Barbier et de Philippe Prud'homme aux guitares, de Liam Barbier à la batterie, de Henri-Pierre Bohers à la basse et de Stéphane Monceau au chant. 

Musicalement nous aurons droit à un « Metal alternatif », pour ma part je trouve que le groupe officie dans une forme de Heavy Doom avec des ambiances aussi énergiques que lancinantes. Le chant peut être, lui aussi, à la fois proche du Heavy ou dans une forme plus intimiste. Le jeu de scène de Stéphane est très expressif avec lequel il met ses paroles sombres en lumière. Globalement, je ne suis pas grand fan de leur proposition musicale ou scénique qui globalement "m'en touche une sans faire bouger l'autre", mais le public a l’air content de ce retour en force, et c’est bien là le plus important.

Death Decline :

En revanche, la prochaine proposition musicale, je la connaîs bien mieux et je peux vous dire que je l’attends de pied ferme, puisque j’avais eu le plaisir de chroniquer The Silent Path dans nos pages, il y a maintenant quelques années. Les dijonnais sont là pour mettre le feu malgré l’heure avancée, ce show va être sauvagement bon ! Le groupe se compose toujours de Alexis Fleury aux divers hurlements, de Fabien Legue et de Jordan Henriques (qui officie aussi chez Altera) aux guitares, Alexandre Morel à la basse, et de Arnaud Fournet derrière les fûts.

Et nous allons pouvoir aller nous coucher tranquille après cette magnifique leçon de Thrash – Death d’une intensité rare. Il suffit de regarder deux des protagonistes de ce soir que sont Alexis dans son rôle d’animateur de scène et véritable bête sauvage qui transpire et vit ses paroles avec une intensité rare malgré un petit souci physique qui, normalement, aurait dû l’handicaper, mais à la lumière de ce concert difficile à croire. Idem pour Fabien, qui accessoirement arbore un magnifique t-shirt Ekbow, et qui malgré une fièvre carabinée va distiller ses riffs de cochon toute la fin de soirée. 

La puissance que dégage ce groupe est tout bonnement incroyable ! Le tout soutenu par un magnifique light show et un son énorme (comme tout au long de la soirée d’ailleurs) va permettre au groupe de nous concasser comme des « petits lapins ». Et le public ne va pas se faire prier pour lui aussi répondre à la folie qui se manifeste sur scène, Circle Pit, Braveheart, tout va y passer devant le regard ravi de l’ensemble du groupe. La claque de la soirée sans aucun doute !

Bien belle soirée que nous avait concocté les organisateurs du Vind’Hell Fest. Un grand merci à Laurent, Patrice, Patrick, à ceux que j’oublie ou que je vais appeler Simone alors qu’il s’appelle Bertrand… Mais surtout un grand merci à tous ceux avec qui j’ai eu le plaisir de partager quelques mots car oui il y a une véritable sympathie qui se dégage de se Fest, et ça, ça n’a pas de prix... J'vous ai dit d'ailleurs que c'était gratuit le tremplin... 

Toutes les photos de la soirée sont ICI

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