Phonétiquement, Impureza a tout du groupe espagnol. Le nom, les références (ah les Alcazar en terre andalouse !!), le patronyme de ces musiciens (le guitariste Lionel Cano Muñoz), le chant en espagnol d’Esteban Martin, un grand faisceau d’indices y concourt. Même si le batteur Guilhem Auge mais encore plus Florian Saillard sèment le doute avec leur nom plutôt de chez nous. Eh bien raté, Impureza nous vient d’Orléans. Je fais comme si personne ne connaissait pour mon lancement mais Impureza a déjà sa petite renommée dans la scène death. Un récent passage au Hellfest y a contribué positivement mais c’est surtout ce positionnement aussi original qu’audacieux qui leur vaut cette excellente réputation.
Orléans j’y ai grandi et étudié donc j’ai déjà un bon feeling sur le groupe. Troisième album du combo (en 15 ans !), intro flamenco d’entrée qui vous expédie différemment de l’autre côté des Pyrénées. Ensuite on revient très vite dans des terres plus classique Metal Extrême. Mais de très bonne facture avec un death bien engagé, rapide. Esteban envoie, c’est très solide. Et puis il y a ce break très hispanisant, rafraîchissant, qui donne un sacré cachet au groupe. Depuis le chocBlood Incantation et sonAbsolute Elsewhere, l’heure est au mélange dans la scène death et en ce sens, Impureza répond magnifiquement à cette problématique.
Le groupe orléanais varie très bien entre un death solide et des breaks inventifs, avec ces guitares si caractéristiques de la patrie de Miguel Indurain. Dense, inventif, le death hispanique d’Impureza est un régal, dégage une vraie fraîcheur et les passages « hispaniques » sont bien amenés, s’intègrent bien et même se marient bien. Foncièrement original, Impureza mérite des compliments, et surtout dans la continuité d’une scène Death Metal en forte dynamique peut tirer son épingle du jeu. Quand parfois un groupe à quine ans d’avance mais se voit offrir une seconde chance … Du très bel ouvrage !!!