W I N G E R

Artiste/Groupe

Winger

Album

IV

Date de sortie

20/10/2006

Style

Hard FM

Chroniqueur

Yann G

Note

11/20

Site Officiel

http://wwww.kipwinger.com/

C H R O N I Q U E

Après Europe et Fair Warning, c'est au tour d'un troisième dinosaure du hard-FM des années 80 de faire son retour : j'ai nommé Winger. Une brève présentation du groupe s'impose : Winger a été formé en 1987 par Kip Winger, ex-bassiste d'Alice Cooper, Reb Beach, guitar-hero qui a également accompagné Alice quelques années plus tard et Rod Morgenstein aux fûts. Aujourd'hui John Roth à la guitare et Cenk Eroglu aux claviers sont venus renforcer le groupe pour cette nouvelle galette "IV".

En écoutant les 4 premiers morceaux de ce nouvel album, outre l'excellente production à souligner, la première impression qu'on ressent est une certaine difficulté à accrocher. Winger a une facilité à écrire des refrains accrocheurs imparables mais l'enchainement des mid-tempos et la platitude des couplets ont du mal à captiver l'auditeur. L'enchainement de mid-tempos a tendance à endormir. Après plusieurs écoutes, heureusement que l'auditeur se fait séduire par les refrains car sinon il ne retiendrait pas grand chose.

Au niveau du style, Winger officie dans un hard-FM plutôt mou, les guitares rythmiques étant pourtant bien heavy et lourdes.

Il faut attendre "Your Great Escape" avant que le rythme s'accélère un peu et qu'on ressente une influence Van Halen période David Lee Roth des plus sympathiques.

La ballade rock au feeling incroyable "On a day like today" est superbe mais n'a pas grand chose de hard-rock. On ne serait pas surpris de la trouver sur un album de James Blunt ou de Bruce Springsteen.

C'est enfin le retour à un hard FM accrocheur limite glam des années 80 sur "Livin' Just To Die" ou "Short Flight To Mexico". Il était temps !

L'influence omniprésente d'Alice Cooper pointe son nez sur "Generica", un morceau qui aurait même pu être écrit et chanté par le père Alice.

Pour résumer, le retour de Winger sur cet album "IV" est des plus controversés. On retrouve bien peu de la magie du hard glam des années 80, l'album est trop linéaire et se contente d'enchainer des mid-tempos FM aux rythmiques heavy et manquant d'accroche. Vu le niveau de Reb Beach, on s'attendait à plus d'envolées solos virtuoses, à plus de complexité, à quelque chose de plus progressif, de plus symphonique ... Un retour dans le 3ème millénaire nettement moins réussi que celui de leurs compères chevelus suédois et allemands.