Artiste/Groupe:

Walk In Darkness

CD:

Gods Don’t Take Calls

Date de sortie:

Décembre 2025

Label:

Independant

Style:

Metal Symphonique

Chroniqueur:

KABET

Note:

17/20

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Retour du combo gothico-symphonique italien Walk In Darkness pour un nouvel effort en cette fin d’année. L’intriguant groupe dont seule la chanteuse et frontwoman Nicoletta Rosellini avance à face découverte, le reste du groupe étant dans l’ombre la plus obscure. Entre Shaman à la guitare, Lonk Key à la basse, et Arcanus à la batterie, ce sont trois membres uniquement connus par leur surnom, et donc, tout le mystère reste entier. Choix artistique assumé qui fonctionne parfaitement pour ce groupe, même si ce nouvel album voit l’arrivée d’Emiliano Pasquinello en guest vocal (growls).

C’est donc le cinquième album du groupe qui va plonger l’auditeur dans cet univers symphonique pour le moins très maitrisé et sacrément plaisant, Walk In Darkness pourrait être considéré comme un groupe de relève du genre. Et pas besoin de froufrou puisque dès l’entame de cet album avec Nico Rising, tous les codes du genre sont mis en place. Le groupe pose les jalons de ce qui va suivre avec cette entrée en matière prometteuse. Du refrain à la mélodie, des guitares aux envolées lyriques, la construction est parfaite, même si on est droit d’en demander plus, ce qui ne va pas tarder. La suite sur Across The Oceans nous plonge dans un titre énorme de metal symphonique. L’intro en solo de guitare est sublime, le refrain reste en tête tel un vieux chewing-gum attaché sur une semelle de godasse, tout y est, c’est juste excellent !

Ça enchaine sur No Banners No Glory avec l’arrivée des growls tant attendus. Ce titre serait une sorte de ballade assez bien foutue avec la présence de cordes classiques qui se superposent en couches pour le meilleur des rendus. L’alternance de chant clair et growlé montre la montée en puissance et la clairvoyance du groupe dans sa maitrise du sujet. Avec Chasing The Horizon, ça tabasse plus, les growls sont plus percutants. Si le combo louvoie dans un style symphonique et plaisant, il faut reconnaitre que les codes ne sont pas cassés ici. Alors oui ce n’est certes, pas novateur, mais tellement bien foutu que l’auditeur y retrouve son compte. La suite avec Freedom va poursuivre dans les taloches. La seconde partie de ce titre arrive en forme de beigne avec une frappe qui tabasse et un solo sorti de nulle part. Et que dire de ce final au chant lyrique, dantesque mais bien trop court. Dommage car Walk In Darkness tenait un sacré truc là. Mother va remettre l’auditeur dans un metal symphonique qui fait le job. C’est vraiment classique du style, mais tellement bien maitrisé qu’il faut reconnaitre la maitrise de l’ouvrage. C’est véritablement la valeur ajoutée du groupe.

Les riffs sont plus marqués et punchy sur Towards Chang’An tout en restant dans les frontières de ce que le groupe maitrise le mieux, je viens de l’expliquer.

On retrouve l’équilibre entre les growls et le chant de Nicoletta sur You Who Dream, le groupe est sans cesse sur le fil du rasoir entre la puissance et le symphonique, ce qui permet de tenir l’auditeur en haleine du début à la fin. C’est sublime pour ce qui est, selon l’auteur de ces quelques lignes, l’un des meilleurs titres de cet album. Gods Don’t Take Calls se conclut sur Last Siren qui reprend, encore une fois, tous les codes du style : mélodie, voix, refrain…Un beau final que le groupe nous offre, la boucle est bouclée.

Avec ce cinquième album, Walk In Darkness se pose en pilier du metal gothico-symphonique. Entre ce positionnement esthétique très particulier, la maitrise des codes du genre, et l’apport de nouveautés, ils délivrent un excellent opus qu’il serait fort dommage de passer aux oubliettes. Nul doute qu’il sera défendu avec force sur scène, ces nouveaux titres sont taillés pour ce format. Il faut se rendre à l’évidence, les transalpins sont de plus en plus présents dans le metal symphonique, et ils le font savoir.


Tracklist de Gods Don’t Take Calls :
01. Nico Rising
02. Across The Oceans
03. No Banners No Glory
04. Chasing The Horizon
05. Freedom
06. Mother
07. Towards Chang’An
08. You Who Dream
09. Last Siren

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