Dix ans ! Ouais dix que ça dure cette histoire là, en tout cas celle de The Funeral Portrait tout du moins, mais comme le groupe ne s’exporte pas ou peu, il tarde à pousser les portes des scènes et des charts européens. Pour notre défense à tous, ils n’ont sorti que deux albums en dix ans, celui-ci étant justement le second. Mais dame ! C’est qui et surtout ils font quoi ?
Comme je l’ai laissé supposé à l’instant, ils viennent des Etats-Unis, et plus particulièrement d’Atlanta et se définissent comme un groupe de hardcore émotionnel, ce que je traduirais plutôt comme un groupe de rock alternatif, légèrement plus musclé. Le groupe est composé de Lee Jennings au chant, Cody Weissinger et Caleb Freihaut aux guitares, Robert Weston à la basse et Homer Umbanhower à la batterie et se revendique comme le représentant des « exclus » en tous genres, des plus marginaux aux plus bizarres et autres différents. Si vous vous retrouvez dans cette liste, faites comme moi, suivez-les et écoutez-les.
L’album commence plein pot avec Suffocate City, ses gros gros riffs de guitares et le premier duo avec Spencer Charmas d’Ice Nine Kills le groupe de metalcore américain. Si sur le papier la proposition est alléchante, on ne retrouve pas cet esprit metalcore, même si ce titre envoie bien sur rock bien bourrin, mais assez maintsream avec son refrain presque téléphoné.
Dès Blood Mother, le sentiment d’avoir un groupe influencé par Muse prend tout son sens tant ce titre imite presque ces derniers, ça fleurerait presque le plagiat. On retrouve cette influence musicale sur Dopamine ou encore Chernobyl, encore que sur ce dernier titre le refrain est assez percutant et le son bien puissant. Muse n’est pourtant pas la seule influence qu’on retrouve sur cet opus, l’effet Nickelback sur Holy Water avec une sonorité très rock moderne dotés de riffs accrocheurs et surtout des chœurs super bien trouvés. Le groupe enchaine avec le premier duo de cette galette avec Dark Thoughts chanté avec Danny Worsnop, plutôt rythmé, bien ficelé et agréable, voilà que dire de plus…
Les duo s’enchainent avec You’re So Ugly When You Cry cette fois-ci avec Bert McCracken, chanteur de The Used, groupe d’emo-hardcore, là aussi groupe totalement inconnu de l’auteur de ces lignes, mais qui va se soigner c’est promis vu que ce duo est plutôt réussi, l’alternance lyrique est parfaitement équilibrée. Et comme j’en suis à parler des duo et que The Funeral Portrait n’en est pas avare, je saute tout de suite jusqu’à Voodoo Doll et encore un duo cette fois-ci avec Eva Under Fire, groupe de rock américain, ce qui me fait penser qu’avec The Funeral Portrait on voyage du côté de ces groupes plutôt appréciables mais assez peu connu de nos contrées. Là aussi, l’apport vocal d’Eva Marie apporte un plus à cette chanson qui reste dans un rock très maintsream, mais néanmoins plutôt cool.
The Funeral Portrait s’essaie aussi à la ballade, passage presque obligé sur Hearse For Two, légèrement bourrine mais assez dans la retenue. Un exercice qui aurait pu être casse gueule mais que le groupe relève avec brio. Le genre de ballade moderne efficace et très plaisante. La seconde, car oui messieurs dames, quand on aime on ne compte pas, Stay Weird qui après une intro au piano, nous plonge dans une ballade moderne et assez punchy, pas le genre de truc à danser un slow dessus, bien énergique. Ouais je sais une « ballade énergique » il a vrillé le mec, mais je le reconnais ça peut m’arriver. Il suffit d’écouter ce titre vous comprendrez.
Et c’est là que je me suis surpris a réécouter cet album un paquet de fois, tout simplement parce que c’est novateur, sympa et parfaitement mixé. Si certains titres plus mainstream nous ramènent comme je le disais vers du Muse, il faut reconnaitre qu’on parle du Muse des premières années, la meilleure partie. Alors cette comparaison ils peuvent en être fiers !
Tracklist de Greeting From Suffocate City :
01. Suffocate City (feat. Spencer Chamas) 02. Blood Mother 03. Doom And Gloom 04. Holy Water 05. Dark Thoughts (feat. Danny Worsnop) 06. You’re So Ugly When You Cry (feat. Bert McCracken) 07. Chernobyl 08. Dopamine 09. Voodoo Doll (feat. Eva Under Fire) 10. Happier Than Two 11. Alien 12. Generation Psycho 13. Stay Weird 14. Hearse For Two