Née de la fusion entre la puissance du metal et les nuances immersives de l’ambiant, Septaria, jeune formation originaire de Pertuis dans le Vaucluse, développe un style post-metal qui capture avec émotion la dualité de l’expérience humaine. À travers l’alternance de passages agressifs et mélodieux, le groupe retrace le chemin intérieur cathartique menant de la souffrance à la paix et oppose les énergies brutes du corps aux élaborations subtiles de l’esprit.
Suivant les dires de Hugo Thevenot (Guitare / Chant), Baptiste Trébuchon (Basse / Saxophone), Hugo Leydet (Batterie / Harpe), Maxime Ayasse (Guitare / Chant), cet album qui fait plus d’une heure explore les profondeurs de l’âme humaine et les mystères insondables du cerveau en tissant un lien subtil entre l’infini de notre psyché et l’infini de l’univers. En fait ces quatre audacieux musiciens de tout juste une vingtaine d’années abordent des questions fondamentales et existentielles avec sincérité, c’est une invitation à regarder au-dessus de soi, non pour fuir, mais pour y voir le reflet de notre condition et y puiser la force nécessaire pour affronter notre propre réalité. Au premier abord quand on lit ça on peut en déduire que ces jeunots ne doutent de rien et qu’ils s’engagent avec leur démarche sur un terrain casse-gueule, mais dès la première écoute de A*, on comprend vite qu’ils ont beaucoup de talent et qu’ils maitrisent leurs instruments tel des vétérans. Puis au fil des écoutes on ne peut nier le travail de composition effectué, certaines parties de guitares de Maxime et Hugo sont incroyable, avec un jeu en tapping fréquents, des riffs et des ponts innovants. Les trois premiers titre Moment Présent, Centaure, Psyché montrent le chemin...
Au fur et à mesure que vous découvrez cet album vous allez être surpris par le talent de Septaria déjà sur la qualité des instrumentaux Abyss, Perséphone (tout en tapping), Psithurism. Surpris aussi par l’originalité des compos comme Sagittarius, qui mélange voix parlée, chant clair et growlé sur des parties musicales qui allient mélodie et complexité, celle de Being la plus longue pièce de A*, de Sky’s Words qui est aussi un long titre plein de rebondissement. A noter aussi Nocturne qui par sa structure fait référence à Gogira, puis Embers...
En fait rien est à jeter dans tout est bon, à vous de faire votre choix ! Malgré leurs jeunes âges les quatre vauclusiens font preuve d’une grande maturité et pour ce premier album ils mettent la barre très haute.