Artiste/Groupe:

Secret Sphere

CD:

Lifeblood

Date de sortie:

Mars 2021

Label:

Frontiers Records

Style:

Power Metal Mélodique

Chroniqueur:

christian

Note:

13/20

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Alors panne d’inspiration prolongée (voir ici) ou renouveau créatif ?

Secret Sphere signe en effet ici son neuvième album studio après un coup de marketing (la réédition de A Time Never Come), un détour par la scène évoqué ci-dessus et un album prometteur  : les revoilà donc au pied du mur...

Pourquoi se reposer cette question alors que leur dernier album les avait remis sur les bons rails (The Nature Of Time de 2017) ?

Eh bien tout simplement parce qu’ils renouent ici avec leur passé puisque Roberto Messina est de retour : le front-man, qui avait délaissé sa troupe depuis 2012, affirme qu’il avait besoin de ce retour au bercail mais était-ce aussi vital pour ses partenaires ?

J’ai estimé que le souffle nouveau constaté sur le dernier album reposait principalement sur les qualités de vocaliste de Michele Luppi alors après son remplacement, avais je des raisons de m’inquiéter ?

Au delà de la naïveté du clip, le message qui transparait c’est que Messina était attendu et qu’il jubile de revenir à moins que je n’affabule à tort !

Sur le plan musical, Lifeblood n’échappe pas au standard "Secretsphérien" autrement dit : des mélodies alléchantes, une bonne base rythmique (bien que trop appuyée par une double-pédale omniprésente...), des nappes de claviers subtiles, des chœurs dynamiques valorisés par la présence d’une indéniable voix : Messina n’a rien perdu de sa superbe (il faut écouter la ballade Skywards pour en être convaincu !)... Ce qui fait le charme d’un des combos les plus connus de la péninsule est donc préservé : le morceau éponyme ne dépareille pas dans leur discographie, le bon refrain d’Alive se retient facilement, la performance du guitariste (et pilier Aldo Lonobile) sur le mid-tempo de huit minutes The Lie We Love laisse pantois mais pour moi, il manque un souffle à cet album : ça ronronne, plutôt agréablement (il ne faut pas manquer Le morceau The Violent Ones et son refrain ravageur) mais trop souvent Secret Sphere se contente de "faire le boulot" sans se préoccuper du détail qui ancre une œuvre dans la postérité : l’intro épique était dispensable, il y a trop de pistes ultra rapides à la limite de la caricature ponctuées par une batterie parfois assourdissante et leur format carré laisse trop peu de latitude aux musiciens ce qui, pour du prog (?) passe malheureusement pour une faute de goût !

The Nature Of Time m’avait fait rêver à une évolution plus favorable : dommage...

 

Tracklist de Lifeblood :

01. Shaping Reality
02. Lifeblood
03. The End Of An Ego
04. Life Survivors
05. Alive
06. Against All The Odds
07. Thank You
08. The Violent Ones
09. Solitary Flight
10. Skywards
11. The Lie We Love

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