Alors panne d’inspiration prolongée (voir ici) ou renouveau créatif ?
Secret Sphere signe en effet ici son neuvième album studio après un coup
de marketing (la réédition de A Time Never Come), un
détour par la scène évoqué ci-dessus et un album prometteur : les
revoilà donc au pied du mur...
Pourquoi se reposer cette question alors que leur dernier album les avait remis sur les bons rails
(The Nature Of Time de 2017) ?
Eh bien tout simplement parce qu’ils renouent ici avec leur passé puisque Roberto
Messina est de retour : le front-man, qui avait délaissé sa troupe depuis 2012,
affirme qu’il avait besoin de ce retour au bercail mais était-ce aussi vital pour ses
partenaires ?
J’ai estimé que le souffle nouveau constaté sur le dernier album reposait
principalement sur les qualités de vocaliste de Michele Luppi alors après
son remplacement, avais je des raisons de m’inquiéter ?
Au delà de la naïveté du clip, le message qui transparait c’est que
Messina était attendu et qu’il jubile de revenir à moins que je
n’affabule à tort !
Sur le plan musical, Lifeblood n’échappe pas au standard "Secretsphérien"
autrement dit : des mélodies alléchantes, une bonne base rythmique (bien que trop
appuyée par une double-pédale omniprésente...), des nappes de claviers subtiles,
des chœurs dynamiques valorisés par la présence d’une indéniable voix :
Messina n’a rien perdu de sa superbe (il faut écouter la ballade
Skywards pour en être convaincu !)... Ce qui fait le charme d’un des combos les
plus connus de la péninsule est donc préservé : le morceau éponyme ne
dépareille pas dans leur discographie, le bon refrain d’Alive se retient
facilement, la performance du guitariste (et pilier Aldo Lonobile) sur le mid-tempo de
huit minutes The Lie We Love laisse pantois mais pour moi, il manque un souffle à cet
album : ça ronronne, plutôt agréablement (il ne faut pas manquer Le morceau The
Violent Ones et son refrainravageur) mais trop souvent Secret
Sphere se contente de "faire le boulot" sans se préoccuper du détail qui ancre
une œuvre dans la postérité : l’intro épique était dispensable,
il y a trop de pistes ultra rapides à la limite de la caricature ponctuées par une
batterie parfois assourdissante et leur format carré laisse trop peu de latitude aux musiciens ce
qui, pour du prog (?) passe malheureusement pour une faute de goût !
The Nature Of Time m’avait fait rêver à une évolution plus favorable
: dommage...
Tracklist de Lifeblood :
01. Shaping Reality 02. Lifeblood 03. The End Of An
Ego 04. Life Survivors 05. Alive 06. Against All The
Odds 07. Thank You 08. The Violent Ones 09. Solitary
Flight 10. Skywards 11. The Lie We Love