Groupe référentiel de la scène tech death américaine, Revocation nous revient avec son neuvième album, trois ans après un Netherheaven bien reçu. Je confesse ne pas être un expert de ce groupe naviguant avec bonheur entre thrash et death, c’est extrême, incisif, puissant et truffé de plans techniques. Un rapide point d’effectif : David Davidson reste plus que jamais le boss, assurant gratte et chant (musclé). Harry Lannon batteur live depuis 2023 a été titularisé et Alex Weber est le nouveau bassiste du combo. Dans un registre différent, Revocation me fait penser à un autre grand nom du tech death à savoirObscuraet son ténébreux leader Steffen Kummerer et son effectif fluctuant d’un disque à l’autre. Pointure du genre, groupe hautement respecté, Revocation est un sacré groupe dont la discographie reste épatante, digne des meilleurs groupes de death.
Le problème de Revocation semble de tourner en rond artistiquement. Cela reste sacrément efficace mais voilà David Davidson ne surprend plus et même certains commencent à sous-entendre que le groupe régresserait presque… L’estimé Ignatius le relevait lors de sa chronique de Netherheaven. Non sans exprimer son admiration pour ce groupe, il pointait du doigt qu’il manquait un petit quelque chose et il semblerait que ce disque ne permette pas de remonter le niveau, encore moins de remettre les pendules à l’heure. Revocation sera en tournée début 2026 avec un plateau juste dingue (Sylosis, Distant). Le groupe sera attendu au tournant sous peine de « déclassement » dans un style élitiste, impitoyable. Reste un bon disque, sans surprise d’un groupe dont on attendra toujours plus vu les glorieux antécédents qui malheureusement commencent à dater.