Il n’est pas si fréquent que nous chroniquions un album des Queens of The Stone Age sur ce site. Et pourtant ce groupe, que j’apprécie au plus haut point, a récemment tourné (je les ai vu au Paléo Festival de Nyon cet été) et vient de sortir un court EP sobrement intitulé Alive In the Catacombs. Enregistré dans les catacombes de Paris à l’été 2024, il permet au groupe de revisiter en acoustique cinq de ses titres; six en réalité, puisque le titre d’ouverture est un combo de deux anciens morceaux. Cet EP sert également le support au film de de concert particulier.
Un cadre spécial qui donne un relief très intimiste aux titres joués. Josh Homme y brille, même si il était sérieusement malade à cette époque ; marqué physiquement (il est très fit sur la vidéo), mais peut-être l’air moins fatigué que sur sa tournée de l’été passé, il semble maître de son image et content d’être là, de pouvoir faire le job. Cet été il le disait sur scène, « it’s good to be here, to be alive »; pour un homme qui a dû arrêter, pour raison médicales, la tournée mondiale de son groupe, cela raisonne comme un aveu, une confession. Et le voir ainsi, dominer de sa présence les membres de QoTSA, cela (me) fait plaisir.
A la fois sobre et révélateur, ce EP montre que si les titres sont intéressants joués de façon rock stoner, ils le sont également quand présentés avec leur ADN comme simple habillage. Qu’elles soient mexicaine, classique, sombre et mélancolique, electro progressive, ou alors entrainante, les atmosphères qui teintent le rock des titres de Alive in the Catacombs ont un fil rouge : l’urgence pour leur leader de dire qu’il est encore là, « alive ». Intimiste et révélateur de ce qu’a traversé QoTSA ces dernières années.