Artiste/Groupe:

Pinkshift

CD:

Earthkeeper

Date de sortie:

Aout 2025

Label:

Hopeless Records

Style:

Punk Rock Metalcore

Chroniqueur:

KABET

Note:

15/20

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Second album pour les Américains de Pinkshift après Love Me Forever dont j’avouerai humblement à nos estimés lecteurs être passé complètement à côté à l’époque, et je ne parlerai pas des EP au nombre de trois entre 2021 et 2024 qui sont, là aussi, une totale inconnue pour moi. C’est donc avec une oreille toute neuve que je découvre ce trio de Baltimore dans le Maryland à l’est des Etats-Unis composé d’Ashrita Kumar au chant, Myron Houngbedji à la batterie et Paul Vallejo à la guitare. C’est donc dans les méandres de Nirvana et autres No Doubt que ce trio puise son inspiration, et c’est peu de le dire tant les similitudes sont prégnantes. Mais pas que, puisqu’ils trouvent, fort heureusement leur propre identité dont ce second album Earthkeeper en est un beau témoignage.

Il ne faut pas attendre longtemps et dès Anita Ride c’est un mur du son provoqué par des guitares saturées que propose Pinkshift pour nous chatouiller nos oreilles. Le chant fait presque habité et fonctionne du tonnerre avec le reste.

Le groupe trouve peu à peu ses marques sur Evil Eye avec un son plus metalcore et punk pour un truc vachement bien torché pour enchainer sur un Don’t Fight qu’on pourrait résumer par : du vénère, du vénère et encore du vénère (même si c’est alterné avec du plus doux) !

Le groupe se calme légèrement sur Patience et Spiritseeker, même si l’exercice de style plus popisant est remporté haut la main, le groupe nous fout dans la tronche toute l’étendue de sa palette musicale. On retrouve ce savant mélange de rock assez mainstream avec des passages plus punks et relevés sur Blood ou Pinkshift et parvient à nous distiller un peu de Tabasco sur ses morceaux. C’est sacrément bien foutu quand c’est le cas. Le changement de rythme pour donner cette touche punk en seconde partie est pour le coup bien envoyé. Avec Freefall, Pinkshift part dans un univers punk rock teenagers nineties, le genre de truc qui me fait marrer quand je l’écris car les teenagers des nineties ont juste la quarantaine bien tassée maintenant. Il n’empêche que ça renvoie à certains souvenirs, telle une madeleine de Proust. Le groupe baisse de régime sur Suspended et Reflection avec deux titres très gentillets (aie, aie, aie), mais bien loin des attendus du début de l’album. La suite de l’album va pencher vers du punk rock bourrin et limite maintstream sur Vacant, mais c’est assez agréable pour nous emporter dans leur univers qui n’est pas sans rappeler Green Day par moment.

Si Earthkeeper peut paraitre inégal, ou tout du moins assez hétérogène, il est assez aisé d’y trouver de bonnes trouvailles. C’est jeune, il faut le reconnaitre, mais plein d’espoir et leur musique ne demande qu’à grandir pour nous offrir encore de bons moments de punk rock.


Tracklist de Earthkeeper :
01. Love It Here
02. Anita Ride
03. Evil Eye
04. Don’t Fight
05. Patience
06. Spritseeker
07. Blood
08. Freefall
09. Suspended
10. Reflection
11. Vacant
12. Something More

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