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M A R T Y F R I E D M A N
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C H R O N I Q U EDepuis son départ de Megadeth et son dernier album solo "Music for speeding" sorti en 2002 uniquement en import, le public français n'avait plus guère de nouvelles du guitar-hero Marty Friedman. Le revoilà donc avec son nouvel album solo uniquement instrumental "Loudspeaker", déjà sorti au pays du soleil levant dont la sortie est prévue à la fin de l'été dans nos contrées européennes. La liste des invités prestigieux sur ce nouvel album est impressionnante : John Petrucci, Billy Sheehan, Jens Johansson... et même Steve Vai ! "Loudspeaker" démarre sur un instrumental aux rythmiques speed très heavy "Elixir", parfois trash. Au niveau rythmiques bien bourrines, on se croirait revenu aux débuts de Megadeth. Sinon, au niveau guitare solo, bien que le thème soit un peu simpliste, comme d'ailleurs de nombreux thèmes sur cet album, ça sonne grave ! Marty déboule les notes à grandant vitesse restant dans un style très métal. "Street Demon" reste dans ce même genre : un thème basique qui ne casse pas 3 pattes à un canard et qui sert de motif à un enchainement de rythmiques très heavy déjantées. "Black Orchid" démarre carrément par des grosses guitares punk puis le morceau, toujours sur un thème très moyen, se complexifie notamment sur la partie solo exécutée par John Petrucci. Les 2 gratteux nous offrent même un court guitar-combat. Le niveau monte alors d'un cran sur "Paradise Express" au thème plus groovy sur lequel la basse de Billy Sheehan sonne de folie, un morceau globalement plus accrocheur que les précédents et sur lequel Marty affirme son feeling mélodique comme il savait le faire sur ses albums solos des années 90. On ne pourra s'empêcher de sourire sur "Sekai Ni Hotitsu Dake No Hana" au thème digne d'un manga et ressemblant étrangement au "All the clown" d'Edguy. Pourtant basé sur un thême plutôt ridicule, ce morceau écrit pour le public japonais a un côté sympathique et Marty sait balancer les solos là où il le faut. Un des meilleurs morceaux de "Loudspeaker" est sans aucune hésitation "Glycerine Flesh" qui séduira les fans de Marty nostalgiques de sa période mélodique ou ceux de Vinnie Moore. Un morceau vraiment superbe, joué avec un feeling à donner la chair de poule, à écouter en boucle tellement la mélodie est imparable. A noter l'excellente participation de Jens Johansson aux claviers. "Stigmata Addiction" réaffirme un côté très heavy et parfois progressif avec une première partie uniquement orientée sur des rythmiques énormes et une deuxième basée sur de superbes solos. "Viper" nous remémore un style MacAlpine/Vinnie Moore des années 80, un morceau bien entêtant sur lequel Steve Vai tape le boeuf avec Marty. Une déferlante de notes ! "Coloreas mi vida" est absolument superbe, une ballade instrumentale digne de la période Jason Becker, un tel feeling est inqualifiable et donne la chair de poule. "Devil Take Tomorrow" enchaine dans ce même style de ballade instrumentale au toucher guitaristique de folie, digne du meilleur des ballades des guitar-heroes des années 80. L'album se conclue sur un morceau punk plutôt commercial chanté en Japonais ! Décidemment, on se croirait vraiment dans un manga ! Pour résumer, ce "Loudspeaker" est plutôt dur à digérer et nécessite plusieurs écoutes. Mais il présente les nouvelles orientations musicales de Marty Friedman, à la fois très heavy, très japonaises sur les thèmes manquant parfois franchement de magie et pourtant très mélodiques. Sur quelques morceaux, on reconnait le Marty de Megadeth et sur d'autres l'époque mélodique avec Jason Becker. Mais la nouveauté est surtout ce côté manga qui surprend. | ||||||||||||||