Formé en Ile de France en 2019 Lying Dawn est un groupe de metal alternatif, mais je m’insurge déjà rien que sur cette case qu’on colle au groupe tant leur musique part dans tous les sens (et les bons), mais je vais y revenir. Le combo est composé des membres fondateurs Will Maggot à la guitare et Pilou Courtieu au chant, et a évolué au fil des ans pour voir en ses rangs Felix Moal à la basse et Vadim Hoch à la batterie qui ont rejoint le groupe en 2024. Un souffle nouveau donc pour un album qui, bien loin de cette étiquette metal alternatif, va puiser sa force dans le heavy, le hard, le grunge et même parfois le folk !
Cet album fut précédé du single Does He Remember dans un style rock alternatif aux reflues grunge presque à la Pearl Jam avec cette ambiance vocale légèrement planante. Le thème abordé est difficile puisqu’il traite de la violence et du possible pardon. Un premier single plutôt réussi, mais si je ne m’emballe pas comme je sais très bien le faire par ailleurs, c’est que cette galette regorge de bien d’autres pépites bien succulentes.
Il suffit de se pencher sur Code Zero pour découvrir un son heavy et lourd, bien metal pour le coup. Le chant de Pilou est accompagné d’une frappe tout aussi tabassante et des riffs qui ne sont pas en reste, jusqu’à la seconde partie de ce titre encore plus puissante et jouissive. En résumé un titre d’ouverture qui en a dans le calbar !
On va retrouver par moment ce rock alternatif et grunge plus mainstream avec Weary Man’s Song ou un hard rock plus musclé sur Abused. D’ailleurs sur ce titre les effets de pédales à la guitare font décoller l’ensemble avec forcément l’effet « whoua », sans parler du solo qui déchire tout. Encore un titre à bien se foutre dans les feuilles. Lying Dawn ne se contente pas non plus d’empiler les titres comme ça à la va-comme-je-pousse, ils vont puiser très loin pour nous offrir une palette musicale d’une rare diversité qui se retrouve sur Opium. Le morceau est plus complexe avec plusieurs couches. Pilou chante ses tripes comme si sa vie en dépendait dans une ambiance stoner-rock-grunge. Le solo arrive presque comme un interlude avant une déferlante de tartes plus violentes les unes que les autres pour un final heavy du meilleur effet.
Ça va ? Vous êtes convaincus j’espère, non ? Dans ce cas, je ne peux que vous inviter à vous plonger dans le titre final Through The Window, une sorte de ballade folk guitare acoustique / voix au son épuré et qui permet de souffler un peu.
Un album rempli comme un œuf en somme. Et si certains vont penser que de partir dans plusieurs directions ça manque de cohésion, je vous répondrai juste que vu l’étendue de la palette, enfin quoi, bon sang ! Il est juste top cet album non ?
Tracklist de Nothing Remains The Same : 01. Intro 02. Code Zero 03. Does He Remember ? 04. Weary Man’s Song 05. Abused 06. Opium 07. The Gray Veil 08. Through The Window